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SYMBIOTES ET PARASITES DES ACANTHAIRES
A l’exception des formes primitives, vivant en grandes profondeurs, tous les Acanthaires hébergent des Zooxanthelles, localisées, en nombre variable, surtout dans l’ectoplasme extra ou intracapsulaire. Elles semblent faciliter, comme symbiotes, l’assimilation des proies capturées par leurs hôtes et sont considérées actuellement comme
des Flagellés aberrants, apparentés aux Dinoflagellés (1). Avant la gamétogénèse de
l’Acanthaire, les Zooxanthelles sont expulsées à l’extérieur soit à l’état végétatif, soit,
le plus souvent, sous forme de spores.
Les Acanthaires sont souvent parasités par un organisme décrit par Hertwig comme
étant un Acinétien parasite sous le nom AAmoebophrya acanthometrae (PL 30, fig. 9).
Quoique son cycle évolutif ne soit pas connu en totalité, certains de ses stades décrits ont
permis à Chatton et Biecheler de rapprocher les Amoebophrya des Acanthaires de Hyalosaccus ceratii, parasite de Péridiniens, et d’admettre leurs affinités avec les Dinoflagellés
aberrants, en créant pour ces 2 formes l’ordre particulier des Coelomastigines (2).
ÉCOLOGIE
Les Acanthaires vivent en haute mer et se rencontrent dans le plancton pendant
toute l’année et à tous les niveaux, de la surface à 1 000 m de profondeur (limite des
pêches effectuées dans la Méditerranée). Les formes primitives, incolores, bourrées de
réserves nutritives et dépourvues de Zooxanthelles, vivent toujours entre 400 et
1 000 m. Les Acanthaires supérieurs abondent à la surface en été, mais en hiver se tiennent de préférence entre 50 et 200 m. Leur remontée à la surface semble être déterminée
par les besoins de leur nutrition et surtout de l’assimilation des proies capturées. Par
contre, la descente en profondeur coïncide avec la gamétogénèse, qui se fait normalement
entre 300 et 400 mètres.
AFFINITÉS DES ACANTHAIRES
Au point de vue phylogénétique on rapproche les Acanthaires des Héliozoaires, avec
lesquels leurs formes primitives présentent les caractères communs suivants : la tendance à la métabolie du corps plasmatique, l’existence de la couche gélatineuse périphérique et des axopodes et surtout l’absence chez elles de la membrane de la capsule
centrale. Les partisans de ce rapprochement voient le lien entre ces 2 classes dans quelques formes exotiques, très mal connues, ne pouvant pas être rangées parmi les Acanthaires vrais parce que possédant un nombre, parfois considérable, de 30 à 500, de
spicules, disposés autrement que d’après la loi de Müller, et souvent sans aucun ordre
défini. L’ordre provisoire A Actinelia, créé pour elles, comprend également la seule forme
sessile des Acanthaires, Podactinelius sessilis Schrôder, découvert au Japon.
CLASSIFICATION
Les Acanthaires vrais constituent un groupement homogène et sont peu nombreux.
On en connaît actuellement environ 150 espèces (dont 83 se rencontrent dans la Méditerranée), réparties entre 47 genres, 17 familles et 4 ordres, le dernier étant subdivisé en
2 sous-ordres.
(1) . D après IIovasse et Brown (1953) les Zooxanthelles d’Acanthaires seraient, en réalité, de petites
Algues unicellulaires de l’ordre des Protococcales et non des Dinoflagellés.
(2) . Dans les travaux récents de Hovasse et Brown (1953) et de Hollande et Enjumet (1955) on trouve
des indications relatives à 1 existence chez les divers Acanthaires de parasites Syndiniens.
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