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𝒚
𝒙!
Quant aux économistes qui s’intéressent aux techniques de production, interprètent la relation
entre Y, X, et E sous forme de fonction de production "halieutique". À l’instar du facteur terre
dans les fonctions de production agricole, le stock de poisson devient un facteur de production
naturel tandis que l’effort de pêche est assimilé à un indice synthétique de l’ensemble des inputs
anthropiques utilisés par les pêcheurs.
𝐘 = 𝒒 . 𝑬 . 𝑿
(Guyader, 2000)
Habituellement, la production est abordée par l’identification et la mesure des volumes des
facteurs de production engagés.
D’un point de vue schématique, le producteur tente incessamment de maximiser sa fonction
d’utilité U(q,z) sous la contrainte f(q,z)=0 et donc de son profit. "Dans cette expression, la
fonction de production «f» représente l’ensemble des relations techniques qui font
correspondre à une production possible, un ensemble de quantités de facteurs. Elle résulte ellemême d’une maximisation en ce sens que l’argument «q» de cette fonction est toujours la
production maximale susceptible d’être obtenue avec les quantités d’inputs".
Le résultat de production (output) dépend du système naturel et celui issu des choix de l’homme.
La mise en œuvre des moyens de capture sur les ressources provoque l’interaction entre les
deux systèmes par le fait d’interdépendances complexes où le milieu naturel affecte le système
de production.
La fonction de production présente ainsi une nature aléatoire où les fluctuations naturelles,
comme en agriculture, dictent une cadence, une saisonnalité et des dates d’utilisation des
facteurs de production qui attribuent certaines particularités aux fonctions de production
halieutiques. L’élaboration de calendriers de production permet l’adaptation aux différentes
saisons par une affectation distinctive des facteurs de production. Toutefois, l’application des
schémas théoriques de ces calendriers de production subit des contraintes techniques,
géographiques, sociales et économique qui les contrarient à différents niveaux selon les cas.
Toujours est-il que pour la pêche, trois catégories d’impacts essentielles retiennent l’attention,
en l’occurrence la population naturelle exploitable disponible, le travail consenti et le capital
investi dans le processus de production. La quantification des relations entre les différents
facteurs de productions (ressources, capital, travail), comme entre production et consommation
des produits, a été possible grâce au développement des modèles bioéconomiques.
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Economie des pêches - 38/99

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