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CONDITIONS DE PECHE
A la saison de ponte, qui varie suivant les régions de décembre à mai, les morues se concentrent en larges
bancs au-dessus des frayères. A Terre-Neuve les principaux lieux de ponte sont les bancs et la côte américaine (Rallier
du Baty, 1927). Au Labrador, ils sont à l'est, au large des côtes. (Thompson, 1943). Au Groenland, les zones de ponte
sont le long des côtes est et ouest, d'autres ont été découvertes en Islande et au Groenland, sur le banc Anton Dohrn
(Hansen, 1969). En mer du Nord, les lieux de ponte sont plutôt dans la partie centrale et méridionale (Graham, 1956).
Les oeufs de morue mesurent de 1,10 à 1,82 mm de diamètre, ils sont transparents et leur période
d'incubation dépend de la température. A 15°C l'éclosion a lieu en 10 à 11 jours ; à 6°-7°C, 20 ou 23 jours sont
nécessaires. Lorsque la mer est à 0°, la mortalité des oeufs est élevée, de 50 à 75% (Bigelow et Schroeder, 1953). Un
très petit nombre d'oeufs émis développent une larve, car beaucoup sont dévorées par les organismes
planctonophages ou ne sont pas fertilisés.
La larve a communément 4 mm à l'éclosion, elle a des pigments rassemblés en 4 ou 5 taches au niveau des
nageoires et le long de la queue. La température la plus favorable à la survie des larves se situe entre 9°C et 15°C. La
petite morue grandit en moyenne de 12 à 13 cm par an.
L'évolution des divers stocks de morue fait l'objet d'études constantes. Le stock canadien et le stock du Banc
George qui, dans les années soixante, était de 2,5 millions de tonnes, a chuté dans les années soixante dix, a remonté,
puis est de nouveau en baisse (Campana, 1990). Le stock de l'ouest du Groenland est constitué de trois populations de
morue (Buch et Hovgaard, 1990). Le stock de la Mer Blanche est peu important (Serebryakov, 1990). Le stock de la
zone arctique norvégienne est historiquement le plus gros stock de l'Atantique Nord (Sundby et Sunnana, 1990). On
connaît bien aussi la morue de la côte du Skagerrak (Gjosaeter, 1990), le stock des îles Féroé, toujours exploité
(Kristiansen et Hansen, 1990), le stock de la mer Baltique (Larson, 1990) et enfin les stocks de la mer du Nord et de la
mer d'Irlande (Hegsen, 1990, Brander, 1990).
Les morues obéissent à des lois biologiques et physiques précises. Des observations hydrologiques ont
montré que, dans l'Atlantique Nord-Ouest et dans la région de Terre-Neuve, il existe au printemps et à l'été :
- des années chaudes où l'eau de mer a des températures supérieures à 12°C jusqu'à 60 m, qui sont
désastreuses pour la pêche de la morue parce que ce poisson d'eau froide fuit et disparaît des zones
habituelles,
- des années moyennes, avec des eaux de températures situées entre +8°C et +10°C sur 30 m qui sont
favorables à la pêche, car la morue se trouve au-dessous de cette couche, tandis qu'en surface se trouve
l'encornet dont la morue est friande,
- des années froides, avec le développement exceptionnel des eaux froides du courant du Labrador,
favorable à la présence des morues mais défavorable à celle de l'encornet (Furnestin, in Malaurie, 1969).
Autour de Terre-Neuve, l'eau propice à la morue, appelée "eau de morue", a entre 3°C et 5°C au niveau du
fond, avec une salinité supérieure à 33 %o, ce qui permet une pêche entre 50 m et 100 m de profondeur correspondant
à la surface des Bancs. Il peut exister aussi des pêches "pélagiques" quand la morue a "décollé" du fond. Pour une
pêche satisfaisante il faut donc une eau dessalée en surface, provenant de la fonte des glaciers, avec en dessous une
eau de pente ou de mélange un peu plus chaude. Ceci permet alors des conditions d'habitat de la morue : eau de
température entre 1°5C et 10°C de salinité comprise entre 30 et 34.10%o (Beaugé, 1929).
CONDITIONS DE PECHE
A la saison de ponte, qui varie suivant les régions de décembre à mai, les morues se concentrent en larges
bancs au-dessus des frayères. A Terre-Neuve les principaux lieux de ponte sont les bancs et la côte américaine (Rallier
du Baty, 1927). Au Labrador, ils sont à l'est, au large des côtes. (Thompson, 1943). Au Groenland, les zones de ponte
sont le long des côtes est et ouest, d'autres ont été découvertes en Islande et au Groenland, sur le banc Anton Dohrn
(Hansen, 1969). En mer du Nord, les lieux de ponte sont plutôt dans la partie centrale et méridionale (Graham, 1956).
Les oeufs de morue mesurent de 1,10 à 1,82 mm de diamètre, ils sont transparents et leur période
d'incubation dépend de la température. A 15°C l'éclosion a lieu en 10 à 11 jours ; à 6°-7°C, 20 ou 23 jours sont
nécessaires. Lorsque la mer est à 0°, la mortalité des oeufs est élevée, de 50 à 75% (Bigelow et Schroeder, 1953). Un
très petit nombre d'oeufs émis développent une larve, car beaucoup sont dévorées par les organismes
planctonophages ou ne sont pas fertilisés.
La larve a communément 4 mm à l'éclosion, elle a des pigments rassemblés en 4 ou 5 taches au niveau des
nageoires et le long de la queue. La température la plus favorable à la survie des larves se situe entre 9°C et 15°C. La
petite morue grandit en moyenne de 12 à 13 cm par an.
L'évolution des divers stocks de morue fait l'objet d'études constantes. Le stock canadien et le stock du Banc
George qui, dans les années soixante, était de 2,5 millions de tonnes, a chuté dans les années soixante dix, a remonté,
puis est de nouveau en baisse (Campana, 1990). Le stock de l'ouest du Groenland est constitué de trois populations de
morue (Buch et Hovgaard, 1990). Le stock de la Mer Blanche est peu important (Serebryakov, 1990). Le stock de la
zone arctique norvégienne est historiquement le plus gros stock de l'Atantique Nord (Sundby et Sunnana, 1990). On
connaît bien aussi la morue de la côte du Skagerrak (Gjosaeter, 1990), le stock des îles Féroé, toujours exploité
(Kristiansen et Hansen, 1990), le stock de la mer Baltique (Larson, 1990) et enfin les stocks de la mer du Nord et de la
mer d'Irlande (Hegsen, 1990, Brander, 1990).
Les morues obéissent à des lois biologiques et physiques précises. Des observations hydrologiques ont
montré que, dans l'Atlantique Nord-Ouest et dans la région de Terre-Neuve, il existe au printemps et à l'été :
- des années chaudes où l'eau de mer a des températures supérieures à 12°C jusqu'à 60 m, qui sont
désastreuses pour la pêche de la morue parce que ce poisson d'eau froide fuit et disparaît des zones
habituelles,
- des années moyennes, avec des eaux de températures situées entre +8°C et +10°C sur 30 m qui sont
favorables à la pêche, car la morue se trouve au-dessous de cette couche, tandis qu'en surface se trouve
l'encornet dont la morue est friande,
- des années froides, avec le développement exceptionnel des eaux froides du courant du Labrador,
favorable à la présence des morues mais défavorable à celle de l'encornet (Furnestin, in Malaurie, 1969).
Autour de Terre-Neuve, l'eau propice à la morue, appelée "eau de morue", a entre 3°C et 5°C au niveau du
fond, avec une salinité supérieure à 33 %o, ce qui permet une pêche entre 50 m et 100 m de profondeur correspondant
à la surface des Bancs. Il peut exister aussi des pêches "pélagiques" quand la morue a "décollé" du fond. Pour une
pêche satisfaisante il faut donc une eau dessalée en surface, provenant de la fonte des glaciers, avec en dessous une
eau de pente ou de mélange un peu plus chaude. Ceci permet alors des conditions d'habitat de la morue : eau de
température entre 1°5C et 10°C de salinité comprise entre 30 et 34.10%o (Beaugé, 1929).
