-1??;de tout élément squelettique, les Nassellaires primitifs ont un squelette autogène rudimentaire, représenté par un spicule initial, appelé le trépied, soit à 3 branches simples,
réunies au centre et divergentes sous des angles égaux (PI. 47, fig. 5), soit, le plus
souvent, à 4-5-6, ou plus, branches, partant des 2 extrémités d’un bâtonnet basal
commun (PI. 38, fig. 4, 5). Les 4 branches principales, réunies par paires aux
2 bouts du bâtonnet, portent chacune, suivant sa disposition, un nom particulier, et
leur direction indique les divers plans verticaux, utilisés dans la classification. De cette
forme initiale du squelette il est possible de faire dériver toutes les modifications squelettiques qui existent chez les Nassellaires plus évolués. Ainsi, les 2 branches du trépied,
situées dans le même plan, peuvent s’anastomoser entre elles de manière à former le
deuxième élément important, l’anneau, tantôt unique, tantôt en nombre supérieur,
disposés dans les plans différents : sagittal, basal, latéral-frontal, mitral, etc. Le plus
souvent les spicules du trépied sont ramifiés latéralement et ils peuvent former, par
anastomose de leurs branches, une sorte de coque buissonnante, non régulière, qui
apparaît comme un stade transitoire vers le troisième élément essentiel du squelette
des Nassellaires, la tête ou cephalis. Cette dernière a la forme d’une coque à une seule
loge, grillagée, ovalaire ou allongée elliptique, asymétrique, et elle provient d’anastomoses régulières des ramifications latérales des spicules du trépied, qui peuvent soit
rester nettement visibles dans les parois de la tête, soit devenir indistinctes dans les
coques dites éradiées. Quand les spicules du trépied s’allongent et continuent à se ramifier, peuvent se former, par le même procédé, une deuxième loge ou thorax, une troisième ou abdomen, et une quatrième ou postabdomen, séparées généralement entre
elles par des constrictions transversales respectives : collaire, thoracique et abdominale.
Les 3 éléments essentiels du squelette des Nassellaires, le trépied, l’anneau et la tête,
sont rarement présents à la fois ; le plus souvent il y a 1 ou 2 qui prennent un développement prépondérant, et c’est l’anneau qui est généralement absent.
Sur la base de leurs caractères squelettiques, les Nassellaires ont été divisés par
Haeckel, d’une manière arbitraire, en 3 sous-ordres :
1. Sous-ordre des Nassoidea Haeckel, qui comprend un petit nombre de formes
soi-disant dépourvues d’éléments squelettiques et réduites aux capsules centrales
elliptiques ou ovalaires, entourées par l’ectoplasme et la gelée. S’il est probable que
quelques-unes parmi elles, décrites par Haeckel, ne représentent que les stades très
jeunes d’autres Nassellaires, issus des divisions binaires et n’ayant pas encore formé
leurs squelettes, chez d’autres (Cystidium sp.) Hollande et Enjumet (1954) ont
signalé l’existence constante d’un spicule unique interne, invariablement situé dans la
partie apicale de l’ectoplasme.
2. Sous-ordre des Plectellaria Haeckel, dans lequel on range les formes pourvues
d’un squelette rudimentaire, représenté soit par un trépied à branches tantôt simples,
tantôt ramifiées et anastomosées en une coque buissonnante, mais ne formant pas de
tête régulière, soit par 1 ou plusieurs anneaux, complets ou non, diversement disposés
et se combinant, ou non, avec le trépied plus ou moins développé, ou simplement apparent.
3. Sous-ordre des Cyrtellaria Haeckel, chez lesquels le squelette est représenté
ou par une seule tête, ou peut comprendre le thorax, l’abdomen et le post-abdomen,
grillagés, soit ouverts en bas, soit clôturés par une lame également grillagée. Les branches du trépied sont souvent apparentes sous forme d’épines, de spicules ou de
crêtes, mais il arrive qu’elles deviennent indistinctes, noyées dans les parois des coques
(formes éradiées). Par contre, l’anneau est presque toujours absent.
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réunies au centre et divergentes sous des angles égaux (PI. 47, fig. 5), soit, le plus
souvent, à 4-5-6, ou plus, branches, partant des 2 extrémités d’un bâtonnet basal
commun (PI. 38, fig. 4, 5). Les 4 branches principales, réunies par paires aux
2 bouts du bâtonnet, portent chacune, suivant sa disposition, un nom particulier, et
leur direction indique les divers plans verticaux, utilisés dans la classification. De cette
forme initiale du squelette il est possible de faire dériver toutes les modifications squelettiques qui existent chez les Nassellaires plus évolués. Ainsi, les 2 branches du trépied,
situées dans le même plan, peuvent s’anastomoser entre elles de manière à former le
deuxième élément important, l’anneau, tantôt unique, tantôt en nombre supérieur,
disposés dans les plans différents : sagittal, basal, latéral-frontal, mitral, etc. Le plus
souvent les spicules du trépied sont ramifiés latéralement et ils peuvent former, par
anastomose de leurs branches, une sorte de coque buissonnante, non régulière, qui
apparaît comme un stade transitoire vers le troisième élément essentiel du squelette
des Nassellaires, la tête ou cephalis. Cette dernière a la forme d’une coque à une seule
loge, grillagée, ovalaire ou allongée elliptique, asymétrique, et elle provient d’anastomoses régulières des ramifications latérales des spicules du trépied, qui peuvent soit
rester nettement visibles dans les parois de la tête, soit devenir indistinctes dans les
coques dites éradiées. Quand les spicules du trépied s’allongent et continuent à se ramifier, peuvent se former, par le même procédé, une deuxième loge ou thorax, une troisième ou abdomen, et une quatrième ou postabdomen, séparées généralement entre
elles par des constrictions transversales respectives : collaire, thoracique et abdominale.
Les 3 éléments essentiels du squelette des Nassellaires, le trépied, l’anneau et la tête,
sont rarement présents à la fois ; le plus souvent il y a 1 ou 2 qui prennent un développement prépondérant, et c’est l’anneau qui est généralement absent.
Sur la base de leurs caractères squelettiques, les Nassellaires ont été divisés par
Haeckel, d’une manière arbitraire, en 3 sous-ordres :
1. Sous-ordre des Nassoidea Haeckel, qui comprend un petit nombre de formes
soi-disant dépourvues d’éléments squelettiques et réduites aux capsules centrales
elliptiques ou ovalaires, entourées par l’ectoplasme et la gelée. S’il est probable que
quelques-unes parmi elles, décrites par Haeckel, ne représentent que les stades très
jeunes d’autres Nassellaires, issus des divisions binaires et n’ayant pas encore formé
leurs squelettes, chez d’autres (Cystidium sp.) Hollande et Enjumet (1954) ont
signalé l’existence constante d’un spicule unique interne, invariablement situé dans la
partie apicale de l’ectoplasme.
2. Sous-ordre des Plectellaria Haeckel, dans lequel on range les formes pourvues
d’un squelette rudimentaire, représenté soit par un trépied à branches tantôt simples,
tantôt ramifiées et anastomosées en une coque buissonnante, mais ne formant pas de
tête régulière, soit par 1 ou plusieurs anneaux, complets ou non, diversement disposés
et se combinant, ou non, avec le trépied plus ou moins développé, ou simplement apparent.
3. Sous-ordre des Cyrtellaria Haeckel, chez lesquels le squelette est représenté
ou par une seule tête, ou peut comprendre le thorax, l’abdomen et le post-abdomen,
grillagés, soit ouverts en bas, soit clôturés par une lame également grillagée. Les branches du trépied sont souvent apparentes sous forme d’épines, de spicules ou de
crêtes, mais il arrive qu’elles deviennent indistinctes, noyées dans les parois des coques
(formes éradiées). Par contre, l’anneau est presque toujours absent.
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