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plus hautes et où sont souvent localisées les cellules sensorielles et ganglionnaires, ces
dernières étant logées sous l’ectodenne. Sous l’ectoderme existe également une couche
de cellules interstitielles avec une musculature longitudinale. La planule nage grâce
au mouvement propulsif de ses cils et elle est animée en même temps d’un mouvement
giratoire à la suite des contractions de ses cellules musculaires. Après un temps de vie
planctonique plus ou moins long, la planule se fixe sur un substratum par son extrémité postérieure, perd ses cils et se transforme en un polype. L’archentéron se creuse
dans l’endoderme et le blastopore se forme au pôle opposé à celui de la fixation; la
métamorphose se termine par la formation des tentacules.
Certaines Anthoméduses, notamment celles de la famille des Tubulariidae, donnent
naissance aux larves planctoniques particulières, désignées sous le nom d’actinules
(PL 63, fig. 3). Elles ont l’apparence d’un polype, possèdent une bouche, entourée
d’une couronne de tentacules rudimentaires et d’une deuxième de tentacules bien
développés au nombre de 4, 6, 8. Au pôle aboral de l’actinule existe l’ébauche d’un
disque adhésif, avec lequel l’actinule, à la fin de sa vie pélagique très courte, se fixe
sur un substratum et se transforme en un polype.
BIOLOGIE
Les Anthoméduses sont communes dans le plancton de surface pendant la saison
froide, d’octobre en mai. Certaines espèces des genres Neoturris, Leuckartiara, de la famille
des Pandeidae, apparaissent, souvent en grande quantité, au cours du mois d’avril.
D’autres formes, telle que Cladonema, ne se rencontrent jamais dans le plancton, car
elles vivent dans les prairies des Posidonies, sur les feuilles desquelles elles peuvent se
fixer par les ventouses de leurs tentacules marginaux (PI. 64, fig. 3).
CLASSIFICATION
Les noms génériques de nombreuses Anthoméduses, comme d’ailleurs ceux de bien
d’autres Polypoméduses, ne correspondent pas, généralement, à ceux des Hydraires
Gymnoblastiques, qui leur ont donné naissance, car elles ont été souvent décrites avant
qu’on eut connu leurs rapports avec ces derniers. D’ailleurs encore actuellement, on
ignore, dans bien des cas, quelle est la Méduse qui provient de tel ou tel Hydraire, et
inversement. En outre, leur synonymie est embrouillée, les divers auteurs ayant décrit
sous des noms, soit génériques, soit spécifiques différents, les stades évolutifs de la
même espèce.
La classification des Anthoméduses est ainsi particulièrement difficile, d’autant plus
que de nombreux caractères se rencontrent, semblables ou presque identiques, chez des
représentants des familles différentes. Russell (1953) a proposé de prendre comme
caractère distinctif fondamental de leurs familles la forme de la bouche, dont les 4 types
ont été décrits plus haut. Dans la classification des Anthoméduses méditerranéennes
on tiendra compte, en plus, de la forme et de l’emplacement des gonades, de la présence
ou de l’absence des ocelles et des formations cordyliformes et de la modalité du groupement des tentacules quand ils ne sont pas insérés isolément.
Dans l’exposé systématique qui suit ne seront donnés que les caractères généraux des
familles avec une simple indication des genres et des espèces, dont les diagnoses seront
précisées dans les tableaux dichotomiques.
En tenant compte des caractères distinctifs indiqués, on peut distinguer parmi les
Anthoméduses 2 séries.
plus hautes et où sont souvent localisées les cellules sensorielles et ganglionnaires, ces
dernières étant logées sous l’ectodenne. Sous l’ectoderme existe également une couche
de cellules interstitielles avec une musculature longitudinale. La planule nage grâce
au mouvement propulsif de ses cils et elle est animée en même temps d’un mouvement
giratoire à la suite des contractions de ses cellules musculaires. Après un temps de vie
planctonique plus ou moins long, la planule se fixe sur un substratum par son extrémité postérieure, perd ses cils et se transforme en un polype. L’archentéron se creuse
dans l’endoderme et le blastopore se forme au pôle opposé à celui de la fixation; la
métamorphose se termine par la formation des tentacules.
Certaines Anthoméduses, notamment celles de la famille des Tubulariidae, donnent
naissance aux larves planctoniques particulières, désignées sous le nom d’actinules
(PL 63, fig. 3). Elles ont l’apparence d’un polype, possèdent une bouche, entourée
d’une couronne de tentacules rudimentaires et d’une deuxième de tentacules bien
développés au nombre de 4, 6, 8. Au pôle aboral de l’actinule existe l’ébauche d’un
disque adhésif, avec lequel l’actinule, à la fin de sa vie pélagique très courte, se fixe
sur un substratum et se transforme en un polype.
BIOLOGIE
Les Anthoméduses sont communes dans le plancton de surface pendant la saison
froide, d’octobre en mai. Certaines espèces des genres Neoturris, Leuckartiara, de la famille
des Pandeidae, apparaissent, souvent en grande quantité, au cours du mois d’avril.
D’autres formes, telle que Cladonema, ne se rencontrent jamais dans le plancton, car
elles vivent dans les prairies des Posidonies, sur les feuilles desquelles elles peuvent se
fixer par les ventouses de leurs tentacules marginaux (PI. 64, fig. 3).
CLASSIFICATION
Les noms génériques de nombreuses Anthoméduses, comme d’ailleurs ceux de bien
d’autres Polypoméduses, ne correspondent pas, généralement, à ceux des Hydraires
Gymnoblastiques, qui leur ont donné naissance, car elles ont été souvent décrites avant
qu’on eut connu leurs rapports avec ces derniers. D’ailleurs encore actuellement, on
ignore, dans bien des cas, quelle est la Méduse qui provient de tel ou tel Hydraire, et
inversement. En outre, leur synonymie est embrouillée, les divers auteurs ayant décrit
sous des noms, soit génériques, soit spécifiques différents, les stades évolutifs de la
même espèce.
La classification des Anthoméduses est ainsi particulièrement difficile, d’autant plus
que de nombreux caractères se rencontrent, semblables ou presque identiques, chez des
représentants des familles différentes. Russell (1953) a proposé de prendre comme
caractère distinctif fondamental de leurs familles la forme de la bouche, dont les 4 types
ont été décrits plus haut. Dans la classification des Anthoméduses méditerranéennes
on tiendra compte, en plus, de la forme et de l’emplacement des gonades, de la présence
ou de l’absence des ocelles et des formations cordyliformes et de la modalité du groupement des tentacules quand ils ne sont pas insérés isolément.
Dans l’exposé systématique qui suit ne seront donnés que les caractères généraux des
familles avec une simple indication des genres et des espèces, dont les diagnoses seront
précisées dans les tableaux dichotomiques.
En tenant compte des caractères distinctifs indiqués, on peut distinguer parmi les
Anthoméduses 2 séries.
