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ou insolubles et flotter en suspension très fine. On a constaté au laboratoire qu’un Calanus finmarchicus adulte dans un milieu très riche en Diatomées, rejette des crottes vertes
toutes les 20 minutes. Des animaux coprophages pourront encore s’en nourrir.
Comme on ne connaît pas avec précision l’importance du rejet de cette matière organique morte, et qu’elle varie beaucoup selon le moment et les circonstances, on voit
qu’il y a là une cause d’erreurs importantes dans les dosages de la biomasse, qui reposent sur des analyses chimiques de l’eau.
D’autre part, comme les végétaux absorbent CO2 dissout, rejettent O par l’assimilation et font l’inverse par la respiration, il peut arriver que les deux phénomènes s’équilibrent et rien n’est changé dans l’aération du milieu; ou bien que la respiration l’emporte et alors ce milieu devient asphyxique, ou bien que la fonction chlorophyllienne
prédomine et l’eau s’enrichit en O.
Ces fluctuations dans la teneur en gaz du milieu retentissent fortement sur les êtres
pélagiques dont les exigences vis-à-vis de 1’0 varient avec les espèces ou les stades évolutifs. Indirectement les algues interviennent donc encore dans la distribution quantitative et qualitative du plancton.
Avec la profondeur la photosynthèse diminue et on arrive toujours à un niveau où
elle équilibre la respiration. Ce niveau a reçu le nom de « profondeur de compensation ».
Il varie, selon les circonstances et les régions de 10 à 45 m. Mais il est bien évident que,
même dans une région donnée, cette profondeur n’est pas fixe. Elle s’élève ou s’abaisse
selon les conditions lumineuses, la densité de la population pélagique, etc. Au-dessous
de la profondeur de compensation, vit un plancton de pénombre, dont les exigences lumineuses sont moins fortes, l’hétérotrophie plus poussée. Il comprend des cellules végétales
mortes ou agonisantes, en même temps que d’autres très actives. Elles serviront de
pâture à des herbivores, des omnivores, mangés par des carnivores. Ce plancton se
construit donc comme celui de la zone euphotique; mais il sera formé en partie d’organismes différents.
Enfin dans les profondeurs où la lumière n’arrive plus, dans la zone aphotique, les
êtres vivants, tous hétérotrophes, ne pourront subsister qu’aux dépens de la pluie de
détritus et de cadavres tombant des couches supérieures. C’est avec le sol des profondeurs, la patrie des détritophages et des nécrophages, qui eux-mêmes, serviront de
nourriture à des carnivores spéciaux.
Mais dans sa descente la matière organique morte, détritus et cadavres, subit des
transformations qui se poursuivront sur le sol. Certaines bactéries oxydent les substances phosphorées, et libèrent le P qui passe à l’état de phosphates solubles. En eau
froide et agitée, cette opération peut être effectuée en 5 à 6 jours. Les substances azotées
sont transformées par certaines bactéries en sels ammoniacaux. Cette ammonisation
est suivie d’une nitrosation, œuvre d’autres germes microbiens qui oxydent l’ammoniaque formée en donnant de l’acide nitreux sous forme de nitrites; ceux-ci, oxydés à
leur tour par d’autres bactéries donnent des nitrates par nitratation. On réunit sous le
nom de nitrification, l’oxydation de l’ammoniaque aboutissant aux nitrates.
Comme elle est l’œuvre de plusieurs bactéries qui se succèdent dans leur travail,
elle exige plus de temps; un ou deux mois en mer calme et chaude.
Pendant ce temps, et toujours sous l’action de bactéries spéciales, le C, F H, le S de
la matière organique sont oxydés et passent à l’état de CO2, H2O et SO4 H2 (sulfates).
Et ainsi, nous voyons les substances chimiques synthétisées par les organismes
vivants, retourner à l’état minéral. Elles aboutissent à une forme telle, qu’elles pourront
servir de nouveau comme sels nutritifs, pour un nouveau cycle d’êtres vivants.
ou insolubles et flotter en suspension très fine. On a constaté au laboratoire qu’un Calanus finmarchicus adulte dans un milieu très riche en Diatomées, rejette des crottes vertes
toutes les 20 minutes. Des animaux coprophages pourront encore s’en nourrir.
Comme on ne connaît pas avec précision l’importance du rejet de cette matière organique morte, et qu’elle varie beaucoup selon le moment et les circonstances, on voit
qu’il y a là une cause d’erreurs importantes dans les dosages de la biomasse, qui reposent sur des analyses chimiques de l’eau.
D’autre part, comme les végétaux absorbent CO2 dissout, rejettent O par l’assimilation et font l’inverse par la respiration, il peut arriver que les deux phénomènes s’équilibrent et rien n’est changé dans l’aération du milieu; ou bien que la respiration l’emporte et alors ce milieu devient asphyxique, ou bien que la fonction chlorophyllienne
prédomine et l’eau s’enrichit en O.
Ces fluctuations dans la teneur en gaz du milieu retentissent fortement sur les êtres
pélagiques dont les exigences vis-à-vis de 1’0 varient avec les espèces ou les stades évolutifs. Indirectement les algues interviennent donc encore dans la distribution quantitative et qualitative du plancton.
Avec la profondeur la photosynthèse diminue et on arrive toujours à un niveau où
elle équilibre la respiration. Ce niveau a reçu le nom de « profondeur de compensation ».
Il varie, selon les circonstances et les régions de 10 à 45 m. Mais il est bien évident que,
même dans une région donnée, cette profondeur n’est pas fixe. Elle s’élève ou s’abaisse
selon les conditions lumineuses, la densité de la population pélagique, etc. Au-dessous
de la profondeur de compensation, vit un plancton de pénombre, dont les exigences lumineuses sont moins fortes, l’hétérotrophie plus poussée. Il comprend des cellules végétales
mortes ou agonisantes, en même temps que d’autres très actives. Elles serviront de
pâture à des herbivores, des omnivores, mangés par des carnivores. Ce plancton se
construit donc comme celui de la zone euphotique; mais il sera formé en partie d’organismes différents.
Enfin dans les profondeurs où la lumière n’arrive plus, dans la zone aphotique, les
êtres vivants, tous hétérotrophes, ne pourront subsister qu’aux dépens de la pluie de
détritus et de cadavres tombant des couches supérieures. C’est avec le sol des profondeurs, la patrie des détritophages et des nécrophages, qui eux-mêmes, serviront de
nourriture à des carnivores spéciaux.
Mais dans sa descente la matière organique morte, détritus et cadavres, subit des
transformations qui se poursuivront sur le sol. Certaines bactéries oxydent les substances phosphorées, et libèrent le P qui passe à l’état de phosphates solubles. En eau
froide et agitée, cette opération peut être effectuée en 5 à 6 jours. Les substances azotées
sont transformées par certaines bactéries en sels ammoniacaux. Cette ammonisation
est suivie d’une nitrosation, œuvre d’autres germes microbiens qui oxydent l’ammoniaque formée en donnant de l’acide nitreux sous forme de nitrites; ceux-ci, oxydés à
leur tour par d’autres bactéries donnent des nitrates par nitratation. On réunit sous le
nom de nitrification, l’oxydation de l’ammoniaque aboutissant aux nitrates.
Comme elle est l’œuvre de plusieurs bactéries qui se succèdent dans leur travail,
elle exige plus de temps; un ou deux mois en mer calme et chaude.
Pendant ce temps, et toujours sous l’action de bactéries spéciales, le C, F H, le S de
la matière organique sont oxydés et passent à l’état de CO2, H2O et SO4 H2 (sulfates).
Et ainsi, nous voyons les substances chimiques synthétisées par les organismes
vivants, retourner à l’état minéral. Elles aboutissent à une forme telle, qu’elles pourront
servir de nouveau comme sels nutritifs, pour un nouveau cycle d’êtres vivants.
