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D autre part, la découverte par Hollande et Enjumet des centroplastes et des axopodes chez de nombreux Sphaerellaires et Nassellaires permet d’envisager des rapports
assez étroits, au moins de ces 2 ordres des Radiolaires, avec les Héliozoaires et les Acanthaires.
CLASSIFICATION
La classification des Radiolaires a été établie, en ses grandes lignes, par Haeckel,
et son ouvrage fondamental (1887) reste indispensable, encore actuellement, pour
toute étude systématique. A. cause de nombreuses erreurs commises par Haeckel, sa
classification a été partiellement remaniée depuis par les divers auteurs (Borgert,
Haecker, Schrôder) notamment dans la partie relative aux Radiolaires cannopylés
Phoeodariés, qui représentent un groupement homogène et bien défini.
D’autres essais de remaniement, soit purement théoriques (Popofski), soit basés
uniquement sur les données paléontologiques (Deflandre), ont été tentés pour les
Radiolaires péripylés Sphérellaires et surtout les Radiolaires monopylés Nassellaires.
Il ne saurait être question de tenir compte dans ce Manuel des conceptions spéculatives,
parfois abandonnées ultérieurement par leurs auteurs (Popofski) à cause des difficultés
pour leur application, apparues comme insurmontables, par suite de la pénurie de nos
connaissances, autres que morphologiques, concernant les Radiolaires actuels.
On doit ajouter cependant que leur classification devra être nécessairement révisée,
mais non seulement au point de vue squelettique, mais également et surtout, sur la base
des caractères cytologiques, tels que l’agencement de l’appareil axopodique, la structure
des noyaux, des capsules centrales et des éléments de reproduction, qui sont encore
presque entièrement inconnus.
La réserve s’impose, quoique pour d’autres raisons, relativement aux recherches
importantes en cours de Hollande et Enjumet sur les Collodaires et Polycyttaires.
Leurs résultats, publiés actuellement seulement en partie (1953), permettront certainement, dans un avenir assez proche, de réviser entièrement la systématique de ces
2 sous-ordres des Spumellaires puisqu’ils démontrent, dès maintenant, les rapports
étroits qui existent entre certaines formes monocapsulées (Collodaires) et les formes
coloniales (Polycyttaires). Mais pour le moment il serait prématuré, comme le reconnaissent les auteurs eux-mêmes, de bouleverser la classification de ces Spumellaires,
établie par Haeckel et déjà remaniée en partie par Brandt et Enriquès. En effet,
les recherches de ces 2 auteurs, très délicates et difficiles, ne concernent, pour le moment,
qu’un petit nombre de formes, tandis que pour bien d’autres le cycle évolutif reste encore
inconnu. En outre, les caractères distinctifs génériques et spécifiques formulés par eux,
très précis et de première importance pour un spécialiste, sont trop subtils, exigent
l’étude cytologique minutieuse avec l’emploi des méthodes de la technique microscopique moderne, et sont ainsi hors de la compétence des débutants, auxquels est destiné
ce Manuel. En conséquence, dans la partie systématique et les tableaux dichotomiques
qui suivent sera maintenue, malgré toutes ses imperfections et l’insuffisance des caractères distinctifs, l’ancienne classification de Haeckel, légèrement simplifiée et conforme
à celle adoptée par nous dans le Traité de Zoologie de Grassé (Trégouboff, 1953).
Sur 750 genres des Radiolaires vivants, établis principalement par Haeckel et dont
un certain nombre est destiné à disparaître, 211 avec 350 espèces environ, dont une
soixantaine nouvelles pour elle, ont été reconnus jusqu’à présent dans la Méditerranée.
Leur nombre augmentera certainement quand on effectuera, d’une manière systéma­
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