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prêt à être utilisé soit pour le renforcement du reseau superficiel de cette dermere, soit
pour la formation d’une nouvelle coque, devenue nécessaire après la division binaire.
Chez Stenosemella nivalis la lonca est ouverte et ne comporte pas d opercule - une sorte
de diaphragme lamelloïde, qui existe chez de nombreux autres Tintinnides (PI. 57,
fig. 9).
Cytosome. — Le corps plasmatique de St. nivalis, incolore et contractile, est rattaché
obliquement à la paroi interne de la lorica par un pédicule assez court (PL 56, fig. 2,
ped). Il est campanuhforme, recouvert d’une fine pellicule, et se rétrécit légèrement en
haut en une région collaire, en s’élargissant ensuite en collerette pénstomienne (PL 56,
fig. 2, cper). Cette dernière est limitée à sa périphérie par un bourrelet épaissi ou lèvre
péristomienne, laquelle, vue par en haut, a l’aspect d’un encadrement spiralé leiotropique (PL 56, fig. 4, cper), entourant le champ péristomien discoïdal et légèrement
concave, à l’exception toutefois d’une protubérance, située dorso-latéralement, typique
pour tous les Tintinnides, à laquelle, à cause de son activité particulière de va-et-vient,
on a donné le nom de piston oral (PL 56, fig. 2, 3, 5, po). En arrière de ce dernier, et
à sa gauche, se trouve une dépression en entonnoir, qui est la cavité préorale ou infundibulum, laquelle, sous forme d’une fente, descend vers le bas et mène d’abord à la
bouche, ou le cytostome, et ensuite au pharynx tubulaire, légèrement courbé (PL 56,
fig. 3, ph). Entre les 2 extrémités du bourrelet spiralé de la lèvre péristomienne existe,
dans la région collaire, une fente étroite, une sorte de gouttière, qui se prolonge verticalement vers le bas (PL 56, fig. 2, 4, g).
Sur la face supérieure de la lèvre péristomienne sont implantées les membranelles
ou les pectinelles, adorales, si caractéristiques pour les Tintinnides, au nombre de 22
chez St. nivalis. Ayant l’aspect de peignes ou de brosses plates (PL 56, fig. 2, 3, 4,
mad) et incurvées spiralement à gauche, elles sont fixées par une extrémité à la lèvre
péristomienne et s’appliquent par l’autre à la surface du champ péristomien. Les membranelles résultent de la coalescence des parties basales des cils qui les composent,
dont les extrémités distales sont libres, et elles sont accompagnées généralement, à
leurs bases, d’une rangée supplémentaire de cils simples, non coalescents entre eux.
La longueur des membranelles diminue progressivement en allant vers la gauche.
Les 3 dernières parmi elles sont appelées les membranelles orales, car elles descendent
spiralement le long des parois de l’infundibulum, où elles se réduisent à de petites crêtes,
et se prolongent ensuite, sous cette dernière forme, jusqu’à la base du pharynx (PL 56,
fig. 3, mor).
Alternant avec les membranelles, sont insérés sur la lèvre péristomienne 22 organes
tentaculoïdes, très contractiles, constitués par un pédicule cylindrique droit et une
tête globuleuse, bourrée de trichocystes, et dont les bases se prolongent à la surface
du champ péristomien en petites crêtes ou lames accessoires, contenant également des
trichocystes (PL 56, fig. 2-5, ot).
Le côté ventral du corps est reconnaissable à cause de l’existence dans son tiers
postérieur, au-dessus du pédicule, d’une papille anale, ou cytopyge, à laquelle aboutit,
venant d’en haut et de l’intérieur du cytosome, un court rectum (PL 56, fig. 2, an, r).
Du même côté que l’anus, mais plus haut, dans la région collaire, existe une excroissance du corps cytoplasmique, qui porte le nom de lobe latéral, dont le rôle, très important dans la vie des Tintinnides, sera précisé plus loin (PL 56, fig. 2, 11).
De l’extrémité distale de la zone adorale, en faisant ainsi suite aux membranelles
adorales, dont elle n’est que la continuation modifiée, part spiralement la membrane
prêt à être utilisé soit pour le renforcement du reseau superficiel de cette dermere, soit
pour la formation d’une nouvelle coque, devenue nécessaire après la division binaire.
Chez Stenosemella nivalis la lonca est ouverte et ne comporte pas d opercule - une sorte
de diaphragme lamelloïde, qui existe chez de nombreux autres Tintinnides (PI. 57,
fig. 9).
Cytosome. — Le corps plasmatique de St. nivalis, incolore et contractile, est rattaché
obliquement à la paroi interne de la lorica par un pédicule assez court (PL 56, fig. 2,
ped). Il est campanuhforme, recouvert d’une fine pellicule, et se rétrécit légèrement en
haut en une région collaire, en s’élargissant ensuite en collerette pénstomienne (PL 56,
fig. 2, cper). Cette dernière est limitée à sa périphérie par un bourrelet épaissi ou lèvre
péristomienne, laquelle, vue par en haut, a l’aspect d’un encadrement spiralé leiotropique (PL 56, fig. 4, cper), entourant le champ péristomien discoïdal et légèrement
concave, à l’exception toutefois d’une protubérance, située dorso-latéralement, typique
pour tous les Tintinnides, à laquelle, à cause de son activité particulière de va-et-vient,
on a donné le nom de piston oral (PL 56, fig. 2, 3, 5, po). En arrière de ce dernier, et
à sa gauche, se trouve une dépression en entonnoir, qui est la cavité préorale ou infundibulum, laquelle, sous forme d’une fente, descend vers le bas et mène d’abord à la
bouche, ou le cytostome, et ensuite au pharynx tubulaire, légèrement courbé (PL 56,
fig. 3, ph). Entre les 2 extrémités du bourrelet spiralé de la lèvre péristomienne existe,
dans la région collaire, une fente étroite, une sorte de gouttière, qui se prolonge verticalement vers le bas (PL 56, fig. 2, 4, g).
Sur la face supérieure de la lèvre péristomienne sont implantées les membranelles
ou les pectinelles, adorales, si caractéristiques pour les Tintinnides, au nombre de 22
chez St. nivalis. Ayant l’aspect de peignes ou de brosses plates (PL 56, fig. 2, 3, 4,
mad) et incurvées spiralement à gauche, elles sont fixées par une extrémité à la lèvre
péristomienne et s’appliquent par l’autre à la surface du champ péristomien. Les membranelles résultent de la coalescence des parties basales des cils qui les composent,
dont les extrémités distales sont libres, et elles sont accompagnées généralement, à
leurs bases, d’une rangée supplémentaire de cils simples, non coalescents entre eux.
La longueur des membranelles diminue progressivement en allant vers la gauche.
Les 3 dernières parmi elles sont appelées les membranelles orales, car elles descendent
spiralement le long des parois de l’infundibulum, où elles se réduisent à de petites crêtes,
et se prolongent ensuite, sous cette dernière forme, jusqu’à la base du pharynx (PL 56,
fig. 3, mor).
Alternant avec les membranelles, sont insérés sur la lèvre péristomienne 22 organes
tentaculoïdes, très contractiles, constitués par un pédicule cylindrique droit et une
tête globuleuse, bourrée de trichocystes, et dont les bases se prolongent à la surface
du champ péristomien en petites crêtes ou lames accessoires, contenant également des
trichocystes (PL 56, fig. 2-5, ot).
Le côté ventral du corps est reconnaissable à cause de l’existence dans son tiers
postérieur, au-dessus du pédicule, d’une papille anale, ou cytopyge, à laquelle aboutit,
venant d’en haut et de l’intérieur du cytosome, un court rectum (PL 56, fig. 2, an, r).
Du même côté que l’anus, mais plus haut, dans la région collaire, existe une excroissance du corps cytoplasmique, qui porte le nom de lobe latéral, dont le rôle, très important dans la vie des Tintinnides, sera précisé plus loin (PL 56, fig. 2, 11).
De l’extrémité distale de la zone adorale, en faisant ainsi suite aux membranelles
adorales, dont elle n’est que la continuation modifiée, part spiralement la membrane
