Aussi, les modèles bioéconomiques peuvent être classés en modèles d’optimisation pour donner
la meilleure solution possible, ou en modèles de simulation pour proposer les solutions à prévoir
à partir d'hypothèses ou de scénarios. Il en résulte du croisement de ces groupes de modèles:
des modèles d'optimisation d'équilibre, de simulation d'équilibre, d'optimisation dynamiques et
de simulation dynamiques.
La question posée dans l’exercice de modélisation détermine lequel des deux modèles utilisés.
Des modèles dynamiques s’avèrent les plus adéquats, s’il s’agit de déterminer les effets d’un
changement de politique de gestion sur les bénéfices et les coûts. Ils indiquent la solution la
plus plausible, même s’ils ne sont pas prédictifs et nécessitent des données futures des prix et
des coûts qui demeurent incertains ou inconnus. Néanmoins, ils permettent de pondérer la
valeur des surplus obtenus à différentes périodes.
Par contre, la définition du niveau de rendement soutenable, suppose mieux des modèles
d'équilibre, qui nécessitent une information sur une seule période seulement. Toutefois, ces
modèles statiques ne font pas de distinction entre la valeur des surplus obtenue à des périodes
différentes, en d’autre termes, ils ne reconnaissent pas l’importance du rôle joué par les taux
d’intérêt et/ou d’actualisation.
2.3.2.1. Modèles statiques
Leurs but est de présenter, selon les hypothèses émises, la façon dont le surplus global de la
pêcherie se dilapide lorsque cette dernière est à accès libre et par conséquent, elle induit une
surcapacité de moyen.
Les modèles statiques remplacent les équations différentielles de changement par des équations
d’état stationnaire, aboutissant à des solutions statiques. Leur simplicité et leur adéquation
rendent l’utilisation de ces outils de gestion plus fréquente dans les modèles de "rendement par
recrue". D’ailleurs, ils sont également très courants en économie.
Cependant, la méthode statique présente des inconvénients, par rapport à l’aspect temporel,
facteur temps qu’on ne peut négliger. Dans les modèles bioéconomiques, le temps est pris en
compte par les techniques financières d’actualisation des revenus nets.
Le modèle de base s’établit sur de simples hypothèses : la pêcherie est constituée d’une seule
espèce exploitée selon un seul métier ; les producteurs travaillent en situation de concurrence
parfaite ; les prix sont supposés constants ; le coefficient de capturabilité est unique et constant.
Par ailleurs, tout producteur déploie deux décisions pour maximiser son surplus : entrée/sortie,
niveau de l’effort individuel.
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Economie des pêches - 73/99

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