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de plus en plus embrouillée, le nombre de lintinmdes nouveaux décrits augmentant
sans cesse à la suite du dépouillement du matériel planctonique récolté par les diverses
expéditions océanographiques. Ce problème s’est posé notamment devant Kofoid
et Campbell au cours de leurs études des Tintinnides nouveaux, provenant des récoltes
faites par Albatross (1904-1905) dans la partie orientale tropicale de l’Océan Pacifique.
Devant la carence des caractères cytologiques du matériel fixé, Kofoid et Campbell
se sont basés uniquement sur la morphologie comparative des loricas et ont remanié
complètement, en 1929 et surtout en 1939, la classification des Tintinnides, en érigeant
en espèces distinctes les formes cycliques de Brandt et en remplaçant, pas toujours
avec raison, les « cycles de forme » par des « séries des espèces affines ». Ils ont admis
comme caractères génériques distinctifs, en plus de la conformation générale de la
lorica, la forme du col, la structure de la région collaire, de la bande nucale et du rebord
du col, ainsi que son ornementation; ils ont tenu compte également de divers caractères
ornementaux de la surface de la lorica proprement dite, tels que les stries, les crêtes
et les lignes longitudinales ou spiralées, les anneaux circulaires, ainsi que de l’absence
ou de la présence de la corne aborale et du pédicelle et de leurs structures, et, enfin,
de celle des parois, homogène, bilaminée ou trilaminée, primaire, secondaire et tertiaire.
Pour la discrimination spécifique ont été pris en considération par eux les nombres,
les dimensions, les proportions et les degrés du développement de tous ces caractères
morphologiques et structuraux.
Kofoid et Campbell ont pu classer ainsi 753 espèces de Tintinnides, connues à
ce moment (1939), en 62 genres et 13 familles, mais, à cause de nombreuses formes
convergentes dans les différentes familles et de la subtilité de certains caractères génériques, sans établir des tableaux dichotomiques déterminatifs ni pour les familles, ni
pour les genres. Massuti (1950) a essayé de donner une clef pour la détermination des
principaux genres de Tintinnides des eaux espagnoles; son essai ne peut être considéré
comme suffisant, d’autant plus qu’il a été réalisé, on ne sait pas pour quelle raison, sur
la base de la classification de Kofoid et Campbell de 1929, fortement remaniée par
les mêmes auteurs en 1939.
Dans la Méditerranée, on compte actuellement environ 175 espèces de Tintinnides,
appartenant à 39 genres, répartis en 13 familles. Dans les tableaux dichotomiques qui
suivent seront données successivement, et dans l’ordre naturel de l’évolution des loricas,
les diagnoses des familles, les caractères des genres, ainsi que les figures (112) des principales espèces méditerranéennes.
Pour des raisons d ordre technique les abréviations suivantes pourront être emplovées
dans les tableaux dichotomiques :
AC-assez commun; C-commun; CC-très commun; esp-espèce; g-genre; L-lorica;
Lon-longueur ; Ma-macronucleus ; Mi-micronucleus ; membr-membranelles ; My-myonèines ; Méd-Méditerranée ; nod-nodule pédicellaire ; ped-pedicelle ; AR-assez rare;
R-rare; RR-très rare; in 5.-trouvé dans le tube digestif des Salpes.
de plus en plus embrouillée, le nombre de lintinmdes nouveaux décrits augmentant
sans cesse à la suite du dépouillement du matériel planctonique récolté par les diverses
expéditions océanographiques. Ce problème s’est posé notamment devant Kofoid
et Campbell au cours de leurs études des Tintinnides nouveaux, provenant des récoltes
faites par Albatross (1904-1905) dans la partie orientale tropicale de l’Océan Pacifique.
Devant la carence des caractères cytologiques du matériel fixé, Kofoid et Campbell
se sont basés uniquement sur la morphologie comparative des loricas et ont remanié
complètement, en 1929 et surtout en 1939, la classification des Tintinnides, en érigeant
en espèces distinctes les formes cycliques de Brandt et en remplaçant, pas toujours
avec raison, les « cycles de forme » par des « séries des espèces affines ». Ils ont admis
comme caractères génériques distinctifs, en plus de la conformation générale de la
lorica, la forme du col, la structure de la région collaire, de la bande nucale et du rebord
du col, ainsi que son ornementation; ils ont tenu compte également de divers caractères
ornementaux de la surface de la lorica proprement dite, tels que les stries, les crêtes
et les lignes longitudinales ou spiralées, les anneaux circulaires, ainsi que de l’absence
ou de la présence de la corne aborale et du pédicelle et de leurs structures, et, enfin,
de celle des parois, homogène, bilaminée ou trilaminée, primaire, secondaire et tertiaire.
Pour la discrimination spécifique ont été pris en considération par eux les nombres,
les dimensions, les proportions et les degrés du développement de tous ces caractères
morphologiques et structuraux.
Kofoid et Campbell ont pu classer ainsi 753 espèces de Tintinnides, connues à
ce moment (1939), en 62 genres et 13 familles, mais, à cause de nombreuses formes
convergentes dans les différentes familles et de la subtilité de certains caractères génériques, sans établir des tableaux dichotomiques déterminatifs ni pour les familles, ni
pour les genres. Massuti (1950) a essayé de donner une clef pour la détermination des
principaux genres de Tintinnides des eaux espagnoles; son essai ne peut être considéré
comme suffisant, d’autant plus qu’il a été réalisé, on ne sait pas pour quelle raison, sur
la base de la classification de Kofoid et Campbell de 1929, fortement remaniée par
les mêmes auteurs en 1939.
Dans la Méditerranée, on compte actuellement environ 175 espèces de Tintinnides,
appartenant à 39 genres, répartis en 13 familles. Dans les tableaux dichotomiques qui
suivent seront données successivement, et dans l’ordre naturel de l’évolution des loricas,
les diagnoses des familles, les caractères des genres, ainsi que les figures (112) des principales espèces méditerranéennes.
Pour des raisons d ordre technique les abréviations suivantes pourront être emplovées
dans les tableaux dichotomiques :
AC-assez commun; C-commun; CC-très commun; esp-espèce; g-genre; L-lorica;
Lon-longueur ; Ma-macronucleus ; Mi-micronucleus ; membr-membranelles ; My-myonèines ; Méd-Méditerranée ; nod-nodule pédicellaire ; ped-pedicelle ; AR-assez rare;
R-rare; RR-très rare; in 5.-trouvé dans le tube digestif des Salpes.
