données économiques 99 - secteur industriel
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se dément pas ultérieurement, devrait contribuer à une reprise des projets parapétroliers offshore. L'amélioration qui
se dessine en Asie pourrait contribuer à la reprise des affrètements à destination de cette région et à des tarifs plus rémunérateurs, avec des conséquences positives sur les projets de
construction navale. Une inconnue notable est l'évolution
des parités monétaires entre won, yen, dollar et euro : aspect
déterminant des conditions de compétitivité.
2. Construction de navires militaires
La construction navale militaire comprend :
-la construction et la réparation de bâtiments de guerre
par les chantiers civils ;
-la conception et la réalisation de navires de guerre
et de surveillance, ainsi que leur entretien lourd,
dont est chargée la direction des Constructions navales
(DCN) au sein du ministère de la Défense.
Chiffres-clés
Chantiers civils
Chiffre d'affaires
Valeur ajoutée
Emploi
Entreprises
Arsenaux
Production
1993
1994
1995
1996
1997
1998
536
585
700
552
486
nd
221
253
357
248
251
nd
1097
1245
1363
1090
1004
nd
15
17
16
11
6
nd
15558
15300
14937
15225
13353
10667
Achats en matériels et prestations de services
10021
9570
9229
9432
7832
5965
Variations de stocks
Valeur ajoutée
79
-7
229
348
557
100
5458
5737
5516
5395
4964
4602
Effectifs de la DCN
23955
22810 22478
21406
20333
17 515
Effectifs de sous-traitance
4945
5230
5634
5 737
4600
3360
Unités : MF et effectifs.
nd: non disponible.
Sources : DCN pour les arsenaux, Sessi pour les chantiers civils.
Évolution de l'activité
L'activité est fortement affectée par la baisse des budgets
militaires à partir de 1990 et parles opérations de réduction
des coûts menées par la Délégation générale pour l'Armement (DGA) : le chiffre d'affaires généré par les commandes
d'Etat était de 20 GF environ en 1990 ; il sera de moins de
9 GF en 2000. La baisse des plans de charge est à l'avenant :
24,3 millions d'heures productives en 1996; 14,7 millions
programmées pour 2000 et pour 2001.
Ce bouleversement des conditions de fonctionnement a
conduit la DCN à rapatrier une partie de la sous-traitance à
l'intérieur de ses établissements. Ce sont donc les bassins
d'emploi qui ont été touchés par les ajustements et non pas
la seule DCN.
Une réorganisation de la DCN a été lancée au début de la
décennie : en 1 991 a été créée DCN International, dans le
but de développer les exportations et permettre de nouer les
alliances industrielles et commerciales. Mais la réorganisation a aussi concerné le statut de l'établissement, défini
jusqu'à une date récente comme direction opérationnelle à
statut d'administration centrale de la DGA. Le décret 97-35
du 17 janvier 1997, fixant les attributions, de la DGA a
recentré les missions de la DCN sur les activités industrielles
en créant deux services distincts : le service étatique des
programmes navals (SPN), d'environ 2 000 personnes,
assure la maîtrise d'ouvrage pour le compte de la Marine ;
le service industrie! (17 000 personnes sur huit sites),
qui constitue la « nouvelle DCN », est maître d'oeuvre des
projets industriels et de la maintenance du matériel de la
Marine.
L'activité de construction navale militaire en France relève
essentiellement de la DCN. Celle-ci assure la conception,
la réalisation et la maintenance d'équipements navals pour le
compte de la Marine nationale et pour l'exportation. Elle
gère les arsenaux et sites de production de Cherbourg, Brest,
Lorient, Toulon, Saint-Tropez, Papeete, Indret et Ruelle.
Enfin, le 18 mai 1999, le gouvernement a annoncé la transformation de la DCN en « service à compétence nationale »
(SCN). Aux termes du décret du 9 mai 1997, les SCN sont
créés par décret en Conseil d'Etat ou par arrêté ministériel,
selon le rattachement des services visés. Ce statut maintient
la DCN comme administration disposant d'un compte de
commerce; mais il renforce la séparation de l'établissement
(fournisseur) d'avec la DGA (cliente); cette dernière continuera néanmoins d'exercer sa compétence rutélaire.
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se dément pas ultérieurement, devrait contribuer à une reprise des projets parapétroliers offshore. L'amélioration qui
se dessine en Asie pourrait contribuer à la reprise des affrètements à destination de cette région et à des tarifs plus rémunérateurs, avec des conséquences positives sur les projets de
construction navale. Une inconnue notable est l'évolution
des parités monétaires entre won, yen, dollar et euro : aspect
déterminant des conditions de compétitivité.
2. Construction de navires militaires
La construction navale militaire comprend :
-la construction et la réparation de bâtiments de guerre
par les chantiers civils ;
-la conception et la réalisation de navires de guerre
et de surveillance, ainsi que leur entretien lourd,
dont est chargée la direction des Constructions navales
(DCN) au sein du ministère de la Défense.
Chiffres-clés
Chantiers civils
Chiffre d'affaires
Valeur ajoutée
Emploi
Entreprises
Arsenaux
Production
1993
1994
1995
1996
1997
1998
536
585
700
552
486
nd
221
253
357
248
251
nd
1097
1245
1363
1090
1004
nd
15
17
16
11
6
nd
15558
15300
14937
15225
13353
10667
Achats en matériels et prestations de services
10021
9570
9229
9432
7832
5965
Variations de stocks
Valeur ajoutée
79
-7
229
348
557
100
5458
5737
5516
5395
4964
4602
Effectifs de la DCN
23955
22810 22478
21406
20333
17 515
Effectifs de sous-traitance
4945
5230
5634
5 737
4600
3360
Unités : MF et effectifs.
nd: non disponible.
Sources : DCN pour les arsenaux, Sessi pour les chantiers civils.
Évolution de l'activité
L'activité est fortement affectée par la baisse des budgets
militaires à partir de 1990 et parles opérations de réduction
des coûts menées par la Délégation générale pour l'Armement (DGA) : le chiffre d'affaires généré par les commandes
d'Etat était de 20 GF environ en 1990 ; il sera de moins de
9 GF en 2000. La baisse des plans de charge est à l'avenant :
24,3 millions d'heures productives en 1996; 14,7 millions
programmées pour 2000 et pour 2001.
Ce bouleversement des conditions de fonctionnement a
conduit la DCN à rapatrier une partie de la sous-traitance à
l'intérieur de ses établissements. Ce sont donc les bassins
d'emploi qui ont été touchés par les ajustements et non pas
la seule DCN.
Une réorganisation de la DCN a été lancée au début de la
décennie : en 1 991 a été créée DCN International, dans le
but de développer les exportations et permettre de nouer les
alliances industrielles et commerciales. Mais la réorganisation a aussi concerné le statut de l'établissement, défini
jusqu'à une date récente comme direction opérationnelle à
statut d'administration centrale de la DGA. Le décret 97-35
du 17 janvier 1997, fixant les attributions, de la DGA a
recentré les missions de la DCN sur les activités industrielles
en créant deux services distincts : le service étatique des
programmes navals (SPN), d'environ 2 000 personnes,
assure la maîtrise d'ouvrage pour le compte de la Marine ;
le service industrie! (17 000 personnes sur huit sites),
qui constitue la « nouvelle DCN », est maître d'oeuvre des
projets industriels et de la maintenance du matériel de la
Marine.
L'activité de construction navale militaire en France relève
essentiellement de la DCN. Celle-ci assure la conception,
la réalisation et la maintenance d'équipements navals pour le
compte de la Marine nationale et pour l'exportation. Elle
gère les arsenaux et sites de production de Cherbourg, Brest,
Lorient, Toulon, Saint-Tropez, Papeete, Indret et Ruelle.
Enfin, le 18 mai 1999, le gouvernement a annoncé la transformation de la DCN en « service à compétence nationale »
(SCN). Aux termes du décret du 9 mai 1997, les SCN sont
créés par décret en Conseil d'Etat ou par arrêté ministériel,
selon le rattachement des services visés. Ce statut maintient
la DCN comme administration disposant d'un compte de
commerce; mais il renforce la séparation de l'établissement
(fournisseur) d'avec la DGA (cliente); cette dernière continuera néanmoins d'exercer sa compétence rutélaire.
