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ciliaire, ou frange bordante, qui se prolonge sur presque la moitié de la face ventrale
du corps, en coupant ainsi obliquement la gouttière (PL 56, fig. 2, mcil). Elle est constituée par une seule ligne de cils très flexibles, lesquels sont au commencement de la
même longueur que ceux des membranelies, mais deviennent ensuite de plus en plus
courts au fur et à mesure qu’on s’éloigne du point de départ de la ligne.
Dans la partie supérieure du corps, tout à côté de la ligne ciliaire, existe un champ
ciliaire latéral, constitué par des rangées de cils à peu près semblables aux cils somatiques. Ces derniers sont disposés en 22 lignes longitudinales, intercalées entre les 22 myonèmes granuleux et très contractiles, qui parcourent, sans interruption, toute la longueur
du corps, de sa base jusqu’au rebord de la lèvre péristomienne (PL 56, fig. 2, My).
STRUCTURE INTERNE
Cytosome. — Le cytoplasme ne présente pas de distinction très nette entre l’ectoplasme et l’endoplasme. Tout au plus l’intérieur du corps est plus vacuolisé que sa partie
périphérique, plus dense et granuleuse. De nombreuses vacuoles alimentaires se trouvent
dans le cytoplasme, mais chez St. nivalis aucune vacuole ne semble être contractile.
On a pu déceler dans le cytoplasme l’existence de mitochondries.
Appareil nucléaire. — Chez St. nivalis il y a, normalement, 2 macronuclei et
2 micronuclei, qui sont situés au milieu ou dans la partie supérieure du corps, et n’ont
pas de connexion visible entre eux (PL 56, fig. 2, Ma, Mi). D’ailleurs leur comportement,
aussi bien pendant la vie végétative qu’au cours des divisions, est tellement « individuel »,
qu’il a permis à certains auteurs de considérer les Tintinnides comme des « somatelles
quadrinucléaires », c’est-à-dire non comme des êtres unicellulaires, mais comme des
organismes multicellulaires.
Appareil neuromoteur. — Tous les éléments de l’appareil ciliaire de St. nivalis :
les membranelles adorales et orales, les cils de la membrane ciliaire et du champ ciliaire
latéral, et, enfin, les cils somatiques, sont implantés sur des corpuscules basaux, lesquels,
presque tous, sont en relation avec l’appareil neuromoteur central, très complexe, et
qui se compose, autant qu’on puisse le savoir actuellement, des 7 parties suivantes :
1. l’organe neuromoteur massif central; 2. l’anneau péri-œsophagien; 3. le système
fibrillaire de connexion; 4. les membranelles adorales; 5. les membranelles orales;
6. la ligne ciliaire latérale; 7. le champ ciliaire latéral.
L’appareil neuromoteur central, fusiforme, est situé dans l’ectoplasme près de la
paroi ventrale du corps, à peu près au niveau de la partie moyenne de l’œsophage
(PL 56, fig. 3, oneur). Il est relié par une fibre à l’anneau péri-œsophagien, qui innerve
les parois de l’œsophage par ses fibrilles, lesquelles se trouvent en connexion avec
les 3 corpuscules basaux volumineux des 3 membranelles orales (PL 56, fig. 3, ph).
2 fibres dorsales partent de l’appareil neuromoteur central vers l’avant, se ramifient
près de la surface du champ péristomien et innervent (probablement) la striation ectoplasmique du piston oral. Vers l’arrière, l’appareil neuromoteur central envoie une seule
fibre ventrale, qui semble se terminer librement dans l’ectoplasme en direction des
noyaux. Enfin, se détache de lui le tronc fibrillaire principal, ou fibre adorale (PL 56,
fig. 3, 4, fad), qui se dirige vers la périphérie de la lèvre péristomienne et là se ramifie
en nombreuses fibrilles, parmi lesquelles les unes innervent les 3 corpuscules basaux
volumineux, disposés aux sommets d’un triangle isocèle à la base de chaque membranelle adorale, en reliant ainsi d’abord toutes les membranelles entre elles et en les
mettant ensuite en connexion avec l’appareil neuromoteur central. D’autres fibrilles
ciliaire, ou frange bordante, qui se prolonge sur presque la moitié de la face ventrale
du corps, en coupant ainsi obliquement la gouttière (PL 56, fig. 2, mcil). Elle est constituée par une seule ligne de cils très flexibles, lesquels sont au commencement de la
même longueur que ceux des membranelies, mais deviennent ensuite de plus en plus
courts au fur et à mesure qu’on s’éloigne du point de départ de la ligne.
Dans la partie supérieure du corps, tout à côté de la ligne ciliaire, existe un champ
ciliaire latéral, constitué par des rangées de cils à peu près semblables aux cils somatiques. Ces derniers sont disposés en 22 lignes longitudinales, intercalées entre les 22 myonèmes granuleux et très contractiles, qui parcourent, sans interruption, toute la longueur
du corps, de sa base jusqu’au rebord de la lèvre péristomienne (PL 56, fig. 2, My).
STRUCTURE INTERNE
Cytosome. — Le cytoplasme ne présente pas de distinction très nette entre l’ectoplasme et l’endoplasme. Tout au plus l’intérieur du corps est plus vacuolisé que sa partie
périphérique, plus dense et granuleuse. De nombreuses vacuoles alimentaires se trouvent
dans le cytoplasme, mais chez St. nivalis aucune vacuole ne semble être contractile.
On a pu déceler dans le cytoplasme l’existence de mitochondries.
Appareil nucléaire. — Chez St. nivalis il y a, normalement, 2 macronuclei et
2 micronuclei, qui sont situés au milieu ou dans la partie supérieure du corps, et n’ont
pas de connexion visible entre eux (PL 56, fig. 2, Ma, Mi). D’ailleurs leur comportement,
aussi bien pendant la vie végétative qu’au cours des divisions, est tellement « individuel »,
qu’il a permis à certains auteurs de considérer les Tintinnides comme des « somatelles
quadrinucléaires », c’est-à-dire non comme des êtres unicellulaires, mais comme des
organismes multicellulaires.
Appareil neuromoteur. — Tous les éléments de l’appareil ciliaire de St. nivalis :
les membranelles adorales et orales, les cils de la membrane ciliaire et du champ ciliaire
latéral, et, enfin, les cils somatiques, sont implantés sur des corpuscules basaux, lesquels,
presque tous, sont en relation avec l’appareil neuromoteur central, très complexe, et
qui se compose, autant qu’on puisse le savoir actuellement, des 7 parties suivantes :
1. l’organe neuromoteur massif central; 2. l’anneau péri-œsophagien; 3. le système
fibrillaire de connexion; 4. les membranelles adorales; 5. les membranelles orales;
6. la ligne ciliaire latérale; 7. le champ ciliaire latéral.
L’appareil neuromoteur central, fusiforme, est situé dans l’ectoplasme près de la
paroi ventrale du corps, à peu près au niveau de la partie moyenne de l’œsophage
(PL 56, fig. 3, oneur). Il est relié par une fibre à l’anneau péri-œsophagien, qui innerve
les parois de l’œsophage par ses fibrilles, lesquelles se trouvent en connexion avec
les 3 corpuscules basaux volumineux des 3 membranelles orales (PL 56, fig. 3, ph).
2 fibres dorsales partent de l’appareil neuromoteur central vers l’avant, se ramifient
près de la surface du champ péristomien et innervent (probablement) la striation ectoplasmique du piston oral. Vers l’arrière, l’appareil neuromoteur central envoie une seule
fibre ventrale, qui semble se terminer librement dans l’ectoplasme en direction des
noyaux. Enfin, se détache de lui le tronc fibrillaire principal, ou fibre adorale (PL 56,
fig. 3, 4, fad), qui se dirige vers la périphérie de la lèvre péristomienne et là se ramifie
en nombreuses fibrilles, parmi lesquelles les unes innervent les 3 corpuscules basaux
volumineux, disposés aux sommets d’un triangle isocèle à la base de chaque membranelle adorale, en reliant ainsi d’abord toutes les membranelles entre elles et en les
mettant ensuite en connexion avec l’appareil neuromoteur central. D’autres fibrilles
