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III. Ordre des PHOEODARIA Haeckel, emend. Haecker
Le dernier ordre des Radiolaires constitue un groupement homogène et comprend les
formes les plus différenciées, qui se distinguent des représentants des 2 premiers ordres
par les caractères suivants :
a) la double membrane de leur capsule centrale et la structure particulière de ses
orifices, l’astropyle et les parapyles;
b) la présence dans l’ectoplasme de phoeodium, c’est-à-dire d’un amas résiduel des
produits d’excrétion, indice d’un métabolisme particulier;
c)
l’absence des Zooxanthelles symbiotes.
En outre, à l’exception de quelques formes peu nombreuses, ayant le corps nu ou
protégé par des corps étrangers, le squelette autogène des Phoeodariés, sauf dans une
seule famille, est constitué par des éléments siliceux creux, et non pleins. Il peut être
soit discontinu, spiculaire, soit continu, en coques uniques ou doubles, grillagées ou
spongieuses, très variables comme formes. Les Phoeodariés présentent une certaine
tendance vers l’état colonial, en relation probable avec la nature de leurs énormes
noyaux polyénergides, dont les divisions sont plus rapides que celles des capsules centrales et des corps plasmatiques, de sorte que les stades polynucléés et pluricapsulés
sont très fréquents chez eux.
On divise les Phoeodariés en 6 sous-ordres d’après leur squelette :
1. Sous-ordre des Phoeocystinea Haeckel, emend. Haecker, qui comprend les
formes vivant généralement à une faible profondeur et ayant le corps soit nu, soit
protégé par un squelette tantôt hétérogène, tantôt autogène discontinu, constitué
par des spicules tangentiels et radiaires.
2. Sous-ordre des Phoeosphaeria Haeckel, emend. Haecker, dans lequel sont
rangées les formes sphériques, lenticulaires ou fusiformes, d’assez grande taille, faisant
partie du knephoplancton, pourvues d’une ou de 2 coques concentriques, le plus souvent
grillagées, parfois spongieuses, constituées par des bâtonnets creux, sauf dans une seule
famille. Dans le cas des coques doubles, reliées entre elles par des trabécules et ornées
à la surface de spicules radiaires et secondaires, diversement disposés et ramifiés, la
coque interne est pourvue d’un orifice buccal, appelé pylum.
3. Sous-ordre des Phoeocalpidea Haeckel, emend. Haecker, est représenté par
des formes de grande profondeur, pourvues de coques grillagées monaxones, sphériques ou polyédriques, percées de pores et ornées à la surface de spicules secondaires
et radiaires diversement disposés, souvent localisés près de l’orifice buccal, qui peut
être simple ou étiré en péristome. Les parois de leurs coques présentent une structure
particulière, dite « porcelainée », car elles sont constituées par 2 lamelles, entre lesquelles
est située une couche médiane porcelainée, contenant de nombreux petits spicules.
4.
Sous-ordre des Phoeogromia Haeckel, emend. Haecker, emend. Borgert, comprend
tout d abord les formes les plus primitives des Phoeodariés, presque toutes exotiques,
soit sans squelette, soit avec un squelette tantôt hétérogène, tantôt autogène, mais rudimentaire, réduit aux spicules péribuccaux. Les formes plus évoluées, qui vivent dans les
couches de profondeur moyenne et sont souvent amenées à la surface en hiver, ont le
squelette autogène continu, et leurs coques, de forme très variée, sont à symétrie bilatérale, mais non bivalves. Elles sont ornées de spicules radiaires soit marginaux, soit,
le plus souvent, localisés autour de 1 orifice buccal, parfois étiré en un péristome, où
ils peuvent former un véritable velum. Les parois de leurs coques présentent une struc-
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