22
CONDITIONS DE PECHE
LES LIEUX DE PECHE
Les découvertes des terres et les premières pêches de morue datent de la fin du XV
e siècle. On a donc
appelé "Terres Neuves", ces terres nouvellement connues autour desquelles la morue était en abondance les îles, les
côtes et les bancs du Nord-ouest atlantique. Pendant tout le XVI
e siècle, les morutiers français y vont à la pêche. Les
premiers arrivés, les Bretons et les Basques, donnent des noms à la plupart des caps et des havres de Terre-Neuve :
Petit-Nord, Plaisance, Cap-Breton. Cette vaste zone de pêche où se dispersent les pêcheurs français comprend le
Canada, avec la côte de Gaspé, l'Acadie, l'île de Cap-Breton, les côtes et les Bancs de Terre-Neuve, le Labrador, (fig. 4)
Au XVII
e siècle, la pêche devient un commerce très lucratif, la morue sèche est un objet d'exportation, la
morue verte reste de consommation nationale. Les zones de pêche sont toujours l'Acadie (Nouvelle-Ecosse), la côte de
Gaspé, l'île de Terre-Neuve avec le Petit-Nord et Plaisance. Le Labrador est un peu délaissé à cause de la férocité des
tribus esquimaudes. La pêche sédentaire, pêche de la morue sèche, s'effectue à l'île Percée, à Gaspé, à Plaisance, au
Petit-Nord. La pêche de la morue verte de fait plutôt autour de Terre-Neuve sur les Bancs, dont les principaux sont le
Grand-Banc, le Banc Vert, le Banquereau, l'île de Sable. Cependant, de fréquents incidents et même la guerre avec les
Anglais rendent cette pêche dangereuse.
... Limites du French Shore à partir de 1715
-I- Limites du French Shore de 1783 à 1904
Figure 4 - Les Bancs de Terre-Neuve (Archives Municipales de Saint-Malo, 1985)
Au XVIII
e siècle, les lieux de pêche se diversifient. Les morutiers vont toujours sur les bancs de Terre-Neuve
et aux autres lieux de pêche déjà connus et prospectés mais, pour la morue verte, ils vont aussi pêcher à Saint-Pierreet-Miquelon, en Islande, à Hitland (îles Shetland), en Laponie à Kola. Pour la morue sèche, les armateurs envoient leurs
navires à l'île de Cap-Breton qui s'appellera plus tard île Royale, à l'île Saint-Jean, aujourd'hui île du Prince Edouard et
au Labrador.
CONDITIONS DE PECHE
LES LIEUX DE PECHE
Les découvertes des terres et les premières pêches de morue datent de la fin du XV
e siècle. On a donc
appelé "Terres Neuves", ces terres nouvellement connues autour desquelles la morue était en abondance les îles, les
côtes et les bancs du Nord-ouest atlantique. Pendant tout le XVI
e siècle, les morutiers français y vont à la pêche. Les
premiers arrivés, les Bretons et les Basques, donnent des noms à la plupart des caps et des havres de Terre-Neuve :
Petit-Nord, Plaisance, Cap-Breton. Cette vaste zone de pêche où se dispersent les pêcheurs français comprend le
Canada, avec la côte de Gaspé, l'Acadie, l'île de Cap-Breton, les côtes et les Bancs de Terre-Neuve, le Labrador, (fig. 4)
Au XVII
e siècle, la pêche devient un commerce très lucratif, la morue sèche est un objet d'exportation, la
morue verte reste de consommation nationale. Les zones de pêche sont toujours l'Acadie (Nouvelle-Ecosse), la côte de
Gaspé, l'île de Terre-Neuve avec le Petit-Nord et Plaisance. Le Labrador est un peu délaissé à cause de la férocité des
tribus esquimaudes. La pêche sédentaire, pêche de la morue sèche, s'effectue à l'île Percée, à Gaspé, à Plaisance, au
Petit-Nord. La pêche de la morue verte de fait plutôt autour de Terre-Neuve sur les Bancs, dont les principaux sont le
Grand-Banc, le Banc Vert, le Banquereau, l'île de Sable. Cependant, de fréquents incidents et même la guerre avec les
Anglais rendent cette pêche dangereuse.
... Limites du French Shore à partir de 1715
-I- Limites du French Shore de 1783 à 1904
Figure 4 - Les Bancs de Terre-Neuve (Archives Municipales de Saint-Malo, 1985)
Au XVIII
e siècle, les lieux de pêche se diversifient. Les morutiers vont toujours sur les bancs de Terre-Neuve
et aux autres lieux de pêche déjà connus et prospectés mais, pour la morue verte, ils vont aussi pêcher à Saint-Pierreet-Miquelon, en Islande, à Hitland (îles Shetland), en Laponie à Kola. Pour la morue sèche, les armateurs envoient leurs
navires à l'île de Cap-Breton qui s'appellera plus tard île Royale, à l'île Saint-Jean, aujourd'hui île du Prince Edouard et
au Labrador.
