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Par leur conformation toutes les Hydroméduses, aussi bien les Polypoméduses que les
Automéduses, dérivent des polypes qui se sont modifiés en s adaptant à la vie pélagique.
On peut les déduire facilement de ces derniers en s imaginant que la face aborale du
polype a pris la forme d’un hémisphère plus ou moins élevé, tandis que le disque oral,
par contre, s’est invaginé de manière à devenir régulièrement concave, et que la bouche
s’est allongée en un manubrium, saillant du centre de la cavité du corps (PI. 62, fig. 3).
La méduse peut se présenter ainsi sous l’aspect soit d’une cloche (PI. 68, fig. 3), dont
le manubrium serait le battant, soit d’une ombrelle ouverte (PI. 70, fig. 4), dont le
manche, plus ou moins long, serait représenté également par le manubrium.
Dans l’exposé qui suit seront résumés les caractères généraux des Hydroméduses à
l’exception de ceux, très particuliers, propres aux représentants de l’ordre des Narcoméduses; ces derniers seront précisés dans le chapitre consacré à ces Automéduses.
Ombrelle. — La partie convexe de la méduse, résultant du développement plus ou
moins considérable de la mésoglée, est désignée sous le nom d’ombrelle (PL 62, fig. 4).
Sa surface externe convexe est appelée l’exombrelle (exc), tandis que la partie intérieure,
concave à la suite de l’invagination du disque oral, porte le nom de sous-ombrelle
(sso). L’exombrelle et la sous-ombrelle se continuent l’une avec l’autre au niveau du
bord ombrellaire (bom), le long duquel sont insérés généralement les tentacules marginaux et les organes sensoriels.
Velum. — L’ouverture de la cavité sous-ombrellaire (cso) chez toutes les Méduses
Craspédotes est rétrécie par une formation particulière en forme d’un diaphragme,
tendu horizontalement, appelée le velum (vel). Ce dernier s’insère par son bord externe
au bord de l’ombrelle et il est percé au centre d’un orifice circulaire, plus ou moins
large (orv), faisant communiquer la cavité sous-ombrellaire (cso) avec l’extérieur. Le
velum est formé par 2 lames ectodermiques appliquées l’une contre l’autre et séparées
par une mince couche de mésoglée.
Système gastrovasculaire. — La cavité sous-ombrellaire de la méduse, comparée
à la cavité primitive du polype, apparaît comme ayant subi des modifications importantes (PI. 62, fig. 2, 3, 4, cso, cg). Par suite, d’un côté, du grand développement de la
mésoglée qui la comprime, et de l’autre à cause du refoulement consécutif à l’invagination de la sous-ombrelle, cette dernière se trouve réduite à un système gastro-vasculaire composé de cavités et d’un certain nombre de canaux, disposés de la manière
suivante : la bouche donne accès à l’œsophage, contenu dans le manubrium, qui débouche
dans l’estomac, occupant la place centrale dans la partie basale du manubrium.
De l’estomac partent vers le bord ombrellaire les canaux radiaires (cnr), qui débouchent dans le canal périphérique continu, circulaire chez la plupart des Hydroméduses,
situé dans le bord ombrellaire (cnc). De ce dernier peuvent se détacher les fins canaux,
dits tentaculaires, qui pénètrent dans les tentacules marginaux quand ils sont creux,
et se terminent en cul-de-sac. Le nombre des canaux radiaires, qui peuvent être simples
ou ramifiés, est très variable : 4, le cas le plus commun, ou un très grand nombre. Chez
de nombreuses Hydroméduses existent les canaux centripètes plus ou moins longs,
simples diverticules du canal circulaire, se terminant en cul-de-sac (PI. 70, fig. 3).
L’emplacement des canaux radiaires dans l’ombrelle est utilisé pour la détermination de la symétrie rayonnée des Hydroméduses (PL 62, fig. 5). Les 4 premiers canaux
sont appelés perradiaires (P) et divisent l’ombrelle en 4 quartiers. Les 4 canaux suivants,
situés dans le plan bissecteur des premiers, sont dits interradiaires (I) et séparent l’ombrelle en 8 parties (octants). Les canaux suivants, disposés de la même manière, c’est-à-
Par leur conformation toutes les Hydroméduses, aussi bien les Polypoméduses que les
Automéduses, dérivent des polypes qui se sont modifiés en s adaptant à la vie pélagique.
On peut les déduire facilement de ces derniers en s imaginant que la face aborale du
polype a pris la forme d’un hémisphère plus ou moins élevé, tandis que le disque oral,
par contre, s’est invaginé de manière à devenir régulièrement concave, et que la bouche
s’est allongée en un manubrium, saillant du centre de la cavité du corps (PI. 62, fig. 3).
La méduse peut se présenter ainsi sous l’aspect soit d’une cloche (PI. 68, fig. 3), dont
le manubrium serait le battant, soit d’une ombrelle ouverte (PI. 70, fig. 4), dont le
manche, plus ou moins long, serait représenté également par le manubrium.
Dans l’exposé qui suit seront résumés les caractères généraux des Hydroméduses à
l’exception de ceux, très particuliers, propres aux représentants de l’ordre des Narcoméduses; ces derniers seront précisés dans le chapitre consacré à ces Automéduses.
Ombrelle. — La partie convexe de la méduse, résultant du développement plus ou
moins considérable de la mésoglée, est désignée sous le nom d’ombrelle (PL 62, fig. 4).
Sa surface externe convexe est appelée l’exombrelle (exc), tandis que la partie intérieure,
concave à la suite de l’invagination du disque oral, porte le nom de sous-ombrelle
(sso). L’exombrelle et la sous-ombrelle se continuent l’une avec l’autre au niveau du
bord ombrellaire (bom), le long duquel sont insérés généralement les tentacules marginaux et les organes sensoriels.
Velum. — L’ouverture de la cavité sous-ombrellaire (cso) chez toutes les Méduses
Craspédotes est rétrécie par une formation particulière en forme d’un diaphragme,
tendu horizontalement, appelée le velum (vel). Ce dernier s’insère par son bord externe
au bord de l’ombrelle et il est percé au centre d’un orifice circulaire, plus ou moins
large (orv), faisant communiquer la cavité sous-ombrellaire (cso) avec l’extérieur. Le
velum est formé par 2 lames ectodermiques appliquées l’une contre l’autre et séparées
par une mince couche de mésoglée.
Système gastrovasculaire. — La cavité sous-ombrellaire de la méduse, comparée
à la cavité primitive du polype, apparaît comme ayant subi des modifications importantes (PI. 62, fig. 2, 3, 4, cso, cg). Par suite, d’un côté, du grand développement de la
mésoglée qui la comprime, et de l’autre à cause du refoulement consécutif à l’invagination de la sous-ombrelle, cette dernière se trouve réduite à un système gastro-vasculaire composé de cavités et d’un certain nombre de canaux, disposés de la manière
suivante : la bouche donne accès à l’œsophage, contenu dans le manubrium, qui débouche
dans l’estomac, occupant la place centrale dans la partie basale du manubrium.
De l’estomac partent vers le bord ombrellaire les canaux radiaires (cnr), qui débouchent dans le canal périphérique continu, circulaire chez la plupart des Hydroméduses,
situé dans le bord ombrellaire (cnc). De ce dernier peuvent se détacher les fins canaux,
dits tentaculaires, qui pénètrent dans les tentacules marginaux quand ils sont creux,
et se terminent en cul-de-sac. Le nombre des canaux radiaires, qui peuvent être simples
ou ramifiés, est très variable : 4, le cas le plus commun, ou un très grand nombre. Chez
de nombreuses Hydroméduses existent les canaux centripètes plus ou moins longs,
simples diverticules du canal circulaire, se terminant en cul-de-sac (PI. 70, fig. 3).
L’emplacement des canaux radiaires dans l’ombrelle est utilisé pour la détermination de la symétrie rayonnée des Hydroméduses (PL 62, fig. 5). Les 4 premiers canaux
sont appelés perradiaires (P) et divisent l’ombrelle en 4 quartiers. Les 4 canaux suivants,
situés dans le plan bissecteur des premiers, sont dits interradiaires (I) et séparent l’ombrelle en 8 parties (octants). Les canaux suivants, disposés de la même manière, c’est-à-
