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Une note préliminaire de Hollande et Enjumet (1954) signale l’existence, chez de
nombreux Radiolaires Sphaerellaires et Nassellaires, d’un centroplaste (ou axoplaste),
duquel rayonnent les axopodes. Le centroplaste peut être intranucléaire, sphérique,
annulaire ou étiré en haltère, ou être représenté par des grains ou des corpuscules, disposés à la périphérie du noyau, immédiatement sous sa membrane (Sphaerellaires) ;
il peut être extranucléaire chez les Nassellaires. Dans quelques cas les axopodes semblent se terminer librement dans l’endoplasme, comme cela a été décrit chez certains
Héliozoaires.
Capsule centrale. — La membrane de la capsule centrale, de nature chitinoïde,
est simple chez la majorité des Radiolaires et présente les doubles contours seulement
chez les Phoeodariés. La communication entre l’ectoplasme extracapsulaire et l’endoplasme intracapsulaire est assurée grâce à ses perforations, lesquelles, caractéristiques
pour les 3 ordres de Radiolaires, présentent 3 modalités :
1. la membrane est perforée de nombreux pores fins, disséminés sur toute sa
surface (Radiolaires péripylés) (PI. 38, fig. 1) ;
2. il n’existe chez elle qu’un seul orifice, situé à la base tronquée de la capsule
centrale, généralement elliptique; la partie convexe de la capsule est dépourvue de
pores, ces derniers étant tous localisés dans la partie basale plane, où ils forment une
sorte de crible ou de tamis, désigné sous le nom de « champ de pores», et auxquels aboutissent 30-60, ou plus, tubes fins, agencés en une formation conique, appelée le « podocône », se prolongeant à l’intérieur à peu près jusqu’au milieu de la capsule centrale,
qui se montre souvent diverticulée ou lobée, ainsi que le noyau, devenu excentrique
(Radiolaires osculés monopylés) (PI. 38, fig. 2); (1)
3. la membrane est percée de 3, plus rarement d’i seul, et exceptionnellement
chez quelques formes aberrantes de plusieurs, orifices particuliers, disposés généralement de la manière suivante : un gros, ou astropyle, au pôle inférieur, oral, de la
capsule ellipsoïdale, et les 2 autres, les parapyles, plus petits, situés latéralement par
rapport au pôle supérieur aboral. Ces orifices ont leurs bases élargies en mamelons
striés et sont prolongés par des tubes cylindriques, les proboscis, plus ou moins longs,
qui plongent dans l’ectoplasme extracapsulaire (Radiolaires osculés cannopylés ou
tripylés) (PL 38, fig. 3).
Squelette. — Les Radiolaires soit nus, dépourvus de tout élément squelettique,
soit possédant un squelette hétérogène, constitué par divers corps étrangers agglomérés à la périphérie de leurs corps plasmatiques, sont peu nombreux. La plupart des
Radiolaires sécrètent eux-mêmes leur squelette, lequel chez de nombreux Radiolaires
actuels s’agence par voie centrifuge à la suite du dépôt de la silice dans les endroits
appropriés de la couche ectoplasmique. Ce squelette peut être discontinu, c’est-à-dire
représenté par des spicules isolés tangentiels, périphériques, quand le dépôt de la silice
a lieu seulement par places dans la zone ectoplasmique superficielle, soit continu en
forme d’une coque grillagée, résultant du dépôt de la silice dans toutes les mailles d’un
réseau complet. Chez de nombreux Radiolaires cette coque peut rester unique pendant
toute leur vie, mais chez d’autres se forment, avec l’âge et par le même processus,
plusieurs, jusqu’à 10, coques concentriques, la capsule centrale restant emprisonnée
(1). D’après Hollande et Enjumet (1954) le podocône des Nassellaires doit être interprété comme le
faisceau d’axopodes, dépendant d’un centroplaste loge dans 1 intérieur de la capsule centrale en dessous du
noyau devenu excentrique.
Une note préliminaire de Hollande et Enjumet (1954) signale l’existence, chez de
nombreux Radiolaires Sphaerellaires et Nassellaires, d’un centroplaste (ou axoplaste),
duquel rayonnent les axopodes. Le centroplaste peut être intranucléaire, sphérique,
annulaire ou étiré en haltère, ou être représenté par des grains ou des corpuscules, disposés à la périphérie du noyau, immédiatement sous sa membrane (Sphaerellaires) ;
il peut être extranucléaire chez les Nassellaires. Dans quelques cas les axopodes semblent se terminer librement dans l’endoplasme, comme cela a été décrit chez certains
Héliozoaires.
Capsule centrale. — La membrane de la capsule centrale, de nature chitinoïde,
est simple chez la majorité des Radiolaires et présente les doubles contours seulement
chez les Phoeodariés. La communication entre l’ectoplasme extracapsulaire et l’endoplasme intracapsulaire est assurée grâce à ses perforations, lesquelles, caractéristiques
pour les 3 ordres de Radiolaires, présentent 3 modalités :
1. la membrane est perforée de nombreux pores fins, disséminés sur toute sa
surface (Radiolaires péripylés) (PI. 38, fig. 1) ;
2. il n’existe chez elle qu’un seul orifice, situé à la base tronquée de la capsule
centrale, généralement elliptique; la partie convexe de la capsule est dépourvue de
pores, ces derniers étant tous localisés dans la partie basale plane, où ils forment une
sorte de crible ou de tamis, désigné sous le nom de « champ de pores», et auxquels aboutissent 30-60, ou plus, tubes fins, agencés en une formation conique, appelée le « podocône », se prolongeant à l’intérieur à peu près jusqu’au milieu de la capsule centrale,
qui se montre souvent diverticulée ou lobée, ainsi que le noyau, devenu excentrique
(Radiolaires osculés monopylés) (PI. 38, fig. 2); (1)
3. la membrane est percée de 3, plus rarement d’i seul, et exceptionnellement
chez quelques formes aberrantes de plusieurs, orifices particuliers, disposés généralement de la manière suivante : un gros, ou astropyle, au pôle inférieur, oral, de la
capsule ellipsoïdale, et les 2 autres, les parapyles, plus petits, situés latéralement par
rapport au pôle supérieur aboral. Ces orifices ont leurs bases élargies en mamelons
striés et sont prolongés par des tubes cylindriques, les proboscis, plus ou moins longs,
qui plongent dans l’ectoplasme extracapsulaire (Radiolaires osculés cannopylés ou
tripylés) (PL 38, fig. 3).
Squelette. — Les Radiolaires soit nus, dépourvus de tout élément squelettique,
soit possédant un squelette hétérogène, constitué par divers corps étrangers agglomérés à la périphérie de leurs corps plasmatiques, sont peu nombreux. La plupart des
Radiolaires sécrètent eux-mêmes leur squelette, lequel chez de nombreux Radiolaires
actuels s’agence par voie centrifuge à la suite du dépôt de la silice dans les endroits
appropriés de la couche ectoplasmique. Ce squelette peut être discontinu, c’est-à-dire
représenté par des spicules isolés tangentiels, périphériques, quand le dépôt de la silice
a lieu seulement par places dans la zone ectoplasmique superficielle, soit continu en
forme d’une coque grillagée, résultant du dépôt de la silice dans toutes les mailles d’un
réseau complet. Chez de nombreux Radiolaires cette coque peut rester unique pendant
toute leur vie, mais chez d’autres se forment, avec l’âge et par le même processus,
plusieurs, jusqu’à 10, coques concentriques, la capsule centrale restant emprisonnée
(1). D’après Hollande et Enjumet (1954) le podocône des Nassellaires doit être interprété comme le
faisceau d’axopodes, dépendant d’un centroplaste loge dans 1 intérieur de la capsule centrale en dessous du
noyau devenu excentrique.
