données économiques 99 - secteur industriel
e
Parmi les coquillages, la progression, au cours de la dernière
décennie, des productions d'huîtres et de coquilles SaintJacques est également remarquable. La production mondiale
d'aquaculture marine est estimée en valeur à 130 milliards
de francs en 1997.
La France se situe au premier rang des pays producteurs
de l'Union européenne, du fait de l'importance de son secteur
ostréicole (environ 90 % de la production européenne
d'huîtres). L'activité mytilicole, qui est la deuxième source
de revenus de l'aquaculture marine française métropolitaine,
a un poids économique plus réduit au niveau européen, où la
position dominante est occupée par l'Espagne, avec une capacité de production proche de 300 000 tonnes. Enfin, la pisciculture marine française est une activité qui contribue
d'ores et déjà pour 14 % au chiffre d'affaires des élevages marins métropolitains. Son développement a été toutefois
moins rapide que dans d'autres pays méditerranéens, comme
la Grèce, qui a produit 26000 tonnes de bars et de daurades
en 1997.
Chiffre d'affaires dans l'aquaculture marine française
1992
1993
1994
1995
1996
1997
Huîtres
1651
Moules
440
Autres coquillages
29
Crevettes en métropole
2
Poissons marins et amphihal
139
Perles d'élevage
240
Crevettes tropicales
40
1797
471
61
4
ins
106
420
40
Écloseries de poissons marins
32
Écloseries de coquillages
50
10
1672
475
53
3
245
650
38
54
20
1409
445
54
3
281
550
45
40
30
1522
483
65
3
269
840
56
60
25
1452
498
41
2
275
850
61
64
19
Chiffres-clés
1992
1993 1994
1995
1996 1997
Chiffre d'affaires métropole
2294
Chiffre d'affaires Dom-Tom
280
Chiffre d'affaires total
2 574
Valeur ajoutée '''
1802
2499
460
2959
2071
2522
688
3210
2247
2262
595
2857
2000
2427
896
3323
2326
2351
911
3 262
2284
Unité : MF.
!*' Taux moyen de valeur ajoutée estimée à 70 %.
Sources : Fiom, Ifremer, enquête SCEES 1997.
Volumes de production dans l'aquaculture marine française
1992
1993 1994
1995
1996 1997
Huîtres
134300
Moules
59200
Autres coquillages
2 700
Crevettes en métropole
15
Poissons marins et amphihal
2405
Perles d'élevage
2
Crevettes tropicales
890
148500
64400
4 200
35
3710
2
781
147 000
66200
3900
32
5 791
3
829
152100
62000
4000
30
6 220
3
902
151600
64400
4000
28
5 966
6
1046
139 700
61000
2 500
24
5 669
6
1160
Unité : tonne.
Sources : Fiom, Ifremer, enquête SCEES 1997.
Unité : MF.
Sources: Fiom, Ifremer, enquête SCEES 1997.
L'activité conchylicole est tépartie sur l'ensemble du lictoral
français. Les principales régions productrices, BasseNormandie, Bretagne et Poitou-Charentes ont un poids équipent et totalisent entre 85 et 90% de la production nationale.
Les producteurs ostréicoles visent essentiellement le marché
national, la consommation d'huîtres étant comparativement
très peu développée dans les autres pays de l'Union européenne. Cette production destinée à la consommation de
coquillages vivants est très sensible à la qualité du milieu, ce
qui est un gage de la naturalité du produit, mais, en contrepartie qui, entraîne des préjudices économiques en cas d'interdiction de la vente de coquillages provenant de zones
contaminées. Le rôle de l'activité conchylicole dans la surveillance des eaux côtières et dans l'aménagement des zones
littorales est reconnue par les pouvoirs publics (cf. infra:
Protection de l'environnement littoral et marin). Les entreprises conchylicoles peuvent s'insérer dans le dispositif de
« contrat territorial d'exploitation » mis en place dans la
nouvelle loi d'orientation agricole, dans la mesure où elles
renforcent le caractère durable de l'exploitation, en termes
environnemental et socio-économique. Côté marché, l'évolution des prix à la production, qui affecte la rentabilité des
élevages, a conduit la profession à se rassembler au sein
d'organisations de producteurs pour améliorer les relations
contractuelles avec l'aval de la filière.
Les élevages de poissons sont majoritairement localisés sur le
littoral atlantique (salmonidés et turbots) et le littoral méditerranéen (bars et daurades), mais le tiers de la production
française de bars et de daurades est élevé sur le littoral de la
mer du Nord. L'activité provenant des écloseries représente
près de 20 % du chiffre d'affaires de la pisciculture marine et
est fortement tournée vers l'exportation (à hauteur de 59 % en
1997). L'élargissement de la gamme des produits commercialisés à des poissons de taille supérieure dans le cas du bar et de
la daurade a permis d'accéder à de nouveaux marchés en 1997.
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