Discussion, perspectives
DiSCUSSiOn,
Propositions
perspectives
Analyse du traitement de la crise
La médiatisation de la contamination PSP des
coquillages de l'étang de Thau liée à la prolifération d.'Alexandrium tamarense a été très
importante et très rapide. Dès le 6 novembre
1998, soit le lendemain de la prise de l'arrêté
d'interdiction, la presse (écrite et audiovisuelle) s'est mobilisée. L'approche des fêtes
de fin d'année, période de forte consommation d'huîtres, a suscité un intérêt accru des
médias sur ce phénomène jamais observé en
Méditerranée française.
Conformément à une décision interne (Del/D
n° 98-03 et DRV/D n° 98-01 du 1
er février
1998), les renseignements communiqués par
l'Ifremer à la presse locale et régionale ont été
diffusés par le laboratoire côtier de Sète. La
presse nationale était informée par le siège de
l'Ifremer (direction de la communication) et
l'Ifremer-Nantes (direction de l'environnement littoral).
Devant le nombre croissant de questions des
professionnels et des journalistes, un bulletin
d'information a été édité par le laboratoire
côtier de Sète et diffusé à plusieurs centaines
d'exemplaires auprès de la profession ; le
numéro 1 a été distribué en novembre et le
numéro 2 en décembre. Dans le même temps,
et avec l'appui technique du responsable
réseau de l'Ifremer, un site internet a été mis à
la disposition du public. Sur ce site, les informations tirées des bulletins papiers ainsi que
les résultats des tests sur souris et des comptages de cellules étaient pratiquement disponibles en temps réel (48 heures de délai environ). Parallèlement, plusieurs réunions d'information pour la profession étaient organisées
à Mèze et à Bouzigues (fig. 12).
Tout au long de cette crise, l'ensemble des
services de l'État (direction des fraudes,
Ddass, DSV et Affaires maritimes) et l'Ifremer n'ont jamais eu de divergence d'appréciation de la situation. Cependant, vers la fin
de la crise, au moment de « rouvrir » l'étang
pour les huîtres, la Dgal a souhaité que des
tests DSP soient réalisés en parallèle entre le
Cneva et l'Ifremer.
Le développement d'A. tamarense à Thau en
novembre-décembre 1998 s'est accompagné
d'une apparition de Dinophysis, espèce productrice de toxines diarrhéiques (DSP), ce
qui a conduit à la réalisation simultanée de
deux types de tests de toxicité. Si le test PSP
est standardisé, ce n'est pas le cas du test
DSP, comme nous l'avons vu précédemment.
Les choix méthodologiques différents faits
par l'Ifremer (voir plus haut) et par les services vétérinaires ont pu conduire à des difficultés d'interprétation par l'administration
en charge des décisions officielles.
Compte tenu des difficultés rencontrées lors
de cet épisode, un resserrement du dispositif
Réphy a donc été proposé pour l'ensemble des
côtes françaises pour l'année 1999- Par
ailleurs, afin de trouver une solution satisfaisante au problème du test DSP, un protocole
expérimental de comparaison de tests sera
appliqué en 1999 sur tous les échantillons
analysés à l'Ifremer.
L'intérêt du protocole expérimental mis en
place est d'aboutir à une comparaison des
résultats obtenus par les deux méthodes : acétone et dichlorométhane. L'analyse des données afférentes à cette étude, qui sera effectuée
sur un grand nombre d'échantillons, devrait
permettre d'aboutir à une meilleure compréhension de la signification réelle des deux
types de tests, l'objectif étant de choisir, en
toute connaissance de cause, le test le mieux
adapté au problème posé.
Il faut cependant noter qu'une surcharge
importante de travail est occasionnée pour les
analystes du Réphy par la mise en place de ce
protocole expérimental, puisque le nombre
de tests sera doublé.
En ce qui concerne les procédures Réphy proprement dites, un seuil national est défini
pour chacune des catégories d'espèces
toxiques actuellement présentes sur les côtes
françaises. La définition de ce seuil relève du
principe de précaution qui tient compte de
l'analyse des données acquises antérieurement sur l'ensemble du littoral français et,
éventuellement, sur les seuils retenus dans
d'autres pays européens. Un test de toxicité
adapté est mis en œuvre chaque fois que la
concentration dans l'eau atteint ou dépasse ce
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DiSCUSSiOn,
Propositions
perspectives
Analyse du traitement de la crise
La médiatisation de la contamination PSP des
coquillages de l'étang de Thau liée à la prolifération d.'Alexandrium tamarense a été très
importante et très rapide. Dès le 6 novembre
1998, soit le lendemain de la prise de l'arrêté
d'interdiction, la presse (écrite et audiovisuelle) s'est mobilisée. L'approche des fêtes
de fin d'année, période de forte consommation d'huîtres, a suscité un intérêt accru des
médias sur ce phénomène jamais observé en
Méditerranée française.
Conformément à une décision interne (Del/D
n° 98-03 et DRV/D n° 98-01 du 1
er février
1998), les renseignements communiqués par
l'Ifremer à la presse locale et régionale ont été
diffusés par le laboratoire côtier de Sète. La
presse nationale était informée par le siège de
l'Ifremer (direction de la communication) et
l'Ifremer-Nantes (direction de l'environnement littoral).
Devant le nombre croissant de questions des
professionnels et des journalistes, un bulletin
d'information a été édité par le laboratoire
côtier de Sète et diffusé à plusieurs centaines
d'exemplaires auprès de la profession ; le
numéro 1 a été distribué en novembre et le
numéro 2 en décembre. Dans le même temps,
et avec l'appui technique du responsable
réseau de l'Ifremer, un site internet a été mis à
la disposition du public. Sur ce site, les informations tirées des bulletins papiers ainsi que
les résultats des tests sur souris et des comptages de cellules étaient pratiquement disponibles en temps réel (48 heures de délai environ). Parallèlement, plusieurs réunions d'information pour la profession étaient organisées
à Mèze et à Bouzigues (fig. 12).
Tout au long de cette crise, l'ensemble des
services de l'État (direction des fraudes,
Ddass, DSV et Affaires maritimes) et l'Ifremer n'ont jamais eu de divergence d'appréciation de la situation. Cependant, vers la fin
de la crise, au moment de « rouvrir » l'étang
pour les huîtres, la Dgal a souhaité que des
tests DSP soient réalisés en parallèle entre le
Cneva et l'Ifremer.
Le développement d'A. tamarense à Thau en
novembre-décembre 1998 s'est accompagné
d'une apparition de Dinophysis, espèce productrice de toxines diarrhéiques (DSP), ce
qui a conduit à la réalisation simultanée de
deux types de tests de toxicité. Si le test PSP
est standardisé, ce n'est pas le cas du test
DSP, comme nous l'avons vu précédemment.
Les choix méthodologiques différents faits
par l'Ifremer (voir plus haut) et par les services vétérinaires ont pu conduire à des difficultés d'interprétation par l'administration
en charge des décisions officielles.
Compte tenu des difficultés rencontrées lors
de cet épisode, un resserrement du dispositif
Réphy a donc été proposé pour l'ensemble des
côtes françaises pour l'année 1999- Par
ailleurs, afin de trouver une solution satisfaisante au problème du test DSP, un protocole
expérimental de comparaison de tests sera
appliqué en 1999 sur tous les échantillons
analysés à l'Ifremer.
L'intérêt du protocole expérimental mis en
place est d'aboutir à une comparaison des
résultats obtenus par les deux méthodes : acétone et dichlorométhane. L'analyse des données afférentes à cette étude, qui sera effectuée
sur un grand nombre d'échantillons, devrait
permettre d'aboutir à une meilleure compréhension de la signification réelle des deux
types de tests, l'objectif étant de choisir, en
toute connaissance de cause, le test le mieux
adapté au problème posé.
Il faut cependant noter qu'une surcharge
importante de travail est occasionnée pour les
analystes du Réphy par la mise en place de ce
protocole expérimental, puisque le nombre
de tests sera doublé.
En ce qui concerne les procédures Réphy proprement dites, un seuil national est défini
pour chacune des catégories d'espèces
toxiques actuellement présentes sur les côtes
françaises. La définition de ce seuil relève du
principe de précaution qui tient compte de
l'analyse des données acquises antérieurement sur l'ensemble du littoral français et,
éventuellement, sur les seuils retenus dans
d'autres pays européens. Un test de toxicité
adapté est mis en œuvre chaque fois que la
concentration dans l'eau atteint ou dépasse ce
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