CHAPITRE XXIV
ORDRE DES NARCOMÉDUSES
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Sous le nom de Narcoméduses (du mot grec narké, qui signifie étourdi et par déduction rigide), on désigne les Automéduses Craspédotes, caractérisées par la grande fermeté de leurs ombrelles, due à la présence de nombreuses fibres élastiques, disséminées
dans leur mésoglée. En outre, leur organisation est plus perfectionnée que celles de
toutes les autres Hydroméduses et permet de les reconnaître facilement.
MORPHOLOGIE GENERALE
Ombrelles. — Les ombrelles des Narcoméduses sont le plus souvent aplaties, lenticulaires ou discoïdales ; plus rarement elles sont hémisphériques, en dôme élevé, presque
coniques. Elles paraissent être constituées par 2 étages superposés, séparés par la marge
ombrellaire. Cette dernière s’est avancée en une collerette festonnée ou lobée, les lobes
faisant saillie entre les endroits d’insertion des tentacules. De cette sorte ces derniers,
tout en ayant conservé leur insertion marginale originelle, paraissent être implantés à
une certaine hauteur de l’ombrelle. Par contre, les organes sensoriels sont restés suspendus au bord marginal des lobes ombrellaires (PI. 72, fig. 3). Par suite de cette expansion de l’ombrelle, l’organisation des Narcoméduses a dû subir un certain nombre de
modifications importantes, plus ou moins prononcées, suivant les formes.
Ainsi, le bourrelet urticant périphérique, qui a suivi les contours des lobes ombrellaires, n’est plus circulaire, mais accomplit des anses autour des bases des tentacules
et il est devenu lui-même festonné. Ces parties supplémentaires du bourrelet urticant,
désignées sous le nom de peronii (PI. 72, fig. 8, per), se présentent sous forme de sillons,
dans lesquels la mésoglée est absente, de sorte que l’ectoderme de l’exombrelle se trouve
en contact direct avec celui de la sous-ombrelle. Le canal marginal périphérique, quand
il est présent, n’est pas circulaire non plus; il suit le trajet du bourrelet urticant et
forme également des anses autour des bases tentaculaires. Chaque péronie se trouve
être flanquée de 2 parties parallèles du canal circulaire, appelées les canaux péroniaux
(PI. 72, fig. 8, cp), qui le mettent en communication avec les canaux radiaires. Le collier
nerveux marginal s’est étiré sous chaque péronie en un nerf de manière à conserver le
contact avec le tentacule, situé en retrait.
Velum. — Le velum des Narcoméduses est fortement développé; il est très large,
bien musclé, et montre un orifice central, généralement circulaire et très large. Comme
ORDRE DES NARCOMÉDUSES
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Sous le nom de Narcoméduses (du mot grec narké, qui signifie étourdi et par déduction rigide), on désigne les Automéduses Craspédotes, caractérisées par la grande fermeté de leurs ombrelles, due à la présence de nombreuses fibres élastiques, disséminées
dans leur mésoglée. En outre, leur organisation est plus perfectionnée que celles de
toutes les autres Hydroméduses et permet de les reconnaître facilement.
MORPHOLOGIE GENERALE
Ombrelles. — Les ombrelles des Narcoméduses sont le plus souvent aplaties, lenticulaires ou discoïdales ; plus rarement elles sont hémisphériques, en dôme élevé, presque
coniques. Elles paraissent être constituées par 2 étages superposés, séparés par la marge
ombrellaire. Cette dernière s’est avancée en une collerette festonnée ou lobée, les lobes
faisant saillie entre les endroits d’insertion des tentacules. De cette sorte ces derniers,
tout en ayant conservé leur insertion marginale originelle, paraissent être implantés à
une certaine hauteur de l’ombrelle. Par contre, les organes sensoriels sont restés suspendus au bord marginal des lobes ombrellaires (PI. 72, fig. 3). Par suite de cette expansion de l’ombrelle, l’organisation des Narcoméduses a dû subir un certain nombre de
modifications importantes, plus ou moins prononcées, suivant les formes.
Ainsi, le bourrelet urticant périphérique, qui a suivi les contours des lobes ombrellaires, n’est plus circulaire, mais accomplit des anses autour des bases des tentacules
et il est devenu lui-même festonné. Ces parties supplémentaires du bourrelet urticant,
désignées sous le nom de peronii (PI. 72, fig. 8, per), se présentent sous forme de sillons,
dans lesquels la mésoglée est absente, de sorte que l’ectoderme de l’exombrelle se trouve
en contact direct avec celui de la sous-ombrelle. Le canal marginal périphérique, quand
il est présent, n’est pas circulaire non plus; il suit le trajet du bourrelet urticant et
forme également des anses autour des bases tentaculaires. Chaque péronie se trouve
être flanquée de 2 parties parallèles du canal circulaire, appelées les canaux péroniaux
(PI. 72, fig. 8, cp), qui le mettent en communication avec les canaux radiaires. Le collier
nerveux marginal s’est étiré sous chaque péronie en un nerf de manière à conserver le
contact avec le tentacule, situé en retrait.
Velum. — Le velum des Narcoméduses est fortement développé; il est très large,
bien musclé, et montre un orifice central, généralement circulaire et très large. Comme
