CHAPITRE XIX
ORDRE DES ANTHOMÉDUSES
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Anthoméduses, stades sexués planctoniques des Hydraires Gymnoblastiques,
présentent une très grande variabilité au point de vue de leur morphologie externe.
Leurs caractères distinctifs se rapportent à la forme et à l’emplacement de leurs gonades
et à la conformation de la bouche. Quant aux organes sensoriels elles ne possèdent,
et même pas toutes, que des ocelles.
MORPHOLOGIE GENERALE
Ombrelles. — Les ombrelles des Anthoméduses sont généralement plus hautes que
larges, en forme de dôme plus ou moins élevé (PI. 63, fig. 9), et sont souvent pourvues
d’un processus apical de longueur variable (PL 65, fig. 9). Toutefois la forme de l’ombrelle ne constitue pas un caractère taxonomique sûr, car elle varie souvent chez la
même espèce.
Canaux radiaires. — Ils sont généralement simples, soit étroits, soit dilatés, au
nombre de 4. Certaines Anthoméduses ont les canaux radiaires subdivisés en 2 ou
plusieurs branches (PL 66, fig. 8, 9) ; chez d’autres existent des petits canaux centripètes très courts (PL 65, fig. 6).
Tentacules. — La forme, le nombre et le mode d’insertion des tentacules marginaux chez les Anthoméduses sont extrêmement variés. En ce qui concerne leur forme,
ils peuvent être soit normaux, c’est-à-dire simples et atténués à leur extrémité distale,
soit se terminer par des capitations pédonculées rétractiles (PL 65, fig. 2). Chez certaines Anthoméduses les tentacules sont munis de ventouses de fixation (PL 64, fig. 3).
A l’endroit de leur insertion au bord ombrellaire les tentacules sont généralement
élargis en bulbes tentaculaires, lesquels sont parfois pourvus d’éperons basilaires étroits,
remontant sur l’exombrelle (PL 65, fig. 9). Le plus souvent les tentacules sont implantés
isolément sur le bord ombrellaire, mais ils peuvent être également groupés en faisceaux
(PL 65, fig. 4), soit interradiaires, soit perradiaires. Les Anthoméduses ont généralement
4 tentacules marginaux bien développés; chez quelques espèces il n’y a que 2 tentacules,
ou même un seul, chez d’autres leur nombre est considérable et non fixe.
En plus des tentacules marginaux normaux, bien développés, soit tous semblables,
soit inégaux entre eux, le bord ombrellaire de certaines Anthoméduses peut être pourvu
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ORDRE DES ANTHOMÉDUSES
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Anthoméduses, stades sexués planctoniques des Hydraires Gymnoblastiques,
présentent une très grande variabilité au point de vue de leur morphologie externe.
Leurs caractères distinctifs se rapportent à la forme et à l’emplacement de leurs gonades
et à la conformation de la bouche. Quant aux organes sensoriels elles ne possèdent,
et même pas toutes, que des ocelles.
MORPHOLOGIE GENERALE
Ombrelles. — Les ombrelles des Anthoméduses sont généralement plus hautes que
larges, en forme de dôme plus ou moins élevé (PI. 63, fig. 9), et sont souvent pourvues
d’un processus apical de longueur variable (PL 65, fig. 9). Toutefois la forme de l’ombrelle ne constitue pas un caractère taxonomique sûr, car elle varie souvent chez la
même espèce.
Canaux radiaires. — Ils sont généralement simples, soit étroits, soit dilatés, au
nombre de 4. Certaines Anthoméduses ont les canaux radiaires subdivisés en 2 ou
plusieurs branches (PL 66, fig. 8, 9) ; chez d’autres existent des petits canaux centripètes très courts (PL 65, fig. 6).
Tentacules. — La forme, le nombre et le mode d’insertion des tentacules marginaux chez les Anthoméduses sont extrêmement variés. En ce qui concerne leur forme,
ils peuvent être soit normaux, c’est-à-dire simples et atténués à leur extrémité distale,
soit se terminer par des capitations pédonculées rétractiles (PL 65, fig. 2). Chez certaines Anthoméduses les tentacules sont munis de ventouses de fixation (PL 64, fig. 3).
A l’endroit de leur insertion au bord ombrellaire les tentacules sont généralement
élargis en bulbes tentaculaires, lesquels sont parfois pourvus d’éperons basilaires étroits,
remontant sur l’exombrelle (PL 65, fig. 9). Le plus souvent les tentacules sont implantés
isolément sur le bord ombrellaire, mais ils peuvent être également groupés en faisceaux
(PL 65, fig. 4), soit interradiaires, soit perradiaires. Les Anthoméduses ont généralement
4 tentacules marginaux bien développés; chez quelques espèces il n’y a que 2 tentacules,
ou même un seul, chez d’autres leur nombre est considérable et non fixe.
En plus des tentacules marginaux normaux, bien développés, soit tous semblables,
soit inégaux entre eux, le bord ombrellaire de certaines Anthoméduses peut être pourvu
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