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Corps protoplasmique. — La forme du corps des Acanthaires est variable, en
rapport avec celles de leurs squelettes. Quand tous les spicules sont égaux et semblables,
le squelette est monaxone et le corps plasmatique est sphéroïdal. Il devient allongé,
elliptique, rhomboïdal ou aplati en forme d’un coussin quand les spicules soit du même
groupe, soit de groupes différents, sont dissemblables et se distinguent entre eux par
leur forme et surtout par leurs dimensions (PL 32, f. 3; PI. 34, f. 1 A, 2).
STRUCTURE INTERNE
Couche gélatineuse et ses différenciations. — La couche gélatineuse périphérique
n’est homogène que chez quelques rares formes primitives. Chez tous les autres Acanthaires elle est différenciée tout à fait à la périphérie en 1 ou 2 pellicules gélatineuses,
externe (pel. e) et interne (pel. i), plus compactes, rattachées par des filaments plasmatiques aux parties distales des spicules, en dehors du corps plasmatique proprement
dit, en formant ainsi un manchon conique ou pyramidal autour de chaque spicule
(PL 30, f. 7).
A la surface externe de la pellicule gélatineuse périphérique se différencient les fibres,
dites élastiques, de 2 sortes : les unes radiaires (fr), situées le long des manchons et convergeant vers les spicules, les autres circulaires (fc), placées à la base et tout autour
des manchons, en délimitant, en quelque sorte, ces derniers. Les fibres circulaires sont
disposées généralement sur 2 rangs parallèles, entre lesquels sont situés les orifices (o),
servant pour la sortie des axopodes, au nombre de 1 à 8 sur chaque face du manchon
gélatineux pyramidal (PL 30, fig. 7).
Aux endroits où la pellicule gélatineuse s’attache aux spicules, chez tous les Acanthaires, à l’exception de quelques formes les plus primitives, existent des formations
particulières, appelées myonèmes, qui peuvent être au nombre de 2 à 60 autour
de chaque spicule (PL 30, fig. 7). D’après Schewiakoff (1926) les myonèmes proviendraient du bourgeonnement du noyau primaire unique de très jeunes stades et seraient
ainsi d’origine nucléaire; toutefois leur nature semble devoir être précisée par de nouvelles recherches (1). Les myonèmes ont la forme de petites languettes, plus ou moins
filamenteuses, et sont attachés au moyen des filaments plasmatiques par leurs sommets
aux spicules et par leurs bases élargies soit à la surface interne, soit à la surface externe
de la pellicule gélatineuse. Ils peuvent se contracter jusqu’à 1/5 ou 1/9 de leur longueur
normale, et leur rôle consiste à actionner l’appareil hydrostatique des Acanthaires,
constitué par les pellicules gélatineuses et les fibres élastiques. Leurs contractions déterminent la distension des pellicules gélatineuses tendues entre les spicules et le raidissement des fibres radiaires, ces dernières se comportant comme les rayons fixes d’un
parapluie ouvert, tandis que les fibres circulaires contribuent, de leur côté, à mieux
assurer l’étalement des pellicules, comme le font les rayons mobiles d’un parapluie.
La distension des myonèmes provoque, par contre, l’affaissement et l’aplatissement
de l’appareil hydrostatique le long des spicules. Cet appareil, qui n’existe nulle part
ailleurs que chez les Acanthaires, règle ainsi soit leur ascension à la surface de la mer,
soit leur plongée en profondeur.
Ectoplasme. — Chez les Acanthaires primitifs, dépourvus de pellicule gélatineuse
et de myonèmes, l’ectoplasme, plus vacuolaire, passe insensiblement dans l’endoplasme
(1). Hovasse et Brown, dans leur mémoire (1953), consacré aux Radiolaires et à leurs parasites Syndidiens, publié après la rédaction de ce chapitre, considèrent les myonèmes comme des formations cytoplasmiques, ayant l’allure et la taille des dictyosomes de cellules sexuelles.
Corps protoplasmique. — La forme du corps des Acanthaires est variable, en
rapport avec celles de leurs squelettes. Quand tous les spicules sont égaux et semblables,
le squelette est monaxone et le corps plasmatique est sphéroïdal. Il devient allongé,
elliptique, rhomboïdal ou aplati en forme d’un coussin quand les spicules soit du même
groupe, soit de groupes différents, sont dissemblables et se distinguent entre eux par
leur forme et surtout par leurs dimensions (PL 32, f. 3; PI. 34, f. 1 A, 2).
STRUCTURE INTERNE
Couche gélatineuse et ses différenciations. — La couche gélatineuse périphérique
n’est homogène que chez quelques rares formes primitives. Chez tous les autres Acanthaires elle est différenciée tout à fait à la périphérie en 1 ou 2 pellicules gélatineuses,
externe (pel. e) et interne (pel. i), plus compactes, rattachées par des filaments plasmatiques aux parties distales des spicules, en dehors du corps plasmatique proprement
dit, en formant ainsi un manchon conique ou pyramidal autour de chaque spicule
(PL 30, f. 7).
A la surface externe de la pellicule gélatineuse périphérique se différencient les fibres,
dites élastiques, de 2 sortes : les unes radiaires (fr), situées le long des manchons et convergeant vers les spicules, les autres circulaires (fc), placées à la base et tout autour
des manchons, en délimitant, en quelque sorte, ces derniers. Les fibres circulaires sont
disposées généralement sur 2 rangs parallèles, entre lesquels sont situés les orifices (o),
servant pour la sortie des axopodes, au nombre de 1 à 8 sur chaque face du manchon
gélatineux pyramidal (PL 30, fig. 7).
Aux endroits où la pellicule gélatineuse s’attache aux spicules, chez tous les Acanthaires, à l’exception de quelques formes les plus primitives, existent des formations
particulières, appelées myonèmes, qui peuvent être au nombre de 2 à 60 autour
de chaque spicule (PL 30, fig. 7). D’après Schewiakoff (1926) les myonèmes proviendraient du bourgeonnement du noyau primaire unique de très jeunes stades et seraient
ainsi d’origine nucléaire; toutefois leur nature semble devoir être précisée par de nouvelles recherches (1). Les myonèmes ont la forme de petites languettes, plus ou moins
filamenteuses, et sont attachés au moyen des filaments plasmatiques par leurs sommets
aux spicules et par leurs bases élargies soit à la surface interne, soit à la surface externe
de la pellicule gélatineuse. Ils peuvent se contracter jusqu’à 1/5 ou 1/9 de leur longueur
normale, et leur rôle consiste à actionner l’appareil hydrostatique des Acanthaires,
constitué par les pellicules gélatineuses et les fibres élastiques. Leurs contractions déterminent la distension des pellicules gélatineuses tendues entre les spicules et le raidissement des fibres radiaires, ces dernières se comportant comme les rayons fixes d’un
parapluie ouvert, tandis que les fibres circulaires contribuent, de leur côté, à mieux
assurer l’étalement des pellicules, comme le font les rayons mobiles d’un parapluie.
La distension des myonèmes provoque, par contre, l’affaissement et l’aplatissement
de l’appareil hydrostatique le long des spicules. Cet appareil, qui n’existe nulle part
ailleurs que chez les Acanthaires, règle ainsi soit leur ascension à la surface de la mer,
soit leur plongée en profondeur.
Ectoplasme. — Chez les Acanthaires primitifs, dépourvus de pellicule gélatineuse
et de myonèmes, l’ectoplasme, plus vacuolaire, passe insensiblement dans l’endoplasme
(1). Hovasse et Brown, dans leur mémoire (1953), consacré aux Radiolaires et à leurs parasites Syndidiens, publié après la rédaction de ce chapitre, considèrent les myonèmes comme des formations cytoplasmiques, ayant l’allure et la taille des dictyosomes de cellules sexuelles.
