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de tentacules tantôt abortifs, tantôt rudimentaires, situés entre les 2 tentacules normaux voisins. Certains de ces tentacules nains ressemblent aux cordyles des Leptoméduses Laodicéidés primitives, mais ce ne sont pas de vrais cordyles, car leur structure est celle des tentacules.
Organes sensoriels. — De nombreuses Anthomeduses sont totalement dépourvues
d’organes des sens. Chez d’autres existent les organes de la perception de la lumière,
les ocelles, enchâssés généralement dans les bulbes tentaculaires et qui sont, d’après
leur emplacement, abaxiaux ou adaxiaux.
Manubrium et bouche. — Le manubrium des Anthoméduses, de longueur variable,
ne dépasse pas généralement le velum; dans quelques cas, toutefois, il est extensible et
peut pendre à l’extérieur bien au-dessous de l’ombrelle (PL 63, fig. 2, 4, 5). L’estomac
peut être simple, sessile; plus rarement il est pourvu d’un pédoncule, constitué par la
mésoglée (PI. 65, fig. 2).
La forme de la bouche, qui constitue un caractère très important pour la distinction
des familles des Anthoméduses, répond à un des 4 types, qui peuvent être groupés en
2 séries : i. bouche simple, sans lèvres; n. bouche divisée en lèvres. Dans la première
catégorie on distingue : 1) bouche tubulaire simple et lisse (PL 65, fig. 9) ; 2) bouche
tubulaire simple avec tentacules oraux, insérés latéralement au-dessus de l’orifice
buccal (PL 65, fig. 5). Dans la deuxième se présentent également 2 cas : 3) lèvres de la
bouche avec bords lisses ou plissés (PL 65, fig. 9) ; 4) lèvres de la bouche avec des boutons, pédiculés ou non, bourrés de nématocystes et ayant l’aspect de petits tentacules
(PL 65, fig. 3).
Gonades. — Les gonades des Anthoméduses sont situées généralement sur les parois
de l’estomac et ce n’est qu’exceptionnellement qu’elles empiètent sur les parties proximales des canaux radiaires. Elles peuvent soit encercler complètement le manubrium
en formant autour de lui une sorte de manchon cylindrique, soit constituer 4 amas
interradiaires. Dans quelques cas elles peuvent être dédoublées et devenir adradiaires.
Leur aspect est souvent particulier, car leur surface est sillonnée de crêtes, qui peuvent
s’anastomoser en un réseau plus ou moins complet (PL 65, fig. 7).
Reproduction asexuée. — Dans quelques familles des Anthoméduses existe le
bourgeonnement, les nouvelles méduses se formant soit sur les parois du manubrium
(PL 65, fig. 2), soit sur les bulbes tentaculaires (PL 63, fig. 1).
développement
Chez les Anthoméduses, comme chez toutes les Hydroméduses, les sexes sont séparés.
Leurs œufs sont émis généralement dans la mer, où a lieu la fécondation. Toutefois,
chez quelques formes, et notamment chez Corymorpha, les œufs passent la période
embryonnaire fixés sur le manubrium, le futur embryon ne devenant libre qu’au stade
de la larve nageante; chez Eleutheria dichotoma, de la famille des Cladonématides, existe
même une véritable chambre incubatrice. A la fin de la segmentation l’œuf évolue en
une coeloblastule ciliée, laquelle, en passant dans certains cas (Clytia) par le stade de
parenchymule, se transforme en une larve nageuse, la planule; très souvent d’ailleurs
l’éclosion de l’embryon a lieu sous cette dernière forme. La planule (PL 62, fig. 1) est
revêtue extérieurement par l’ectoderme cilié, dans lequel sont insérées les cellules glandulaires et les nématocystes, tandis que la cavité gastrique est recouverte d’endoderme.
On distingue chez la planule 2 pôles : l’antérieur, formé par des cellules ectodermiques
de tentacules tantôt abortifs, tantôt rudimentaires, situés entre les 2 tentacules normaux voisins. Certains de ces tentacules nains ressemblent aux cordyles des Leptoméduses Laodicéidés primitives, mais ce ne sont pas de vrais cordyles, car leur structure est celle des tentacules.
Organes sensoriels. — De nombreuses Anthomeduses sont totalement dépourvues
d’organes des sens. Chez d’autres existent les organes de la perception de la lumière,
les ocelles, enchâssés généralement dans les bulbes tentaculaires et qui sont, d’après
leur emplacement, abaxiaux ou adaxiaux.
Manubrium et bouche. — Le manubrium des Anthoméduses, de longueur variable,
ne dépasse pas généralement le velum; dans quelques cas, toutefois, il est extensible et
peut pendre à l’extérieur bien au-dessous de l’ombrelle (PL 63, fig. 2, 4, 5). L’estomac
peut être simple, sessile; plus rarement il est pourvu d’un pédoncule, constitué par la
mésoglée (PI. 65, fig. 2).
La forme de la bouche, qui constitue un caractère très important pour la distinction
des familles des Anthoméduses, répond à un des 4 types, qui peuvent être groupés en
2 séries : i. bouche simple, sans lèvres; n. bouche divisée en lèvres. Dans la première
catégorie on distingue : 1) bouche tubulaire simple et lisse (PL 65, fig. 9) ; 2) bouche
tubulaire simple avec tentacules oraux, insérés latéralement au-dessus de l’orifice
buccal (PL 65, fig. 5). Dans la deuxième se présentent également 2 cas : 3) lèvres de la
bouche avec bords lisses ou plissés (PL 65, fig. 9) ; 4) lèvres de la bouche avec des boutons, pédiculés ou non, bourrés de nématocystes et ayant l’aspect de petits tentacules
(PL 65, fig. 3).
Gonades. — Les gonades des Anthoméduses sont situées généralement sur les parois
de l’estomac et ce n’est qu’exceptionnellement qu’elles empiètent sur les parties proximales des canaux radiaires. Elles peuvent soit encercler complètement le manubrium
en formant autour de lui une sorte de manchon cylindrique, soit constituer 4 amas
interradiaires. Dans quelques cas elles peuvent être dédoublées et devenir adradiaires.
Leur aspect est souvent particulier, car leur surface est sillonnée de crêtes, qui peuvent
s’anastomoser en un réseau plus ou moins complet (PL 65, fig. 7).
Reproduction asexuée. — Dans quelques familles des Anthoméduses existe le
bourgeonnement, les nouvelles méduses se formant soit sur les parois du manubrium
(PL 65, fig. 2), soit sur les bulbes tentaculaires (PL 63, fig. 1).
développement
Chez les Anthoméduses, comme chez toutes les Hydroméduses, les sexes sont séparés.
Leurs œufs sont émis généralement dans la mer, où a lieu la fécondation. Toutefois,
chez quelques formes, et notamment chez Corymorpha, les œufs passent la période
embryonnaire fixés sur le manubrium, le futur embryon ne devenant libre qu’au stade
de la larve nageante; chez Eleutheria dichotoma, de la famille des Cladonématides, existe
même une véritable chambre incubatrice. A la fin de la segmentation l’œuf évolue en
une coeloblastule ciliée, laquelle, en passant dans certains cas (Clytia) par le stade de
parenchymule, se transforme en une larve nageuse, la planule; très souvent d’ailleurs
l’éclosion de l’embryon a lieu sous cette dernière forme. La planule (PL 62, fig. 1) est
revêtue extérieurement par l’ectoderme cilié, dans lequel sont insérées les cellules glandulaires et les nématocystes, tandis que la cavité gastrique est recouverte d’endoderme.
On distingue chez la planule 2 pôles : l’antérieur, formé par des cellules ectodermiques
