La TMO représente le minimum du coût moyen à l’intersection avec le coût marginal. Tant que
le coût marginal demeure inférieur au coût moyen, pour un niveau de production inférieur au
point A, des économies d’échelles sont enregistrées.
C
A
Q
Fig.13. Coûts moyens et coûts marginaux
(Guillotreau et Boude, 1993)
En se basant sur le calcul de l’élasticité des coûts par rapport à la production, Griliches et
Ringstard (1971) ainsi que Morvan (1991) proposent une expression des rendements en
fonction de l’échelle de production; ils arrivent de la sorte à mettre en évidence les effets de
seuil. Le calcul s’effectue selon les formules suivantes:
Ec =
𝑑𝑐
𝑑𝑄
.
𝑄
𝐶
L’élasticité inversée donne le rapport entre coûts moyens et coût marginaux:
S =
1
𝐸𝑐
=
𝐶𝑀
𝐶𝑚𝑔
Des économies ou des déséconomies d’échelles apparaissent lorsque la valeur de S est
supérieure ou inférieure à un. Mais, la nature même des coûts conditionne la valeur de cette
élasticité. Car, sa variation n’est effective que si elle est appliquée aux coûts variables.
Contrairement aux cas des coûts strictement proportionnels aux quantités produites, où elle
reste égale à l’unité et le coût moyen est constant et égal au coût marginal.
Dans les situations où la part des coûts proportionnels est très prépondérante, à l’instar de
l’activité de pêche, seules les élasticités de coûts non proportionnels sont prises en compte.
Le recours à l’analyse micro-économique dans le secteur de la pêche, demeure un exercice ardu
où plus souvent, est abordée la relation entre production et effort, plutôt que celle entre effort
et coût. Copes (1970) s’intéresse à la question; néanmoins, il maintient les hypothèses de base
CM
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