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RÔLE DES ÉVÉNEMENTS DE SOCIÉTÉ
De nouveau, une période de paix de huit ans permet à la pêche de prospérer à raison de 156 morutiers en
moyenne par an de 1749 à 1756.
Par contre, de 1757 à 1762, se produit un arrêt sévère, la Guerre de Sept Ans annule toute pêche en mer
alors que la guerre elle-même s'étend de 1756 à 1763.
Une période de paix de quinze ans succède au Traité de Paris qui nous a fait perdre le Canada. La nécessité
d'avoir une marine forte, bien utile en temps de guerre, fait que la politique de l'Ancien Régime a été de pousser les
hommes à s'enrôler pour obtenir une main-d'oeuvre spécialisée et expérimentée dans de nombreux ports. En
conséquence, de 1763 à 1777,3 878 morutiers prennent la mer, soit 258 en moyenne par an.
Un nouveau fléchissement dans les pêches apparaît de 1778 à 1782, pendant la guerre de l'Indépendance
Américaine (1779-1783), il n'est recensé que 403 départs en cinq ans soit 80 par an en moyenne. Les limites du
"French Shore" sont réduites en 1783, seule la côte ouest de Terre-Neuve nous est désormais permise.
De 1783 à 1790, huit années de paix permettent à 370 morutiers en moyenne par an de partir en pêche, la
remontée de l'activité morutière en temps de paix est donc spectaculaire.
L'évolution des navires morutiers a également joué un rôle dans cette augmentation
de la pêche, la goélette, bateau morutier par excellence, a fait son apparition au début du siècle et s'est très
largement répandue à partir de 1760.
Mais, dès 1791, la crise économique, la Révolution puis les guerres de la Révolution et de l'Empire, annulent
toute pêche ou ne permettent que quelques départs. De 1791 à 1813, on ne compte en moyenne que dix-huit départs
par an avec onze années sans aucune pêche ceci étant dû au blocus en période de guerre.
Le XVIII
e siècle représente donc une période très troublée par de nombreuses guerres qui toutes ont des
répercussions visibles sur les pêches. En outre, il semble bien que le climat ait joué un certain rôle, notamment au
début du siècle (fig. 36).
Nombre de morutiers
Figure 36 - Effets des guerres sur le départ en pêche des morutiers français
RÔLE DES ÉVÉNEMENTS DE SOCIÉTÉ
De nouveau, une période de paix de huit ans permet à la pêche de prospérer à raison de 156 morutiers en
moyenne par an de 1749 à 1756.
Par contre, de 1757 à 1762, se produit un arrêt sévère, la Guerre de Sept Ans annule toute pêche en mer
alors que la guerre elle-même s'étend de 1756 à 1763.
Une période de paix de quinze ans succède au Traité de Paris qui nous a fait perdre le Canada. La nécessité
d'avoir une marine forte, bien utile en temps de guerre, fait que la politique de l'Ancien Régime a été de pousser les
hommes à s'enrôler pour obtenir une main-d'oeuvre spécialisée et expérimentée dans de nombreux ports. En
conséquence, de 1763 à 1777,3 878 morutiers prennent la mer, soit 258 en moyenne par an.
Un nouveau fléchissement dans les pêches apparaît de 1778 à 1782, pendant la guerre de l'Indépendance
Américaine (1779-1783), il n'est recensé que 403 départs en cinq ans soit 80 par an en moyenne. Les limites du
"French Shore" sont réduites en 1783, seule la côte ouest de Terre-Neuve nous est désormais permise.
De 1783 à 1790, huit années de paix permettent à 370 morutiers en moyenne par an de partir en pêche, la
remontée de l'activité morutière en temps de paix est donc spectaculaire.
L'évolution des navires morutiers a également joué un rôle dans cette augmentation
de la pêche, la goélette, bateau morutier par excellence, a fait son apparition au début du siècle et s'est très
largement répandue à partir de 1760.
Mais, dès 1791, la crise économique, la Révolution puis les guerres de la Révolution et de l'Empire, annulent
toute pêche ou ne permettent que quelques départs. De 1791 à 1813, on ne compte en moyenne que dix-huit départs
par an avec onze années sans aucune pêche ceci étant dû au blocus en période de guerre.
Le XVIII
e siècle représente donc une période très troublée par de nombreuses guerres qui toutes ont des
répercussions visibles sur les pêches. En outre, il semble bien que le climat ait joué un certain rôle, notamment au
début du siècle (fig. 36).
Nombre de morutiers
Figure 36 - Effets des guerres sur le départ en pêche des morutiers français
