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chez les Trachyméduses, c’est lui qui assure, par ses contractions, les déplacements,
très lents d’ailleurs, des Narcoméduses.
Cavité gastro-vasculaire — La cavité sous-ombrellaire des Narcoméduses est
vaste, mais peu profonde. Au centre s’ouvre une large bouche, peu saillante, généralement circulaire, plus rarement cruciforme; elle est située à l’extrémité d un manubrium, le plus souvent très court, parfois même nul. Chez quelques Narcoméduses,
toutefois, le manubrium peut être assez long, protractile, et s’allonger au delà de l’ouverture du velum (PI. 73, fig. 3).
Chez les Narcoméduses primitives la cavité stomacale, lenticulaire, reste entière,
et son pourtour est circulaire (PI. 72, fig. 1). Chez les Narcoméduses plus évoluées elle
forme, à la périphérie, des diverticules, appelés les poches stomacales, soit entières, soit
entaillées ou bilobées. En coupe optique, vu par le pôle oral, l’estomac de ces Narcoméduses présente l’aspect d’une roue dentée ou d’une rosace (PI. 72, fig. 6). Les poches
peuvent être perradiaires ou interradiaires, et leur nombre est généralement égal à celui
des tentacules marginaux.
Tentacules. — Les tentacules des Narcoméduses sont pleins, avec des axes endodermiques, constitués par une seule rangée de cellules. Leurs parties basales se prolongent
en racines endodermiques (PI. 73, fig. 5, 9), qui s’amenuisent graduellement et finissent
soit par se perdre dans la mésoglée dans la direction de l’estomac, soit par se fixer sur
la paroi de ce dernier. Dans ce dernier cas les tentacules ne sont pas pendants, mais
se dressent verticalement vers le haut (PL 72, fig. 2, 4, 5). Leur nombre est variable :
2, 4, 8, 16, parfois plus (32, 64) chez quelques formes non méditerranéennes.
Organes des sens. — Les organes sensoriels des Narcoméduses sont représentés par
des statocystes claviformes d’origine endodermique, suspendus au bord des lobes ombrellaires (PI. 73, fig. 10). Ils sont libres et non enclos dans des sacs fermés, comme cela a
lieu chez de nombreuses Trachyméduses. Ils sont souvent munis à leurs bases de prolongements épidermiques urticants, appelés brides statocystiques ou otoporpes (PL 73,
fig. 2, 4, 5). Le nombre de statocystes par lobe est très variable, de 1 à 30, et il est utilisé dans la classification comme caractère spécifique distinctif.
Gonades. — Les gonades, généralement en même nombre que les canaux radiaires,
sont situées, au début de leur formation, sous la partie ventrale de l’estomac; mais
ensuite elles se déplacent sur les parties proximales des canaux radiaires et s’agencent
en un anneau. Chez le genre Pegantha les gonades sont logées dans les excavations ou
saccules ectodermiques du plancher de la sous-ombrelle, et elles sont disposées en un
ou plusieurs anneaux concentriques (PL 73, fig. 1, 2).
Toutes les Narcoméduses ne possèdent pas l’organisation telle qu’elle vient d’être
exposée. Il existe chez elles de nombreuses variations, portant sur le nombre de tentacules et de statocystes, sur la présence ou l’absence des péronies, des otoporpes et surtout sur celles du canal marginal circulaire, qui peut être soit bien développé, soit rudimentaire et parfois même absent.
développement
On connaît 2 modalités dans le développement des Narcoméduses : celle des formes
restant toujours libres au cours de leur cycle évolutif et celle des formes présentant de
stades parasites.
Dans le premier cas le développement est direct, hypogénétique. L’œuf fécondé
évolue en une larve cilée, la planule, laquelle se transforme généralement en un organisme
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