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ou être constituées par des lames spiralées, localisées parfois seulement dans telle ou
telle région, et être ornées de structures annulaires ou spiralées, comporter des stries
ou des côtes longitudinales ou spiralées, et même des prolongements latéraux aliformes
en forme de nageoires. Enfin, elles peuvent être couvertes de divers dessins en relief,
en réseaux ou non, constitués par des matières hétérogènes, et être incrustées parfois
de plaques de Coccolithophorides.
La structure interne des parois des loricas peut être et rester homogène, sans différenciation apparente, ou, au contraire, présenter dans son épaisseur la structure prismatique primaire, d’apparence alvéolaire, résultant de la consolidation de la substance
colloïdale xanthoprotéique, sécrétée par les Tintinnides. Chez d’autres formes la structure interne de la paroi peut se compliquer par des structures prismatiques secondaires,
et même tertiaires, quand la couche prismatique primaire se trouve emprisonnée de
deux côtés par les lamelles externe et interne, reliées entre elles par des trabécules.
On a tendance actuellement (Kofoid et Campbell) à expliquer la diversité extrême
des formes des loricas par la nature de leur fonction et surtout par les conditions
d’habitat des Tintinnides. En effet, à cause de sa fragilité relative, la lorica ne doit pas
assurer la protection du Cilié, mais faciliter plutôt sa flottabilité. Elle représenterait
en même temps une adaptation en vue d’assurer la direction de la locomotion et des
mouvements spiralés, et serait en corrélation étroite avec la température du milieu
ambiant.
ÉCOLOGIE
A l’exception de quelques formes, peu nombreuses, d’eau douce et de milieux
saumâtres, les Tintinnides sont marins, eupélagiques, plus rarement néritiques, et se
rencontrent dans toutes les mers du globe. Certains parmi eux sont strictement localisés
dans les régions froides, soit arctiques, soit antarctiques. Mais le plus grand nombre de
Tintinnides habitent les mers tropicales, sont eupélagiques, et présentent dans cette
zone une véritable pulvérisation d’espèces et de races locales en rapport certain avec
l’abondance de la nourriture et la température élevée du milieu. Toutefois, certaines
espèces tropicales, devenues cosmopolites, pénètrent, généralement par essaims, surtout
en automne, dans la Méditerranée, Mer sub-tropicale, en augmentant ainsi considérablement le nombre de ses formes endémiques.
CLASSIFICATION
Les anciens auteurs, Brandt (1907) en particulier, préconisaient, avec raison d’ailleurs, de tenir compte pour la discrimination spécifique des Tintinnides, également,
des caractères cytologiques et notamment du nombre de membranelles adorales et d’organes tentaculoïdes, de celui de noyaux, de myonèmes et de lignes ciliaires, de la forme
et de la disposition des pédicules. Mais par suite du manque de données précises de
cet ordre pour de nombreux Tintinnides, Brandt a été obligé de mettre en avant dans
sa classification également les caractères morphologiques des loricas. Il a été amené
ainsi, à côté des espèces sûres et bien établies, à grouper en « cycles de forme » les Tintinnides, qui lui semblaient ne pas devoir être considérées même comme de simples
variétés. La classification de Brandt, provisoire d’après lui-même, présentait ainsi
un grand inconvénient d’être trinominale et même quadrinominale. Quoique émendée
en partie par Jorgensen (1924) sur la base du matériel récolté au cours des croisières
du Thor et de Dana dans la Méditerranée, elle devenait, néanmoins, avec le temps,
ou être constituées par des lames spiralées, localisées parfois seulement dans telle ou
telle région, et être ornées de structures annulaires ou spiralées, comporter des stries
ou des côtes longitudinales ou spiralées, et même des prolongements latéraux aliformes
en forme de nageoires. Enfin, elles peuvent être couvertes de divers dessins en relief,
en réseaux ou non, constitués par des matières hétérogènes, et être incrustées parfois
de plaques de Coccolithophorides.
La structure interne des parois des loricas peut être et rester homogène, sans différenciation apparente, ou, au contraire, présenter dans son épaisseur la structure prismatique primaire, d’apparence alvéolaire, résultant de la consolidation de la substance
colloïdale xanthoprotéique, sécrétée par les Tintinnides. Chez d’autres formes la structure interne de la paroi peut se compliquer par des structures prismatiques secondaires,
et même tertiaires, quand la couche prismatique primaire se trouve emprisonnée de
deux côtés par les lamelles externe et interne, reliées entre elles par des trabécules.
On a tendance actuellement (Kofoid et Campbell) à expliquer la diversité extrême
des formes des loricas par la nature de leur fonction et surtout par les conditions
d’habitat des Tintinnides. En effet, à cause de sa fragilité relative, la lorica ne doit pas
assurer la protection du Cilié, mais faciliter plutôt sa flottabilité. Elle représenterait
en même temps une adaptation en vue d’assurer la direction de la locomotion et des
mouvements spiralés, et serait en corrélation étroite avec la température du milieu
ambiant.
ÉCOLOGIE
A l’exception de quelques formes, peu nombreuses, d’eau douce et de milieux
saumâtres, les Tintinnides sont marins, eupélagiques, plus rarement néritiques, et se
rencontrent dans toutes les mers du globe. Certains parmi eux sont strictement localisés
dans les régions froides, soit arctiques, soit antarctiques. Mais le plus grand nombre de
Tintinnides habitent les mers tropicales, sont eupélagiques, et présentent dans cette
zone une véritable pulvérisation d’espèces et de races locales en rapport certain avec
l’abondance de la nourriture et la température élevée du milieu. Toutefois, certaines
espèces tropicales, devenues cosmopolites, pénètrent, généralement par essaims, surtout
en automne, dans la Méditerranée, Mer sub-tropicale, en augmentant ainsi considérablement le nombre de ses formes endémiques.
CLASSIFICATION
Les anciens auteurs, Brandt (1907) en particulier, préconisaient, avec raison d’ailleurs, de tenir compte pour la discrimination spécifique des Tintinnides, également,
des caractères cytologiques et notamment du nombre de membranelles adorales et d’organes tentaculoïdes, de celui de noyaux, de myonèmes et de lignes ciliaires, de la forme
et de la disposition des pédicules. Mais par suite du manque de données précises de
cet ordre pour de nombreux Tintinnides, Brandt a été obligé de mettre en avant dans
sa classification également les caractères morphologiques des loricas. Il a été amené
ainsi, à côté des espèces sûres et bien établies, à grouper en « cycles de forme » les Tintinnides, qui lui semblaient ne pas devoir être considérées même comme de simples
variétés. La classification de Brandt, provisoire d’après lui-même, présentait ainsi
un grand inconvénient d’être trinominale et même quadrinominale. Quoique émendée
en partie par Jorgensen (1924) sur la base du matériel récolté au cours des croisières
du Thor et de Dana dans la Méditerranée, elle devenait, néanmoins, avec le temps,
