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lure particulière, dite « diatomeenne », à cause de l’existence de nombreuses alvéoles
qui y sont encastrées (PL 53, fig. 7).
5. Sous-ordre des Phoeoconchia, Haeckel, emend. Haecker. Les représentants de
ce sous-ordre, peu nombreux, se rencontrent rarement à la surface de la mer, vivant
surtout dans la zone profonde. Leur squelette autogène est en forme de coques, sphériques ou lenticulaires, à symétrie bilatérale, constituées par 2 valves, réunies entre
elles à la manière des coquilles des Brachiopodes, soit par un ligament plasmatique,
soit par un engrenage dentiforme, en laissant toutefois au pôle oral une fente buccale.
Les coques sont d’apparence grillagée, percées de nombreux pores, et munies, le plus
souvent, de 2 cornes tubulaires, situées généralement au pôle aboral, parfois latéralement.
6. Sous-ordre des Phoeodendria Haecker. Ce sont les plus volumineux de tous les
Phoeodariés, pouvant atteindre jusqu’à 30 mm de diamètre et vivant généralement
à une assez faible profondeur. Leurs coques sont constituées par 2 valves indépendantes,
sans aucun ligament ou engrenage entre elles. Leurs parois, minces et percées par de
nombreux pores fins, sont surmontées, sur chaque valve, d’une coupole creuse, de
laquelle partent 3, ou plus, spicules ou cornes tubulaires, plus ou moins abondamment
ramifiés, dont les branches peuvent s’anastomoser entre elles et former ainsi une
deuxième coque buissonnante d’apparence bivalve. Les coupoles sont soit percées d’un,
ou de plusieurs orifices, appelés narines, soit prolongées par des tubes, dits tubes
nasaux ou rhinocannes, débouchant au-dessous de l’orifice de l’astropyle, et rattachés
aux sommets des coupoles par 1 ou 2 tigelles siliceuses, désignées sous le nom de freins
(PL 38, fig. 6, 7). Les coupoles et les rhinocannes sont considérées actuellement
comme des espaces digestifs, les rhinocannes servant pour l’évacuation dans le phoeodium de divers produits d’excrétion.
Radiolaire “ incertae sedis ” : STICHOLONCHE ZANCLEA Hertwig
L’unique Radiolaire, dont la position systématique est encore incertaine, est Sticholonche zanclea, commun dans le plancton de surface méditerranéen pendant la saison
froide. Découvert par Hertwig (1877), décrit pour la première fois par Fol (1883), il
a été réétudié ensuite, mais d’une manière insuffisante, par Korotneff, Borgert et
Stiasny. Le travail récent de Hollande et Enjumet (1954), dont j’ai eu la possibilité
de prendre connaissance avant la publication grâce à l’amabilité des auteurs, quoique
n’ayant pas résolu d’une manière définitive la question des affinités de ce Radiolaire
énigmatique, a apporté des précisions importantes sur la morphologie de ses stades
végétatifs.
Le corps plasmatique de Sticholonche, de 1 à 2 mm de long, sans membrane extérieure définie, est cordiforme, à symétrie bilatérale (PL 55, f. 1). Il est renflé antérieurement et acuminé dans sa partie postérieure; sa face dorsale est fortement déprimée
et présente une légère carène sagittale mousse. Le squelette est représenté par des
spicules creux, de nature probablement siliceuse, de deux sortes : les uns tangentiels,
enfouis dans l’ectoplasme, petits, fusiformes et courbés (PL 55, f. 2) ; les autres grands,
spatulés aux extrémités subterminales, finement dentelés du côté externe quand ils
sont définitivement formés, groupés par 18-20 dans 14 rosettes (PL 55, f. 1). Sur la
face dorsale du corps existent les axopodes, motiles ou de sustentation, disposés en
4 rangées longitudinales, les axopodes de la même rangée étant étroitement accolés
les uns aux autres de manière à constituer une sorte de lame flexible. Dans la partie
postérieure du corps sont localisés les gros pseudopodes, probablement préhensifs.
lure particulière, dite « diatomeenne », à cause de l’existence de nombreuses alvéoles
qui y sont encastrées (PL 53, fig. 7).
5. Sous-ordre des Phoeoconchia, Haeckel, emend. Haecker. Les représentants de
ce sous-ordre, peu nombreux, se rencontrent rarement à la surface de la mer, vivant
surtout dans la zone profonde. Leur squelette autogène est en forme de coques, sphériques ou lenticulaires, à symétrie bilatérale, constituées par 2 valves, réunies entre
elles à la manière des coquilles des Brachiopodes, soit par un ligament plasmatique,
soit par un engrenage dentiforme, en laissant toutefois au pôle oral une fente buccale.
Les coques sont d’apparence grillagée, percées de nombreux pores, et munies, le plus
souvent, de 2 cornes tubulaires, situées généralement au pôle aboral, parfois latéralement.
6. Sous-ordre des Phoeodendria Haecker. Ce sont les plus volumineux de tous les
Phoeodariés, pouvant atteindre jusqu’à 30 mm de diamètre et vivant généralement
à une assez faible profondeur. Leurs coques sont constituées par 2 valves indépendantes,
sans aucun ligament ou engrenage entre elles. Leurs parois, minces et percées par de
nombreux pores fins, sont surmontées, sur chaque valve, d’une coupole creuse, de
laquelle partent 3, ou plus, spicules ou cornes tubulaires, plus ou moins abondamment
ramifiés, dont les branches peuvent s’anastomoser entre elles et former ainsi une
deuxième coque buissonnante d’apparence bivalve. Les coupoles sont soit percées d’un,
ou de plusieurs orifices, appelés narines, soit prolongées par des tubes, dits tubes
nasaux ou rhinocannes, débouchant au-dessous de l’orifice de l’astropyle, et rattachés
aux sommets des coupoles par 1 ou 2 tigelles siliceuses, désignées sous le nom de freins
(PL 38, fig. 6, 7). Les coupoles et les rhinocannes sont considérées actuellement
comme des espaces digestifs, les rhinocannes servant pour l’évacuation dans le phoeodium de divers produits d’excrétion.
Radiolaire “ incertae sedis ” : STICHOLONCHE ZANCLEA Hertwig
L’unique Radiolaire, dont la position systématique est encore incertaine, est Sticholonche zanclea, commun dans le plancton de surface méditerranéen pendant la saison
froide. Découvert par Hertwig (1877), décrit pour la première fois par Fol (1883), il
a été réétudié ensuite, mais d’une manière insuffisante, par Korotneff, Borgert et
Stiasny. Le travail récent de Hollande et Enjumet (1954), dont j’ai eu la possibilité
de prendre connaissance avant la publication grâce à l’amabilité des auteurs, quoique
n’ayant pas résolu d’une manière définitive la question des affinités de ce Radiolaire
énigmatique, a apporté des précisions importantes sur la morphologie de ses stades
végétatifs.
Le corps plasmatique de Sticholonche, de 1 à 2 mm de long, sans membrane extérieure définie, est cordiforme, à symétrie bilatérale (PL 55, f. 1). Il est renflé antérieurement et acuminé dans sa partie postérieure; sa face dorsale est fortement déprimée
et présente une légère carène sagittale mousse. Le squelette est représenté par des
spicules creux, de nature probablement siliceuse, de deux sortes : les uns tangentiels,
enfouis dans l’ectoplasme, petits, fusiformes et courbés (PL 55, f. 2) ; les autres grands,
spatulés aux extrémités subterminales, finement dentelés du côté externe quand ils
sont définitivement formés, groupés par 18-20 dans 14 rosettes (PL 55, f. 1). Sur la
face dorsale du corps existent les axopodes, motiles ou de sustentation, disposés en
4 rangées longitudinales, les axopodes de la même rangée étant étroitement accolés
les uns aux autres de manière à constituer une sorte de lame flexible. Dans la partie
postérieure du corps sont localisés les gros pseudopodes, probablement préhensifs.
