En 1998, on compte 43 criées recensées en France. Les cinq
premières regroupent près de 45 % des débarquements. Le
chiffre d'affaires des halles à marées a progressé entre
1995 et 1998 en raison de l'augmentation des débarquements et des prix. D'après les statistiques officielles, 112 000
tonnes issues de la pêche fraîche ont été vendues hors criée en
1997. Le chiffre d'affaires des criées est composé des taxes
(taxes d'équipement des ports de pêche et taxes d'usage)
prélevées sur les vendeurs et les acheteurs. Elles s'élèvent en
moyenne à 8,5 % de la valeur débarquée, mais les services
fournis varient d'une criée à l'autre. L'informatisation de la
vente se poursuit et les investissements réalisés dans le cadre
de la mise aux normes européennes, financés en moyenne à
47 % sur fonds publics, se sont achevés. Ils concernent
principalement la climatisation des salles de vente et la
modernisation des ateliers de marée.
Les criées ne sont pas seulement des lieux de vente mais aussi
des points d'enregistrement statistique des captures. Dans
certaines pêcheries comme celle de la coquille Samt-Jacques
en baie de Saint-Bneuc, le passage en criée est obligatoire.
5. Mareyage
Les entreprises de mareyage sont, avec celles
de transformation et d'achat en gros, les principaux
intermédiaires entre pêcheurs et distributeurs
de produits de la mer. Elles remplissent des fonctions
techniques (mise en lot, transformation,
conditionnement, etc.) et commerciales, et représentent
un maillon de la filière française de la pêche,
alors que ce type d'intervenant n'existe pas dans
d'autres pays européens ou n'existe que sous d'autres
formes, similaires à une activité de gros ou
de transformation. Leur statut est notifié dans la loi
d'orientation sur la pêche maritime et les cultures
marines de 1997.
Chiffres-clés
1996
1997
1998
Chiffre d'affaires (MF)
8358
9352
9029
Valeur ajoutée (MF}
1046
1150
1072
Emploi
nd
4454
4007
nd : non disponible.
Source : estimations Ifremer d'après données Ofimer.
Situation et évolution de l'activité
Si la situation économique et financière des entreprises
s'améliore depuis 1996, le secteur du mareyage a connu une
forte restructuration depuis la fin des années 80 avec une
réduction du nombre d'entreprises, de 680 en 1989 à 322 en
1997, puis à 308 en 1999 (source : Ofimer). Cette concentration s'accompagne d'un accroissement de la taille moyenne
des entreprises. La mise aux normes sanitaires des ateliers de
données économiques 99 secteur industriel
marée a débuté en 1992 pour s'achever en 1996, mais les
mesures de soutien à la modernisation des ateliers se poursuivent. Elle donne l'occasion aux entreprises restantes de
moderniser leur outil de production et d'améliorer leur
organisation.
Structure des entreprises par catégorie de chiffre d'affaires
1997 1999
Catégorie de chiffre d'affaires [MF)
[0-5]
15-10]
[10-20]
[25-50!
ESQetpius]
'•:,
60
126
55
33
41
5?
!3
55
30
Structure des entreprises en fonction des effectifs employés
1997 1999
Catégorie d'effectifs employés
[0-iO]
!L,
176
[10-50]
127
124
gOetptus]
10
8
Répartition des entreprises par région
1997 1999
Région
Bretagne
"' ?
120
Nord
49
46
Manche
48
44
Vendée-Charentes
15
43
Méditerranée
25
24
Sud-Ouest
21
21
Auties
2
2
Source : Ofimer.
Emploi et entreprises
En 1998, près de 4 000 personnes étaient employées dans les
entreprises de marée. Ces dernières sont de petite taille, 57 %
d'entre elles emploient moins de dix salariés et 32 % réalisent
un chiffre d'affaires annuel inférieur à 10 millions de francs.
Elles sont situées principalement dans les ports du littoral, et
la Bretagne recense 128 des 308 entreprises.
Perspectives
Il est possible que la dynamique de concentration du
mareyage se poursuive, avec un accroissement de la taille des
entreprises. La stratégie d'« intégration verticale » de certains
groupes de distribution qui souhaitent maîtriser leur approvisionnement en produits halieutiques a commencé et devrait
se poursuivre.
premières regroupent près de 45 % des débarquements. Le
chiffre d'affaires des halles à marées a progressé entre
1995 et 1998 en raison de l'augmentation des débarquements et des prix. D'après les statistiques officielles, 112 000
tonnes issues de la pêche fraîche ont été vendues hors criée en
1997. Le chiffre d'affaires des criées est composé des taxes
(taxes d'équipement des ports de pêche et taxes d'usage)
prélevées sur les vendeurs et les acheteurs. Elles s'élèvent en
moyenne à 8,5 % de la valeur débarquée, mais les services
fournis varient d'une criée à l'autre. L'informatisation de la
vente se poursuit et les investissements réalisés dans le cadre
de la mise aux normes européennes, financés en moyenne à
47 % sur fonds publics, se sont achevés. Ils concernent
principalement la climatisation des salles de vente et la
modernisation des ateliers de marée.
Les criées ne sont pas seulement des lieux de vente mais aussi
des points d'enregistrement statistique des captures. Dans
certaines pêcheries comme celle de la coquille Samt-Jacques
en baie de Saint-Bneuc, le passage en criée est obligatoire.
5. Mareyage
Les entreprises de mareyage sont, avec celles
de transformation et d'achat en gros, les principaux
intermédiaires entre pêcheurs et distributeurs
de produits de la mer. Elles remplissent des fonctions
techniques (mise en lot, transformation,
conditionnement, etc.) et commerciales, et représentent
un maillon de la filière française de la pêche,
alors que ce type d'intervenant n'existe pas dans
d'autres pays européens ou n'existe que sous d'autres
formes, similaires à une activité de gros ou
de transformation. Leur statut est notifié dans la loi
d'orientation sur la pêche maritime et les cultures
marines de 1997.
Chiffres-clés
1996
1997
1998
Chiffre d'affaires (MF)
8358
9352
9029
Valeur ajoutée (MF}
1046
1150
1072
Emploi
nd
4454
4007
nd : non disponible.
Source : estimations Ifremer d'après données Ofimer.
Situation et évolution de l'activité
Si la situation économique et financière des entreprises
s'améliore depuis 1996, le secteur du mareyage a connu une
forte restructuration depuis la fin des années 80 avec une
réduction du nombre d'entreprises, de 680 en 1989 à 322 en
1997, puis à 308 en 1999 (source : Ofimer). Cette concentration s'accompagne d'un accroissement de la taille moyenne
des entreprises. La mise aux normes sanitaires des ateliers de
données économiques 99 secteur industriel
marée a débuté en 1992 pour s'achever en 1996, mais les
mesures de soutien à la modernisation des ateliers se poursuivent. Elle donne l'occasion aux entreprises restantes de
moderniser leur outil de production et d'améliorer leur
organisation.
Structure des entreprises par catégorie de chiffre d'affaires
1997 1999
Catégorie de chiffre d'affaires [MF)
[0-5]
15-10]
[10-20]
[25-50!
ESQetpius]
'•:,
60
126
55
33
41
5?
!3
55
30
Structure des entreprises en fonction des effectifs employés
1997 1999
Catégorie d'effectifs employés
[0-iO]
!L,
176
[10-50]
127
124
gOetptus]
10
8
Répartition des entreprises par région
1997 1999
Région
Bretagne
"' ?
120
Nord
49
46
Manche
48
44
Vendée-Charentes
15
43
Méditerranée
25
24
Sud-Ouest
21
21
Auties
2
2
Source : Ofimer.
Emploi et entreprises
En 1998, près de 4 000 personnes étaient employées dans les
entreprises de marée. Ces dernières sont de petite taille, 57 %
d'entre elles emploient moins de dix salariés et 32 % réalisent
un chiffre d'affaires annuel inférieur à 10 millions de francs.
Elles sont situées principalement dans les ports du littoral, et
la Bretagne recense 128 des 308 entreprises.
Perspectives
Il est possible que la dynamique de concentration du
mareyage se poursuive, avec un accroissement de la taille des
entreprises. La stratégie d'« intégration verticale » de certains
groupes de distribution qui souhaitent maîtriser leur approvisionnement en produits halieutiques a commencé et devrait
se poursuivre.
