Les pêches basques et sud·landaises
farqNisitiO!I de navires d'occasion. Lorsq11e res
nat 1 ires sont iss11s d11 q11artier maritime de
Bayonm. cela engendre localement 11n apport de
richesses à com'f terme mai.r générttlement non réint•esti dans le serte11r de fa pêche en raison de fâge
élevé des pc1trons
80
. A pl liS Long terme. il collfribue
à tm report de la ridJesse créée s11r f'EsjJagne (via
tme Sllbstit11tion de marim français par les 11/C/rim
espagnols) et à 1111e dimin11tion de la prod11rtion
débarq11ée et vend11e dam les ports basq11es français. il profite en revanche a11x infrc/stmctNres
sit11ées s11r Les bases at'ancées et s11r les points de
débarquemmt etlo11 de l'ente de ces navires.
En France. La Rochelle est le port q11i bénéficie le
plm des retombées monétaires de cette activité par
Le biais des lt1xes perflles s11r La vente d'11ne partie
des capt11res de ces batea11x et par l'adhésion de res
navires a11 From S11d-011est. En 1997. les qlltllltités vend11es S/lrce port représentent environ 30%
des apports (en poids) rétdisés par 1111 cbal11tier
cfassiq11e. œ q11i correspond à environ 1.5 million
de francs de vente. S11r fe q11artier maritime de
Bayonne. les se11les retombées financières sont
constit11ées par lescot isat ions Énim. les frais d'expert-comptable et de services j11ridiq11es.
il com 1 ient ici de noter q11e res navires ne sont pas
les sm/es 1111Ùés à employer des marins étrttngers.
La part des marim étrangers dans la pop11lation
totale de marins donnée par l'Administration
locale est de 38 % en 1995. Ces marim sont
esse nt ie//ement enrôlés s11r les 11nités prat iq11ant le
métier d11 chal11tage dassiqm 011 péfc,giqNe et m r
les grane/es 11nités armées aN f ilet.
Mesure de la rentabilité des unités
de pêche
La ren tabi lité opé rationnelle est défini e
comme la capac ité de l'entreprise à créer de
la ri chesse en rega rd des facreurs de p rod uction mis en œ uvre, à savoir les consom -
mations interméd iaires er le rravail 8 1 .
La création de ri chesses utilisables par l'entrep rise esc appréhend ée par le raux de profi tab il ité, c'est -à-d ire le rapport de l'excédent brut d'exploita t ion (EBE) sur le chiffre
d 'affa ires (Pe rraudeau et al., 1994).
80. Est1mé à 50.55 ans lors d'une réunion interprofession·
nelle à Saint·Jean·de·Luz le 18 novembre 1997. Ce phéno·
mène se double d'un manque de jeunes armateurs français
pouvant reprendre ces exploitations en raison de la montée
des prix de l'occasion et, semble·t·il, du manque de jeunes
motivés (d'après cette même réunion interprofessionnelle).
81. Plus le poste • Impôts et taxes •. Les subventions d'ex·
ploitation ne sont pas mtégrées dans I'EBE car elles ne se
rattachent pas directement à l'utilisation des facteurs de
production. Elles sont en revanche utilisées dans le calcul
de la marge brute d'autofinancement.
78
Cerre approche est com plétée par l'examen
du potentiel d 'aurofi nancemenr de l'em reprise d e pêche. Ce dern ier donne une indicat ion sur les capac ités d ' inves ti ssement
réelles des entreprises de pêche. Elles sont
mises e n re la(ion avec les dora( ions aux
am orr issem ents qu i représen te n t ce q ue
l'entreprise réserve à la d ép réciat ion de ses
biens acq uis.
La représenrari viré de cerre dépréciati on du
capital fixe par la dotat ion aux amort issements est discu tée par Boncoeur et al.
( 1996). Fondée sur d es considérati ons fiscal es82, cette représentat ion comptable ne
reflète pas réellement la dépréciati on subie
par le capital fixe par l' usure et l'obsolescence. L'a mpleur de cerre dorarion dépend
du p roprié(aire e( d e l'exper(-COmprable
chargé d 'effecm er le bilan annuel. Pour des
raisons de remps et vu le type d 'information
recherchée (évolurion qualitat ive, comparaison d' un comportement à un autre), nous ne
développons pas la méthode de détermi narion d e la consom mation de capi t al fi xe
(Boncoeur et al. , 1996).
N ous rerenons la g randeur « dotarions aux
amortissements , en tant qu 'ind icateur d e
l'évolution de la dép réc iat ion d u matériel,
rour en gardanr à l'espri( qu'il s'agir d' une
valeur fiscale.
Rentabilité opérationnelle des unités
de pêche par comportement
Le raux de profi rabilité n'esr pas consrruir
pour les navires qui p résenrenr un EBE
négat if, cl 'oLI q uelq ues lac unes dans les
séries de données présentées sur la fig ure 55.
Tous les comportements som concernés sauf
celui des bol incheurs d rag ueurs polyvalents. Proport ion nell eme nt au nom bre d e
navires échantillonnés par type, les catégories des thoniers bolincheurs srri crs er des
fi leyeu rs som les plus couchées (en rerme
de nombre de navires em re 1990 er 19 95).
Cela traduit l' in capac iré de l'entreprise à
dégag er une trésorerie pour rem bou rser les
échéances annuelles d 'emprunt en capital er
H2. La législation fi scale fixe à 6 ans la durée d'amortisse·
ment comptable des navires de pêche. Dans la pratique, les
navires ont une v1e économique réelle bien plus élevée.
farqNisitiO!I de navires d'occasion. Lorsq11e res
nat 1 ires sont iss11s d11 q11artier maritime de
Bayonm. cela engendre localement 11n apport de
richesses à com'f terme mai.r générttlement non réint•esti dans le serte11r de fa pêche en raison de fâge
élevé des pc1trons
80
. A pl liS Long terme. il collfribue
à tm report de la ridJesse créée s11r f'EsjJagne (via
tme Sllbstit11tion de marim français par les 11/C/rim
espagnols) et à 1111e dimin11tion de la prod11rtion
débarq11ée et vend11e dam les ports basq11es français. il profite en revanche a11x infrc/stmctNres
sit11ées s11r Les bases at'ancées et s11r les points de
débarquemmt etlo11 de l'ente de ces navires.
En France. La Rochelle est le port q11i bénéficie le
plm des retombées monétaires de cette activité par
Le biais des lt1xes perflles s11r La vente d'11ne partie
des capt11res de ces batea11x et par l'adhésion de res
navires a11 From S11d-011est. En 1997. les qlltllltités vend11es S/lrce port représentent environ 30%
des apports (en poids) rétdisés par 1111 cbal11tier
cfassiq11e. œ q11i correspond à environ 1.5 million
de francs de vente. S11r fe q11artier maritime de
Bayonne. les se11les retombées financières sont
constit11ées par lescot isat ions Énim. les frais d'expert-comptable et de services j11ridiq11es.
il com 1 ient ici de noter q11e res navires ne sont pas
les sm/es 1111Ùés à employer des marins étrttngers.
La part des marim étrangers dans la pop11lation
totale de marins donnée par l'Administration
locale est de 38 % en 1995. Ces marim sont
esse nt ie//ement enrôlés s11r les 11nités prat iq11ant le
métier d11 chal11tage dassiqm 011 péfc,giqNe et m r
les grane/es 11nités armées aN f ilet.
Mesure de la rentabilité des unités
de pêche
La ren tabi lité opé rationnelle est défini e
comme la capac ité de l'entreprise à créer de
la ri chesse en rega rd des facreurs de p rod uction mis en œ uvre, à savoir les consom -
mations interméd iaires er le rravail 8 1 .
La création de ri chesses utilisables par l'entrep rise esc appréhend ée par le raux de profi tab il ité, c'est -à-d ire le rapport de l'excédent brut d'exploita t ion (EBE) sur le chiffre
d 'affa ires (Pe rraudeau et al., 1994).
80. Est1mé à 50.55 ans lors d'une réunion interprofession·
nelle à Saint·Jean·de·Luz le 18 novembre 1997. Ce phéno·
mène se double d'un manque de jeunes armateurs français
pouvant reprendre ces exploitations en raison de la montée
des prix de l'occasion et, semble·t·il, du manque de jeunes
motivés (d'après cette même réunion interprofessionnelle).
81. Plus le poste • Impôts et taxes •. Les subventions d'ex·
ploitation ne sont pas mtégrées dans I'EBE car elles ne se
rattachent pas directement à l'utilisation des facteurs de
production. Elles sont en revanche utilisées dans le calcul
de la marge brute d'autofinancement.
78
Cerre approche est com plétée par l'examen
du potentiel d 'aurofi nancemenr de l'em reprise d e pêche. Ce dern ier donne une indicat ion sur les capac ités d ' inves ti ssement
réelles des entreprises de pêche. Elles sont
mises e n re la(ion avec les dora( ions aux
am orr issem ents qu i représen te n t ce q ue
l'entreprise réserve à la d ép réciat ion de ses
biens acq uis.
La représenrari viré de cerre dépréciati on du
capital fixe par la dotat ion aux amort issements est discu tée par Boncoeur et al.
( 1996). Fondée sur d es considérati ons fiscal es82, cette représentat ion comptable ne
reflète pas réellement la dépréciati on subie
par le capital fixe par l' usure et l'obsolescence. L'a mpleur de cerre dorarion dépend
du p roprié(aire e( d e l'exper(-COmprable
chargé d 'effecm er le bilan annuel. Pour des
raisons de remps et vu le type d 'information
recherchée (évolurion qualitat ive, comparaison d' un comportement à un autre), nous ne
développons pas la méthode de détermi narion d e la consom mation de capi t al fi xe
(Boncoeur et al. , 1996).
N ous rerenons la g randeur « dotarions aux
amortissements , en tant qu 'ind icateur d e
l'évolution de la dép réc iat ion d u matériel,
rour en gardanr à l'espri( qu'il s'agir d' une
valeur fiscale.
Rentabilité opérationnelle des unités
de pêche par comportement
Le raux de profi rabilité n'esr pas consrruir
pour les navires qui p résenrenr un EBE
négat if, cl 'oLI q uelq ues lac unes dans les
séries de données présentées sur la fig ure 55.
Tous les comportements som concernés sauf
celui des bol incheurs d rag ueurs polyvalents. Proport ion nell eme nt au nom bre d e
navires échantillonnés par type, les catégories des thoniers bolincheurs srri crs er des
fi leyeu rs som les plus couchées (en rerme
de nombre de navires em re 1990 er 19 95).
Cela traduit l' in capac iré de l'entreprise à
dégag er une trésorerie pour rem bou rser les
échéances annuelles d 'emprunt en capital er
H2. La législation fi scale fixe à 6 ans la durée d'amortisse·
ment comptable des navires de pêche. Dans la pratique, les
navires ont une v1e économique réelle bien plus élevée.
