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actinuloïde, pourvu de 4 tentacules, disposés en croix. La Narcoméduse Solmundella,
qui n’a que 2 tentacules à l’état adulte (Pl. 72, fig. 6), fait exception à cette règle, car
sa planule évolue en un organisme avec 2 tentacules seulement (Pl. 72, fig. 7). Quoiqu’il en soit, le trait caractéristique du développement des Narcoméduses est la formation de la région buccale des larves dans l’axe transversal et non longitudinal, comme
cela a lieu chez les autres Hydrozoaires. On a voulu homologuer les larves des Narcoméduses, ainsi formées, avec les actinules des Hydraires Tubulariidae; cette interprétation n’a pu être justifiée toutefois, car les larves des Narcoméduses n’ont que l’aspect
actinuloïde et possèdent déjà les ébauches de divers organes d’une méduse, et non d’un
polype.
Les larves actinuloïdes se transforment ensuite directement en Narcoméduses adultes.
Chez les Narcoméduses de la famille des Cunanthidae existent, dans leur cycle
évolutif, les stades parasites. Le développement de ces Narcoméduses est métagénétique
et présenterait, d’après les divers auteurs, plusieurs modalités, dont certaines paraissent paradoxales et mériteraient d’être réétudiées.
Le cas le plus simple a été observé chez Cunoctantha polygonia auct. Son œuf évolue
en une larve actinuloïde bitentaculée, qui pénètre dans la cavité sous-ombrellaire de
l’Anthoméduse Oceania coccinea (= Turritopsis nutricula) et devient parasite en se
fixant à l’aide de ses tentacules. Bientôt apparaissent chez elle 2 autres tentacules,
son manubrium s’allonge fortement et pénètre dans la bouche de la méduse-hôte, aux
dépens de laquelle la larve se nourrit. Elle formera plus tard, à son pôle aboral, un stolon,
qui bourgeonnera 6-7 nouvelles larves, lesquelles prennent petit à petit l’aspect de
l’organisme maternel et se nourrissent de la même manière que lui. Finalement les
éléments de cette colonie développent leurs ombrelles, quittent leur hôte et deviennent
pélagiques. Il y aurait ainsi chez Cunoctantha polygonia l’intercalation d’une seule
génération asexuée, représentée par une colonie éphémère, dont les éléments ont acquis,
momentanément, les caractères larvaires.
Le cycle évolutif est bien plus compliqué chez les autres formes des Cunanthides.
Sans insister sur le désaccord qui existe entre les divers auteurs relativement à la nature
du stade initial, parthénogénétique pour les uns, fécondé pour les autres, signalons
que l’œuf se divise en 2 cellules; l’une donnera le futur embryon et l’autre évolue en
une cellule amoeboïde géante, appelée le phorocyte, qui remplira le double rôle auprès
de la première : elle lui servira de réservoir alimentaire et de véhicule. Le phorocyte
engloberait la cellule embryonnaire avec ses pseudopodes et la transporterait, au stade
de la morula, à travers les tissus de la méduse, leur mère commune, jusqu’aux canaux
gastro-vasculaires, où l’embryon continuera son développement.
Chez Cunoctantha parasitica (= Cunina parasitica Metschn.), le développement présenterait des faits bien plus surprenants. En effet, ici c’est l’embryon, parvenu au stade
déjà avancé, qui engloberait dans sa cavité gastrale son phorocyte. Ce dernier pratiquerait une fente dans la paroi du corps de l’embryon, par laquelle il ferait passer ses pseudopodes, à l’aide desquels il véhiculerait tout l’ensemble et le transporterait dans un
canal gastro-vasculaire, sur la paroi duquel l’embryon se fixe et vit aux dépens de la
méduse-mère. À ce moment le phorocyte dégénère, l’embryon se couvre de cils, se détache
de la paroi du canal et passe dans la cavité gastrique de la méduse, dans laquelle il va
poursuivre son développement.
Les différents stades de ce dernier ont été suivis chez Cunina vitrea Gegenbaur
( = Cunina proboscidea Metschn.). La larve ciliée se transforme en une petite méduse,
ayant le velum et l’ombrelle réduits, mais avec les organes génitaux bien développés.
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