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gamétogénèse et des gamètes reste encore à faire avec les moyens de la technique
moderne, les observations de Schewiakoff ayant été faites surtout sur le vivant. Le
Calvez a donné quelques précisions sur celles d’Acanthornetra pellucida at de Xiphacantha
alata. D après cet auteur, leur gamétogénèse se présenterait sous forme d’une sorte de
spermatogénèse, comparable à celle des Foraminifères, avec la formation de gamétocytes uninucléés bicinétiques, les 2 blépharoplastes étant reliés par une centrodesmose.
Emis dans cet état dans la mer, ils y subissent une division ultime, donnant 2 gamètes
uninucléés biflagellés.
Schewiakoff a pu observer en cultures la copulation des gamètes et la formation des
zygotes; les stades postérieurs aux syncaryons sont abyssaux et restent inconnus.
Développement. — Le développement de nombreux Acanthaires supérieurs, décrit
par Schewiakoff (1926), paraît extraordinaire sous bien des rapports. Les plus jeunes
stades observés par cet auteur provenaient de pêches planctoniques profondes et
étaient pourvus d’un corps central compact, dans lequel s’ébauchent, aux dépens des
10 spicules diamétraux primitifs confondus, 20 spicules radiaires. Ces stades sont encore
uninucléés, et leur noyau, dit primaire, donne par bourgeonnement 40 noyaux somatiques,
lesquels émigrent, 2 par spicule, le long de ces derniers et, parvenus à leurs emplacements définitifs, se transforment en myonèmes, qui se multiplient ensuite de manière
à produire autour de chaque spicule le nombre caractéristique pour chaque genre.
Après la formation des noyaux somatiques le noyau primaire se résout en trophochromidies végétatives, de durée éphémère et de fonction inconnue, et en 8-16 noyaux
génératifs, lesquels, à la suite de leurs divisions multiples successives, donnent les
nombreux noyaux végétatifs de l’Acanthaire adulte. En même temps la couche gélatineuse différencie les pellicules et les fibres d’abord radiaires et ensuite circulaires.
L’appareil hydrostatique étant ainsi définitivement constitué, l’Acanthaire commence
à mener la vie indépendante et forme, s’il y a lieu, la membrane de la capsule centrale.
A la fin de la vie végétative, après élimination de tous les éléments étrangers, toute
la masse cytoplasmique est utilisée pour la formation des gamètes, dont la mise en
liberté marque la fin de la vie de l’Acanthaire.
Motilité. — Les Acanthaires, essentiellement pélagiques, flottent passivement
dans le plancton. Ils sont capables néanmoins de se déplacer soit grâce aux mouvements
de leurs pseudopodes localisés aux extrémités des spicules, soit par suite de l’activité
des axopodes. Quant aux mouvements verticaux d’ascension ou de plongée, ils sont
déterminés par leur appareil hydrostatique. Par suite de la distension de ce dernier le
volume du corps augmente, l’Acanthaire devient plus léger à cause de la pénétration
dans son intérieur d’eau de mer, contenant les divers gaz dissous, et monte vers la surface. Par contre, à la suite de la contraction de l’appareil hydrostatique, le corps plasmatique diminue de volume, s’alourdit, et l’Acanthaire a tendance de plonger en profondeur.
Nutrition. — Les Acanthaires se nourrissent de petits organismes de nature soit
végétale, tels que les Coccolithophorides, les Chlorophycées, les Myxophycées, les Diatomées, soit animale, comme les Dinoflagellés, les Ciliés, les Tintinnides et, exceptionnellement, de larves de Copépodes. La préhension des proies semble être discontinue,
plusieurs étant capturées à la fois : les grosses par des pseudopodes dichotomisés aux
extrémités des spicules, les petites par des pseudopodes périphériques rayonnants. La
digestion se fait dans les vacuoles digestives de l’ectoplasme et l’assimilation dans les
vésicules alimentaires endoplasmiques.
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