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étant donné qu’elles ont mis en evidence les liens étroits qui existent, par exemple, entre
quelques espèces de Thalassophysa (Collodariés) et les espèces précises du genre Collozoum (Polycyttaires), considérées jusqu’à présent comme des genres indépendants et
appartenant aux 2 sous-ordres différents.
PARASITES DES RADIOLAIRES
Parmi les Radiolaires ce sont surtout les Collodariés et les Polycyttaires qui hébergent le plus de parasites. Ces derniers sont des Dinoflagellés et appartiennent aux différentes espèces des genres Merodinium et Syndinium, localisés soit dans l’ectoplasme,
soit dans l’endoplasme, et à une espèce du genre Solenodinium, dont les jeunes stades
sont intranucléaires chez les Thalassicolles (1). Un parasite particulier, dont le cycle évolutif et les affinités ne sont pas encore établis avec certitude, a été signalé par Hollande
(1953) sous le nom de Caryotoma bernardi dans les noyaux des Thalassicolles. Il est
probable quAulacantha scolymantha, Radiolaire Phoeodarié, héberge également des
Dinoflagellés parasites, mais leur étude reste encore à faire. Enfin, l’unique Radiolaire
incertae sedis, Sticholonche zanclea Hertwig, est souvent parasité par Amoebophrya
sticholonchae Koeppen, très voisine de celle des Acanthaires.
ÉCOLOGIE
La distribution verticale des Radiolaires dans la mer varie suivant les ordres. Ainsi
les Radiolaires péripylés et monopylés sont abondants à la surface, de 0 à 50 m pendant
la saison froide et ne descendent en profondeur, à 100 m et au delà, qu’au moment où
la température de la couche superficielle de la mer atteint -f- 20°C. Par contre, les
Radiolaires cannopylés ou les Phoeodariés vivent de préférence en profondeur et certains parmi eux se montrent nettement localisés. Ainsi, les représentants des familles
des Aulacanthides, des Challengerides, des Medusettides, sont caractéristiques du
knéphoplancton, de 100 à 400 m, et peuvent être capturés en hiver à la surface; ceux
appartenant à la famille des Tuscarorides sont des habitants de la zone oligophote, entre
400 et 1500 m, tandis que les Pharyngellides appartiennent au nyctoplancton et n’ont
été pêchés jusqu’à présent qu’au delà de 1500 m. Toutefois l’étude écologique précise
des Radiolaires n’a pas été faite, jusqu’à présent, d’une manière suivie dans la Méditerranée.
AFFINITÉS DES RADIOLAIRES
On admet actuellement que les Radiolaires s’apparentent aux Dinoflagellés par
l’intermédiaire de certains Péridiniens de la famille des Gymnosclerotidae, tels que
Gymnaster pentasterias et Plectodinium nucleovolavatum, qui possèdent des caractères
cytologiques (structure des noyaux, présence de la membrane de la capsule centrale
périnucléaire de nature protéique) et squelettiques (existence d’un squelette siliceux
discontinu interne) tout à fait homologues de ceux des Radiolaires. Les Radiolaires
pourraient avoir ainsi une souche ancestrale commune avec les Dinoflagellés et dériver,
probablement, des Pyrrhomonadines, de même que les Cryptomonadines.
(1). Postérieurement à la rédaction de ce chapitre, Hovasse et Brown (1953), Hollande et Enjumet
(1953, 1955), ont décrit ou signalé la présence de nombreuses espèces de parasites Syndiniens chez divers
Radiolaires.
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