Contamination de l'étang de Thau par Alexandrium tamarense
seuil national. Les règles d'application du
seuil sont nuancées par une catégorisation des
zones à risque et des périodes de risque sur
l'ensemble du littoral.
En fonction des observations réalisées et des
premiers résultats obtenus, plusieurs questions émergent. Parmi les plus urgentes à
traiter, on peut retenir :
• Quel risque y a t-il d'une autre floraison
de cette espèce à Thau ? Tout va dépendre
des conditions hydrologiques locales dominantes et des populations phytoplanctoniques et phytobenthiques (kystes) en place
à cette période de l'année. Les résultats préliminaires obtenus en 1998 (déficit pluviométrique, salinités élevées) nécessitent, à ce
titre, d'être examinés plus en détail.
• LAlexandrium de Thau a-t-il été introduit
via des eaux de ballast ou des transferts de
coquillages, ou existait-il depuis longtemps
mais à des concentrations trop faibles pour
avoir été détecté ?
• Peut-on transférer sans risque des
coquillages - même non toxiques - d'une
zone où A. tamarense prolifère vers une zone
saine ? Les rares travaux existant sur ce sujet
montrent que des Alexandrium
toxiques
ingérés par les bivalves et rejetés dans les
biodépôts sont capables de redonner des
formes contaminantes. En dépit d'une absence totale, à l'heure actuelle, de quantification
de ce processus, le risque n'est donc pas nul
d'une recontamination d'une zone saine,
même si les effets n'en sont perçus que plusieurs années plus tard.
Il apparaît clairement que le traitement des
données disponibles sur l'épisode 1998 devrait
permettre de mieux comprendre l'enchaînement
des situations qui ont conduit à une dominance
d'A. tamarense à cette période de l'année, pourtant peu propice aux proliférations phytoplanctoniques. Par ailleurs, dans l'hypothèse où de
nouveaux blooms toxiques se reproduiraient, il
est primordial que des études sur la ou les
souches d'A. tamarense présente(s) dans l'étang
soient entreprises, afin d'améliorer les connaissances sur cette espèce. Pour cela, il est nécessaire d'obtenir et d'entretenir des cultures de l'espèce dans différents laboratoires spécialisés.
Pour anticiper tout nouvel épisode, un protocole de collecte devra être décrit rapidement, avec une liste de laboratoires susceptibles d'entretenir de telles cultures.
Particuliers
Administrations
Presse
Radios
Professionnels
Médecins
Ifremer /Brest
WEB Master
A.L
1
WEB
Bulletin d'info.
4
Cellule de crise
DDASS, DSV, AFF MAR.
Ifremer
Organisations
professionnelles
communique
I
Presse
écrite & audiovisuelle
Figure 12
Circulation de l'information
au cours de l'épisode toxique
de l'hiver 1998 à Thau.
36
seuil national. Les règles d'application du
seuil sont nuancées par une catégorisation des
zones à risque et des périodes de risque sur
l'ensemble du littoral.
En fonction des observations réalisées et des
premiers résultats obtenus, plusieurs questions émergent. Parmi les plus urgentes à
traiter, on peut retenir :
• Quel risque y a t-il d'une autre floraison
de cette espèce à Thau ? Tout va dépendre
des conditions hydrologiques locales dominantes et des populations phytoplanctoniques et phytobenthiques (kystes) en place
à cette période de l'année. Les résultats préliminaires obtenus en 1998 (déficit pluviométrique, salinités élevées) nécessitent, à ce
titre, d'être examinés plus en détail.
• LAlexandrium de Thau a-t-il été introduit
via des eaux de ballast ou des transferts de
coquillages, ou existait-il depuis longtemps
mais à des concentrations trop faibles pour
avoir été détecté ?
• Peut-on transférer sans risque des
coquillages - même non toxiques - d'une
zone où A. tamarense prolifère vers une zone
saine ? Les rares travaux existant sur ce sujet
montrent que des Alexandrium
toxiques
ingérés par les bivalves et rejetés dans les
biodépôts sont capables de redonner des
formes contaminantes. En dépit d'une absence totale, à l'heure actuelle, de quantification
de ce processus, le risque n'est donc pas nul
d'une recontamination d'une zone saine,
même si les effets n'en sont perçus que plusieurs années plus tard.
Il apparaît clairement que le traitement des
données disponibles sur l'épisode 1998 devrait
permettre de mieux comprendre l'enchaînement
des situations qui ont conduit à une dominance
d'A. tamarense à cette période de l'année, pourtant peu propice aux proliférations phytoplanctoniques. Par ailleurs, dans l'hypothèse où de
nouveaux blooms toxiques se reproduiraient, il
est primordial que des études sur la ou les
souches d'A. tamarense présente(s) dans l'étang
soient entreprises, afin d'améliorer les connaissances sur cette espèce. Pour cela, il est nécessaire d'obtenir et d'entretenir des cultures de l'espèce dans différents laboratoires spécialisés.
Pour anticiper tout nouvel épisode, un protocole de collecte devra être décrit rapidement, avec une liste de laboratoires susceptibles d'entretenir de telles cultures.
Particuliers
Administrations
Presse
Radios
Professionnels
Médecins
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A.L
1
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Bulletin d'info.
4
Cellule de crise
DDASS, DSV, AFF MAR.
Ifremer
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I
Presse
écrite & audiovisuelle
Figure 12
Circulation de l'information
au cours de l'épisode toxique
de l'hiver 1998 à Thau.
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