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cru les anciens auteurs, car ces derniers restent pendant tout ce stade inchangés. Leur
apparition doit être, probablement, en corrélation avec la formation d’un nouvel appareil neuromoteur central, lequel s’agence, comme d’ailleurs tous les autres organes, de
novo. C est ainsi, qu après le péristome, se creusent l’infundibulum et le pharynx;
en même temps le corps plasmatique du nouveau zoïde s’accroît comme une excroissance latérale sur celui du zoïde primitif. Le protoplasme du cytosome, encore commun,
devient très fluide, en subissant une sorte d’épuration ou de rajeunissement, et c’est
seulement à ce moment qu’ont lieu les divisions des noyaux, sans aucune conjugaison
préalable entre eux. Se divisent d’abord les micronuclei, le nombre de leurs chromosomes
au cours des mitoses dépassant certainement la centaine. Ensuite, ont lieu celles des
macronuclei, qui se font de la même manière que chez d’autres Ciliés, sans qu’on
puisse, toutefois, déterminer, avec précision, le nombre de chromosomes trophiques.
Pendant les divisions nucléaires le zoïde primitif, supérieur par sa position dans la
coque commune, s’accroît de manière à reprendre l’aspect qu’il avait avant la formation
du bourgeon latéral, tout en restant relié à ce dernier par un pont cytoplasmique. Les
8 noyaux s’éloignent par 4 les uns des autres et reprennent leurs places habituelles
dans les 2 zoïdes formés. C’est le nouveau zoïde, issu du bourgeonnement et postérieur
par sa position, qui gardera l’ancienne coque, tandis que le zoïde antérieur va former
une nouvelle avec l’aide partielle du zoïde postérieur. La formation de la nouvelle
lorica se fait en 2 étapes. Tout d’abord, le lobe latéral, devenu très sidérophile, sécrète
la fine membrane colloïdale, qui constituera la paroi homogène de la coque. Ensuite,
se formera le réseau en relief de la surface externe de la lorica de la manière suivante :
les membranelles adorales du zoïde postérieur propulsent vers le haut les matières de
déjection, accumulées au fond de l’ancienne coque; ces dernières sont ensuite rabattues
vers le bas par les membranelles adorales du zoïde antérieur pour être plaquées finalement à la surface de la nouvelle lorica par sa membrane ciliaire et son champ ciliaire
latéral. En définitive, c’est l’appareil neuromoteur central qui est l’instigateur et l’agent
principal de la formation de la coque chez les Tintinnides.
Le zoïde antérieur se sépare de son bourgeon postérieur avant que sa lorica soit
entièrement terminée et devient libre dans la mer.
Reproduction sexuée. — Dans les travaux des anciens auteurs, notamment dans
ceux de Laackmann (1906) et d’ENTz Jr. (1909), on trouve la description de divers
processus se rapportant à la soi-disante reproduction sexuée des Tintinnides, tels que
la conjugaison de 2 individus, la formation chez eux de microspores, de macrospores,
de sporocystes, la formation de kystes, etc. Or, s’il n’est pas douteux qu’il existe
chez eux la conjugaison de 2 individus, lesquels, sans quitter leurs loricas, s accollent
par leurs parties péristomiennes, que cette conjugaison soit accompagnée de la myxie
nucléaire et de la multiplication des noyaux, comme cela a lieu chez d’autres Ciliés,
et qu’elle soit, peut-être, le prélude indispensable de la scission binaire végétative ultérieure, tout le reste du cycle évolutif, sexué, décrit par ces auteurs, est erroné, car ils
avaient confondu, ou plutôt interprété comme stades évolutifs de Tintinnides ceux
de leurs parasites.
Parasites des Tintinnides. — La vraie nature des prétendus kystes et des sporocystes que Laackmann trouvait dans le cytoplasme de divers Tintinnides, pressentie
par Lohmann (1908), a été mise en évidence par Duboscq et Collin (1910), qui ont
montré qu’il s’agissait en réalité des stades évolutifs d’un parasite cytoplasmique
(PI. 28, fig. 10), auquel Chatton (1919) avait donné ultérieurement le nom de Dubos-
cru les anciens auteurs, car ces derniers restent pendant tout ce stade inchangés. Leur
apparition doit être, probablement, en corrélation avec la formation d’un nouvel appareil neuromoteur central, lequel s’agence, comme d’ailleurs tous les autres organes, de
novo. C est ainsi, qu après le péristome, se creusent l’infundibulum et le pharynx;
en même temps le corps plasmatique du nouveau zoïde s’accroît comme une excroissance latérale sur celui du zoïde primitif. Le protoplasme du cytosome, encore commun,
devient très fluide, en subissant une sorte d’épuration ou de rajeunissement, et c’est
seulement à ce moment qu’ont lieu les divisions des noyaux, sans aucune conjugaison
préalable entre eux. Se divisent d’abord les micronuclei, le nombre de leurs chromosomes
au cours des mitoses dépassant certainement la centaine. Ensuite, ont lieu celles des
macronuclei, qui se font de la même manière que chez d’autres Ciliés, sans qu’on
puisse, toutefois, déterminer, avec précision, le nombre de chromosomes trophiques.
Pendant les divisions nucléaires le zoïde primitif, supérieur par sa position dans la
coque commune, s’accroît de manière à reprendre l’aspect qu’il avait avant la formation
du bourgeon latéral, tout en restant relié à ce dernier par un pont cytoplasmique. Les
8 noyaux s’éloignent par 4 les uns des autres et reprennent leurs places habituelles
dans les 2 zoïdes formés. C’est le nouveau zoïde, issu du bourgeonnement et postérieur
par sa position, qui gardera l’ancienne coque, tandis que le zoïde antérieur va former
une nouvelle avec l’aide partielle du zoïde postérieur. La formation de la nouvelle
lorica se fait en 2 étapes. Tout d’abord, le lobe latéral, devenu très sidérophile, sécrète
la fine membrane colloïdale, qui constituera la paroi homogène de la coque. Ensuite,
se formera le réseau en relief de la surface externe de la lorica de la manière suivante :
les membranelles adorales du zoïde postérieur propulsent vers le haut les matières de
déjection, accumulées au fond de l’ancienne coque; ces dernières sont ensuite rabattues
vers le bas par les membranelles adorales du zoïde antérieur pour être plaquées finalement à la surface de la nouvelle lorica par sa membrane ciliaire et son champ ciliaire
latéral. En définitive, c’est l’appareil neuromoteur central qui est l’instigateur et l’agent
principal de la formation de la coque chez les Tintinnides.
Le zoïde antérieur se sépare de son bourgeon postérieur avant que sa lorica soit
entièrement terminée et devient libre dans la mer.
Reproduction sexuée. — Dans les travaux des anciens auteurs, notamment dans
ceux de Laackmann (1906) et d’ENTz Jr. (1909), on trouve la description de divers
processus se rapportant à la soi-disante reproduction sexuée des Tintinnides, tels que
la conjugaison de 2 individus, la formation chez eux de microspores, de macrospores,
de sporocystes, la formation de kystes, etc. Or, s’il n’est pas douteux qu’il existe
chez eux la conjugaison de 2 individus, lesquels, sans quitter leurs loricas, s accollent
par leurs parties péristomiennes, que cette conjugaison soit accompagnée de la myxie
nucléaire et de la multiplication des noyaux, comme cela a lieu chez d’autres Ciliés,
et qu’elle soit, peut-être, le prélude indispensable de la scission binaire végétative ultérieure, tout le reste du cycle évolutif, sexué, décrit par ces auteurs, est erroné, car ils
avaient confondu, ou plutôt interprété comme stades évolutifs de Tintinnides ceux
de leurs parasites.
Parasites des Tintinnides. — La vraie nature des prétendus kystes et des sporocystes que Laackmann trouvait dans le cytoplasme de divers Tintinnides, pressentie
par Lohmann (1908), a été mise en évidence par Duboscq et Collin (1910), qui ont
montré qu’il s’agissait en réalité des stades évolutifs d’un parasite cytoplasmique
(PI. 28, fig. 10), auquel Chatton (1919) avait donné ultérieurement le nom de Dubos-
