naturel) et l’effort de pêche (un nombre-indice synthétisant les services rendus par l’ensemble
des facteurs anthropiques qu’utilisent les pêcheurs).
Dans l’approche classique, les modèles bioéconomiques évoquent la dynamique de la ressource
(poisson) par une équation logistique. Ils relient les captures, de l’effort et d’un coefficient
appelée capturabilité. Ces modèles reposent sur la relation qui exprime la dynamique du stock
soumis à la mortalité par pêche et celle technique qui explique le taux de mortalité par pêche à
partir des moyens mis en œuvre par les pêcheurs.
L’effort de pêche se mesure à partir de certains paramètres tels que le maillage, la puissance, le
temps de pêche…,. Ces derniers sont utilisés dans la régulation de la surexploitation de la
ressource ou des espèces halieutiques.
Dans un modèle biologique de type Schaefer (1954,1957), une relation linéaire entre prises et
effort de pêche est tracée, selon la loi des populations logistique, d’où :
dB/dt= rB(1-B/K)-qEB
"r" est le taux intrinsèque de croissance de l'espèce, "K" est la capacité de charge du milieu, "q"
est le coefficient de capturabilité, et "E" le niveau d'effort de pêche.
Le rendement maximum soutenable (RMS) intervient lorsque le surplus est égal au prélèvement
dû à la pêche.
rB(1-B/K)= qEB
Donc
B= K(1-qE /r)
Le rendement d'équilibre C est donné par:
C= qEB= qKE(1-qE /r)
Les recettes R tirées de la pêche sont représentées par le montant des prises C multiplié par le
prix unitaire du poisson p, soit :
R= pC= pqEB
Les coûts moyens c par unité d'effort de pêche sont supposés, pour simplifier, constants. Le
coût total CT de la pêche est alors:
CT= cE
Le profit ou rente tirée de la ressource P est donc:
P= R – CT
Soit:
𝞹= pqKE (1 -qE/r)- cE.
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Economie des pêches - 69/99

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