Cette identification des inputs demeure relativement synthétique; généralement, l’analyse des
dynamiques qui lient inputs et outputs considère la population accessible comme constante de
telle sorte à établir, les effets des variations du stock, de capital ou de travail. Selon
l’accroissement du capital et du travail, le stock de poisson accessible fluctue de manière non
linéaire progressivement jusqu’à ce que soit affecté le niveau des quantités produites, qui va
diminuer (maximum de production soutenable) au-delà d’un maximum biologique.
La connaissance des éléments relatifs à la population exploitée (structure démographique) reste
essentielle à la détermination des conséquences concrètes sur le stock de poisson exploitable.
Mais aussi, sa dynamique propre (âge de première reproduction, recrutement, croissance,
fécondité, mortalité naturelle), et l’impact d’une unité supplémentaire de chacun des intrants
(recrutement, effort de pêche ou mortalité par pêche).
Mais d’autres paramètres viennent se greffer au caractère incertain lié au milieu et aux
variabilités naturelles, il s’agit des aléas causés par les choix simultanés des différents acteurs
lors de l’exploitation. En effet, le secteur des pêches à travers son histoire, enregistre des étapes
de "désajustements structurels" manifestes, qui accélèrent souvent le phénomène de
détérioration du volume de production par surexploitation. De ce fait, la fonction de production,
complexe et instable, tient aussi des phénomènes économiques que sont la rareté et les coûts
des inputs.
En général, deux notions de l’effort de pêche se distinguent car une distorsion sépare l’effort
déployé par le pêcheur, de l’effort subi par le poisson. Le premier ou effort nominal, intègre au
regard de l’économiste, l’ensemble des inputs mis en œuvre dans le processus de production. Il
peut être chiffré en terme physiques et monétaire ; il a trait au volume d’inputs mobilisé dans
chacune des phases de la production depuis l’activité portuaire, la recherche de poissons et les
autres tâches qui nécessitent l’allocation de facteurs productifs. Par contre, le second ou effort
de pêche effectif, les biologistes le voient, sous l’angle de sa proportionnalité directe avec la
mortalité par pêche subie par un stock. D’où la mesure de l’abondance des stocks à partir des
captures par unité d’effort effectif.
2.3.1.2. Fonction des coûts
Dans l’exploitation des ressources halieutiques, l’effort de pêche reflète couramment les coûts
qui lui sont associés et dont ils décrivent une fonction linéaire et croissante de type CobbDouglas, car associée à la combinaison des facteurs capital et travail.
Le choix des stratégies de pêche, reste fortement influencé par les écarts de coûts entre les
différentes zones fréquentées. Or, à court terme, l’activité est conditionnée par la couverture
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Economie des pêches - 39/99

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