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autres, et dont 1 existence et l’abondance se trouvent en rapport étroit avec les caractères du milieu ambiant. La planctonologie a subi, dès ce moment, une nouvelle orientation et elle est devenue quantitative, exigeant parallèlement avec les études qualitatives
des planctontes 1 analyse des caractères physico-chimiques du milieu.
Les premières études quantitatives du plancton méditerranéen ont été faites par
Ercegovic (1936) dans l’Adriatique. Les recherches semblables ont été exécutées, presque en même temps, dans la Méditerranée Occidentale par Fage et Bernard (1936) et
par Bernard seul (1938) à Monaco, Banyuls et Alger, et elles concernaient exclusivement les Coccolithophorides, Phytoflagellés Calcaires nanoplanctoniques, qui se sont
révélés comme le test le plus commode et probant pour cette sorte d’études. Étroitement spécialisées, elles restent, encore actuellement, réservées à quelques rares planctonologues. Mais la conception moderne de la planctonologie exige, comme il sera exposé
tout à l’heure, l’application, ne serait-ce que partielle, des méthodes de recherches
écologiques également aux études qualitatives du plancton.
MÉTHODES DES PECHES PLANCTONIQUES
Pêches qualitatives. — Les prises du plancton, effectuées avec les filets pélagiques
en vue d’études qualitatives ou morphologiques, doivent être accompagnées, chacune,
d’une fiche partant des indications suivantes :
1. le jour, l’heure, l’endroit et la profondeur, à laquelle est effectuée la pêche;
2. l’état de la mer (calme, houle, présence de courants) ;
3. les caractères atmosphériques (luminosité, nébulosité, pluie, direction de
vents, etc.) ;
4. les températures de l’air et de l’eau de mer au niveau de la pêche. Dans les
pêches exécutées en profondeur les températures seront prises avec le thermomètre à
renversement, adapté à la bouteille Bichard ou Nansen, permettant d’effectuer, en
même temps le prélèvement d’eau de mer à l’endroit exact de la pêche en vue des analyses ultérieures éventuelles de la salinité, de l’oxygène et des titrages des phosphates
et des nitrates.
Pêches quantitatives. — Les pêches en vue d’études quantitatives, limitées actuellement aux éléments du nanoplancton et en particulier aux Coccolithophorides, ont
pour but la comparaison dans chaque échantillon d’eau de mer prélevé des teneurs
respectives en sels nutritifs et en organismes qu’il contient. Elles sont exécutées d’après
la méthode de Bernard, exposée ici en abrégé.
La pêche se fait au moyen de bouteilles à renversement de Bichard ou de Nansen
d’un litre ou d’un demi-litre, et doit être accompagnée obligatoirement de la mesure
de la température faite avec un thermomètre à renversement, fixé sur la bouteille.
L’eau prélevée est répartie à bord entre 3 récipients : l’un pour le dosage immédiat,
dans la journée, de la salinité, l’autre (200 cm3), additionné de 3 gouttes de la solution
saturée du Sublimé, pour les titrages des phosphates et des nitrates (au plus tard au
cours des 15 jours qui suivent la pêche), et le troisième, avec 300-500 cm3 d’eau, est
fixé immédiatement par l’addition de 8 cm3 du Formol à 40% neutre par 100 cm3 d’eau;
il peut être conservé pendant des années et servira pour l’étude des Protistes du nanoplancton. La numération de ces derniers se fait, après la sédimentation préalable de
6 heures, dans de petits vases en verre de 10-20 cm3 à fond mince, qu’on examine au
microscope inversé d’Utermohl. L’examen d’éléments du nanoplancton se fait par
centimètre carré et permet ainsi le calcul de leur densité par litre d eau de mer.
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