Aussi, d’autres économistes de l’environnement tels que Desaigues et Point (1993) mettent
l’accent sur les méthodes de valorisation de l’actif naturel (valeur d’existence, coût des
dommages, coût de protection,…) qui ont peu de chance d’être contenus dans les prix.
2.4. Notion de "Tragédie des communaux"
Les auteurs du début du XIX siècle (Proudhon, Pardessus, Foucard…), défendent l’idée d’une
protection particulière de certains biens d’usage collectif, qui n’appartiennent à personne.
La propriété commune de la ressource halieutique renvoie inévitablement au concept de
"tragédie des communaux" développée par Hardin (1968). Dans son article du même nom,
l’auteur aborde le sujet de la sensibilisation aux problèmes générés par la propriété commune
et relevé par plusieurs auteurs tels que Bell (1978), Scott et Neher (1981) et Clarck (1976). Il
présente l’exemple "d’un pâturage communal sur lequel chaque gardien de troupeau va
essayer de maintenir le plus grand nombre possible de têtes de bétail. Il va chercher à
maximiser son gain individuel et, pour ce faire comparer les deux aspects de l’ajout d’un
animal sur le terrain. La composante positive lui est entièrement acquise puisqu’il va bénéficier
de la vente d’un animal supplémentaire. La composante négative, toujours selon Hardin, est
liée à la contribution de cet animal de plus au surpâturage. Cette composante est subie très
faiblement par cet agent économique mais l’est en fait par l’ensemble des utilisateurs. Chaque
éleveur suit le même raisonnement et il en découle la tragédie des communaux, l’effondrement
du pâturage".
Néanmoins, Lewis et Cowen (1983) tentent de modérer cette affirmation en mettant l’accent
sur la rivalité répétée entre les pêcheurs à l’origine de menace et représailles contre ceux qui
agissent à l’encontre de la vision de coopération: dans ces conditions la tragédie des
communaux ne peut avoir lieu, même en situation de libre accès.
L’activité économique de la pêche reste soumise aux contraintes concurrentielles du marché
auxquelles s’ajoute la fragilité de la ressource lentement renouvelable. En effet, sur le marché,
les pêcheurs se font une concurrence acharnée; en même temps, ils dépendent communément
de la même ressource. L’accroissement de l’effort de pêche par l’intensification des techniques,
explique le tarissement de certains stocks d’espèces commerciales.
Fondamentalement, deux types d’intérêt divergent; d’un côté l’intérêt privé tend à rentabiliser
l’exploitation à court terme tandis que de l’autre, le collectif cherche à pérenniser la ressource.
Néanmoins et à l’évidence, les deux intérêts convergent; car à long terme, la préservation
l’accent sur les méthodes de valorisation de l’actif naturel (valeur d’existence, coût des
dommages, coût de protection,…) qui ont peu de chance d’être contenus dans les prix.
2.4. Notion de "Tragédie des communaux"
Les auteurs du début du XIX siècle (Proudhon, Pardessus, Foucard…), défendent l’idée d’une
protection particulière de certains biens d’usage collectif, qui n’appartiennent à personne.
La propriété commune de la ressource halieutique renvoie inévitablement au concept de
"tragédie des communaux" développée par Hardin (1968). Dans son article du même nom,
l’auteur aborde le sujet de la sensibilisation aux problèmes générés par la propriété commune
et relevé par plusieurs auteurs tels que Bell (1978), Scott et Neher (1981) et Clarck (1976). Il
présente l’exemple "d’un pâturage communal sur lequel chaque gardien de troupeau va
essayer de maintenir le plus grand nombre possible de têtes de bétail. Il va chercher à
maximiser son gain individuel et, pour ce faire comparer les deux aspects de l’ajout d’un
animal sur le terrain. La composante positive lui est entièrement acquise puisqu’il va bénéficier
de la vente d’un animal supplémentaire. La composante négative, toujours selon Hardin, est
liée à la contribution de cet animal de plus au surpâturage. Cette composante est subie très
faiblement par cet agent économique mais l’est en fait par l’ensemble des utilisateurs. Chaque
éleveur suit le même raisonnement et il en découle la tragédie des communaux, l’effondrement
du pâturage".
Néanmoins, Lewis et Cowen (1983) tentent de modérer cette affirmation en mettant l’accent
sur la rivalité répétée entre les pêcheurs à l’origine de menace et représailles contre ceux qui
agissent à l’encontre de la vision de coopération: dans ces conditions la tragédie des
communaux ne peut avoir lieu, même en situation de libre accès.
L’activité économique de la pêche reste soumise aux contraintes concurrentielles du marché
auxquelles s’ajoute la fragilité de la ressource lentement renouvelable. En effet, sur le marché,
les pêcheurs se font une concurrence acharnée; en même temps, ils dépendent communément
de la même ressource. L’accroissement de l’effort de pêche par l’intensification des techniques,
explique le tarissement de certains stocks d’espèces commerciales.
Fondamentalement, deux types d’intérêt divergent; d’un côté l’intérêt privé tend à rentabiliser
l’exploitation à court terme tandis que de l’autre, le collectif cherche à pérenniser la ressource.
Néanmoins et à l’évidence, les deux intérêts convergent; car à long terme, la préservation
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