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Elle vit en parasite sur la méduse-mère et représente un élément de la première génération sexuée de Cunina. La méduse devient libre, nage dans la mer pendant un temps
assez court et pénètre ensuite dans la cavité gastrique de diverses Trachyméduses, telles
que Geryonia, Liriope, etc. Là elle se reproduit par la voie sexuée et donne naissance
aux éléments de la deuxième génération, se fixant sur la paroi de la cavité gastrique
de l’hôte. Ce sont les larves de cette deuxième génération qui vont se multiplier par
bourgeonnement sur le stolon, qui se forme à leur pôle aboral, et donneront les éléments
de la troisième génération, asexuée cette fois. Parvenues au stade actinuloïde, elles se
fixent et mènent pendant quelque temps la vie parasitaire; elles deviennent ensuite
libres et se transforment en Narcoméduses définitives. Il y aurait ainsi chez des Cunines,
suivant les espèces, alternance soit de 2 générations, dont une asexuée, soit de 3,
parmi lesquelles 2 sont sexuées et 1 asexuée.
BIOLOGIE. ÉCOLOGIE
Les Narcoméduses, peu nombreuses en général, semblent être surtout abondantes
dans la Méditerranée. Elles sont plus rares dans les mers tropicales et sont à peine
représentées dans les mers froides. Le plus souvent elles sont de petite taille, de 3 à
30 mm de diamètre, et n’atteignent celui de 75 mm que chez quelques rares formes.
Certaines parmi elles, comme, par exemple, Solmissus albescens, se rencontrent à la surface, près des côtes, pendant toute l’année; les autres vivent, de préférence, dans la
haute mer et s’approchent des rivages, amenées par des courants, pendant la saison
froide. Leur maturité sexuée dure du mois d’octobre jusqu’en mai. En avril il n’est pas
rare de capturer les Trachyméduses Geryonia, Liriope, Rhopalonema et Aglaura, porteuses de stades larvaires parasites de diverses espèces des Cunanthides.
CLASSIFICATION
La systématique des Narcoméduses, jadis fortement embrouillée à cause de la description de nombreuses formes jeunes sous des noms soit génériques, soit spécifiques
distincts, a été mise au point actuellement, d’une manière satisfaisante, pour celles qui
ont le développement direct. Par contre, elle reste encore assez confuse pour des Narcoméduses présentant dans leur cycle évolutif des stades parasites, qui doivent être
révisées.
Pour la discrimination des familles, des genres et des espèces des Narcoméduses on
se base sur la forme de l’estomac, qui peut être soit simple, soit pourvu de poches
périphériques, ces dernières étant tantôt radiaires et entières, tantôt perradiaires et
bilobées; sur la présence des otoporpes, le nombre de tentacules, sur la présence ou
l’absence du canal circulaire marginal et des peronii, et, enfin, sur l’existence des saccules,
dans lesquelles sont logées les gonades. En tenant compte de ces caractères, on divise
les Narcoméduses en 4 familles.
Famille des Solmaridae (Haeckel). Chez des représentants de cette famille les
ombrelles sont aplaties, lenticulaires, les lobes ombrellaires sont soit carrés, soit 2 fois
plus hauts que larges. L’estomac est simple, avec pourtour circulaire, sans poches
stomacales périphériques. Les tentacules marginaux, en nombre variable, alternent
avec les lobes marginaux; leurs racines sont implantées généralement sur la paroi de
1 estomac et, en conséquence, les tentacules sont dressés verticalement au-dessus de
1 ombrelle. Le canal marginal est soit bien développé, soit rudimentaire, ou même
Elle vit en parasite sur la méduse-mère et représente un élément de la première génération sexuée de Cunina. La méduse devient libre, nage dans la mer pendant un temps
assez court et pénètre ensuite dans la cavité gastrique de diverses Trachyméduses, telles
que Geryonia, Liriope, etc. Là elle se reproduit par la voie sexuée et donne naissance
aux éléments de la deuxième génération, se fixant sur la paroi de la cavité gastrique
de l’hôte. Ce sont les larves de cette deuxième génération qui vont se multiplier par
bourgeonnement sur le stolon, qui se forme à leur pôle aboral, et donneront les éléments
de la troisième génération, asexuée cette fois. Parvenues au stade actinuloïde, elles se
fixent et mènent pendant quelque temps la vie parasitaire; elles deviennent ensuite
libres et se transforment en Narcoméduses définitives. Il y aurait ainsi chez des Cunines,
suivant les espèces, alternance soit de 2 générations, dont une asexuée, soit de 3,
parmi lesquelles 2 sont sexuées et 1 asexuée.
BIOLOGIE. ÉCOLOGIE
Les Narcoméduses, peu nombreuses en général, semblent être surtout abondantes
dans la Méditerranée. Elles sont plus rares dans les mers tropicales et sont à peine
représentées dans les mers froides. Le plus souvent elles sont de petite taille, de 3 à
30 mm de diamètre, et n’atteignent celui de 75 mm que chez quelques rares formes.
Certaines parmi elles, comme, par exemple, Solmissus albescens, se rencontrent à la surface, près des côtes, pendant toute l’année; les autres vivent, de préférence, dans la
haute mer et s’approchent des rivages, amenées par des courants, pendant la saison
froide. Leur maturité sexuée dure du mois d’octobre jusqu’en mai. En avril il n’est pas
rare de capturer les Trachyméduses Geryonia, Liriope, Rhopalonema et Aglaura, porteuses de stades larvaires parasites de diverses espèces des Cunanthides.
CLASSIFICATION
La systématique des Narcoméduses, jadis fortement embrouillée à cause de la description de nombreuses formes jeunes sous des noms soit génériques, soit spécifiques
distincts, a été mise au point actuellement, d’une manière satisfaisante, pour celles qui
ont le développement direct. Par contre, elle reste encore assez confuse pour des Narcoméduses présentant dans leur cycle évolutif des stades parasites, qui doivent être
révisées.
Pour la discrimination des familles, des genres et des espèces des Narcoméduses on
se base sur la forme de l’estomac, qui peut être soit simple, soit pourvu de poches
périphériques, ces dernières étant tantôt radiaires et entières, tantôt perradiaires et
bilobées; sur la présence des otoporpes, le nombre de tentacules, sur la présence ou
l’absence du canal circulaire marginal et des peronii, et, enfin, sur l’existence des saccules,
dans lesquelles sont logées les gonades. En tenant compte de ces caractères, on divise
les Narcoméduses en 4 familles.
Famille des Solmaridae (Haeckel). Chez des représentants de cette famille les
ombrelles sont aplaties, lenticulaires, les lobes ombrellaires sont soit carrés, soit 2 fois
plus hauts que larges. L’estomac est simple, avec pourtour circulaire, sans poches
stomacales périphériques. Les tentacules marginaux, en nombre variable, alternent
avec les lobes marginaux; leurs racines sont implantées généralement sur la paroi de
1 estomac et, en conséquence, les tentacules sont dressés verticalement au-dessus de
1 ombrelle. Le canal marginal est soit bien développé, soit rudimentaire, ou même
