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à l’intérieur de la première, la plus ancienne. Dans ce cas toutes les coques portent le
nom de corticales. La solidité de l’appareil squelettique dans le cas des coques multiples est assurée par la formation des trabécules ou des piliers radiaires qui relient
les 2 coques concentriques consécutives à partir de la première formée, sur laquelle
ils sont implantés. Ces trabécules résultent du dépôt de la silice dans la couche moyenne
de l’ectoplasme et se prolongent généralement bien au-delà de l’ultime coque sous
forme d’épines ou de spicules, parfois très longs, désignés sous le nom de spicules
radiaires primaires. Très souvent la surface de la dernière coque est ornée d’autres
petites épines, de forme diverse, implantées perpendiculairement, appelées les épines
ou les spicules secondaires.
11 est impossible de donner actuellement une explication suffisante concernant la
formation de 1 ou de 2 coques qu’on trouve à l’intérieur des capsules centrales chez de
nombreux Radiolaires. Depuis Hertwig, sans que le fait soit vérifié d’une manière
précise, on considérait ces coques médullaires comme formées en premier lieu et devenues intracapsulaires par suite de l’accroissement, avec l’âge, de la capsule centrale
et de la masse endoplasmique. Les micropaléontologistes (v. Deflandre, 1953), en
se basant sur l’étude de leur matériel uniquement fossilisé, admettent la possibilité de
la croissance centripète du squelette chez les Radiolaires, qui se manifesterait soit par
la formation de piquants convergeant vers le centre, soit par la formation de coques
médullaires complètes, lesquelles seraient ainsi de formation secondaire et non primaire.
Toutefois cette interprétation n’a pu être vérifiée jusqu’à présent sur les Radiolaires
vivants. Mais quel que soit le mode de leur formation, la présence et le nombre de coques
médullaires sont considérés comme des caractères génériques importants dans la classification actuelle des Radiolaires.
Les formes du squelette des Radiolaires présentent une variété infinie, et les principales parmi elles seront décrites dans les tableaux dichotomiques de la partie systématique. On doit signaler toutefois, dès maintenant, que dans les 3 ordres de Radiolaires,
en corrélation avec les 3 types des capsules centrales décrites plus haut, le squelette
présente dans chaque ordre des caractères particuliers. Ainsi, chez les Radiolaires péripylés le squelette discontinu ou continu, complet et généralement régulier, est constitué
par des éléments siliceux pleins. Chez les Radiolaires osculés monopylés le squelette,
fait également par des éléments pleins, a la forme de coques incomplètes asymétriques,
réduites parfois à de simples anneaux ou à des ceintures. Chez les Radiolaires cannopylés ou Phoeodariés le squelette, soit discontinu, soit continu en forme de coques
périphériques corticales, est constitué, à l’exception d’une seule famille, par des éléments
siliceux creux, dont les cavités sont remplies par une gelée semi-liquide.
PHYSIOLOGIE
Motilité. — La flottaison des Radiolaires dans la mer est facilitée par l’existence
sur leurs coques de spicules radiaires souvent très longs, réalisant ainsi le type planctonique échinoïdal, assurant parfaitement la suspension, et par leurs pseudopodes
périphériques rayonnants, ainsi que par la présence de la couche gélatineuse fortement
vacuolisée et de nombreuses gouttes d’huile, situées dans l’endoplasme. Leurs mouvements d ascension et de plongée sont determines par la contraction et la distension de
leurs pseudopodes et du corps plasmatique, ainsi que par la formation et l’éclatement
de vésicules, non pulsatiles, qui se forment dans l’ectoplasme.
à l’intérieur de la première, la plus ancienne. Dans ce cas toutes les coques portent le
nom de corticales. La solidité de l’appareil squelettique dans le cas des coques multiples est assurée par la formation des trabécules ou des piliers radiaires qui relient
les 2 coques concentriques consécutives à partir de la première formée, sur laquelle
ils sont implantés. Ces trabécules résultent du dépôt de la silice dans la couche moyenne
de l’ectoplasme et se prolongent généralement bien au-delà de l’ultime coque sous
forme d’épines ou de spicules, parfois très longs, désignés sous le nom de spicules
radiaires primaires. Très souvent la surface de la dernière coque est ornée d’autres
petites épines, de forme diverse, implantées perpendiculairement, appelées les épines
ou les spicules secondaires.
11 est impossible de donner actuellement une explication suffisante concernant la
formation de 1 ou de 2 coques qu’on trouve à l’intérieur des capsules centrales chez de
nombreux Radiolaires. Depuis Hertwig, sans que le fait soit vérifié d’une manière
précise, on considérait ces coques médullaires comme formées en premier lieu et devenues intracapsulaires par suite de l’accroissement, avec l’âge, de la capsule centrale
et de la masse endoplasmique. Les micropaléontologistes (v. Deflandre, 1953), en
se basant sur l’étude de leur matériel uniquement fossilisé, admettent la possibilité de
la croissance centripète du squelette chez les Radiolaires, qui se manifesterait soit par
la formation de piquants convergeant vers le centre, soit par la formation de coques
médullaires complètes, lesquelles seraient ainsi de formation secondaire et non primaire.
Toutefois cette interprétation n’a pu être vérifiée jusqu’à présent sur les Radiolaires
vivants. Mais quel que soit le mode de leur formation, la présence et le nombre de coques
médullaires sont considérés comme des caractères génériques importants dans la classification actuelle des Radiolaires.
Les formes du squelette des Radiolaires présentent une variété infinie, et les principales parmi elles seront décrites dans les tableaux dichotomiques de la partie systématique. On doit signaler toutefois, dès maintenant, que dans les 3 ordres de Radiolaires,
en corrélation avec les 3 types des capsules centrales décrites plus haut, le squelette
présente dans chaque ordre des caractères particuliers. Ainsi, chez les Radiolaires péripylés le squelette discontinu ou continu, complet et généralement régulier, est constitué
par des éléments siliceux pleins. Chez les Radiolaires osculés monopylés le squelette,
fait également par des éléments pleins, a la forme de coques incomplètes asymétriques,
réduites parfois à de simples anneaux ou à des ceintures. Chez les Radiolaires cannopylés ou Phoeodariés le squelette, soit discontinu, soit continu en forme de coques
périphériques corticales, est constitué, à l’exception d’une seule famille, par des éléments
siliceux creux, dont les cavités sont remplies par une gelée semi-liquide.
PHYSIOLOGIE
Motilité. — La flottaison des Radiolaires dans la mer est facilitée par l’existence
sur leurs coques de spicules radiaires souvent très longs, réalisant ainsi le type planctonique échinoïdal, assurant parfaitement la suspension, et par leurs pseudopodes
périphériques rayonnants, ainsi que par la présence de la couche gélatineuse fortement
vacuolisée et de nombreuses gouttes d’huile, situées dans l’endoplasme. Leurs mouvements d ascension et de plongée sont determines par la contraction et la distension de
leurs pseudopodes et du corps plasmatique, ainsi que par la formation et l’éclatement
de vésicules, non pulsatiles, qui se forment dans l’ectoplasme.
