Contamination de l'étang de Thau par Afexandrium tamarense
de ses dérivés, la dinophysistoxine-1
(DTX-1). Elle a l'avantage d'être spécifique, sensible, mais elle est longue à
mettre en œuvre puisqu'une étape de purification des toxines dérivées est nécessaire
avant l'analyse chromatographique.
CLHP couplée à un spectromètre de masse
(CLHP-SM)
L'analyse chimique par CLHP couplée à un
spectrofluorimètre peut être limitée pour certaines phycotoxines. À titre d'exemple, les
nouvelles phycotoxines diarrhéiques récemment identifiées (DTX-2, DTX-3, DTX-4,
DTX-5 et les diolesters de l'acide okadaïque)
ne peuvent pas être dosées par cette technique. Devant le nombre croissant de rapports signalant la présence de ces phycotoxines et du fait du risque qu'elles représentent, le laboratoire communautaire de référence de Vigo recommande de les rechercher
systématiquement. Cette recherche passe par
des moyens plus performants, comme la spectrométrie de masse couplée à la CLHP ' \
Problèmes posés par le test de dépistage des DSP
sur souris
La méthode de dépistage des DSP (toxines
diarrhéiques, yessotoxines et pecténotoxines) sur souris, à partir des extraits acétoniques de coquillages, est pratiquée dans
différents pays et elle est de plus en plus critiquée, à la fois pour des raisons d'éthique
(essais sur animaux vivants) et pour sa faible
spécificité (Draisci et al., 1994), car il a été
montré qu'elle peut prendre en compte les
PSP et les acides gras libres (Takagi et al.,
1984 ; Kogawa et al., 1989). En effet, l'extraction acétonique met en évidence une
toxicité globale des extraits de coquillages
en permettant d'extraire une gamme très
large de substances, dont certaines peuvent
interférer et conduire à des « faux positifs ».
Comme on l'a vu, d'autres interférences
peuvent être dues à des toxines connues ou
inconnues, ce qui peut être considéré
comme un avantage. Mais l'extraction acétonique peut également être un inconvénient lorsque des toxines PSP présentes en
(1) L'Ifremer et l'université de Nantes ont fait l'acquisi
présence de nouvelles phycotoxines ou de nouveaux
quantité inférieure au seuil de salubrité
interfèrent avec le test.
Ce type d'interférence se produit depuis
1994 à Toulon et à Arcachon lorsqu'on pratique des tests sur souris en hiver, selon la
méthode de dépistage des DSP. Dans les
deux cas, les toxines paralysantes (GTX)
identifiées dans les fractions purifiées à partir des glandes digestives sont toujours
inférieures au seuil de salubrité (80 pg
équivalent saxitoxine par 100 g chair).
C'est pourquoi l'Ifremer a mis en place
depuis 1994 (Belin et al, 1996), dans le
cadre du Réphy, un protocole d'extraction
(hexane/dichlorométhane/méthanol-eau) à
partir des glandes digestives qui permet de
séparer les différentes substances en fonction de leur polarité. Les tests de dépistage
des DSP sur souris sont ensuite pratiqués à
partir de la fraction dichlorométhane qui
contient les toxines de type DSP (AO et
dérivés, YTX, PTX et azaspiracides).
Un autre phénomène de forte toxicité des
coquillages impliquant l'interférence des
PSP dans le test de dépistage des DSP s'est
également produit lors de l'épisode 1998
de l'étang de Thau. En effet, dans le cadre
des contrôles de routine pratiqués par les
services vétérinaires à partir des coquillages
prélevés dans les établissements conchylicoles, les tests DSP « acétone » sur souris se
sont révélés positifs, avec des symptômes
neurologiques (voir plus loin chronologie
des décisions administratives).
Si la méthode de référence internationale
AOAC utilisée pour les PSP est calibrée
pour la détection des phycotoxines paralysantes, aucune technique de dépistage des
DSP ou toxines diarrhéiques n'est validée
par une étude interlaboratoire. La méthode
actuelle est fondée sur la détection d'une
toxicité globale des coquillages et peut donc
induire les problèmes d'interférences précités. C'est pourquoi les études s'orientent
vers la mise au point de méthodes alternatives qui soient à la fois spécifiques, sensibles et rapides.
1, en 1997, d'une CLHP-SM destinée à évaluer la
ivés de phycotoxines connues.
20
de ses dérivés, la dinophysistoxine-1
(DTX-1). Elle a l'avantage d'être spécifique, sensible, mais elle est longue à
mettre en œuvre puisqu'une étape de purification des toxines dérivées est nécessaire
avant l'analyse chromatographique.
CLHP couplée à un spectromètre de masse
(CLHP-SM)
L'analyse chimique par CLHP couplée à un
spectrofluorimètre peut être limitée pour certaines phycotoxines. À titre d'exemple, les
nouvelles phycotoxines diarrhéiques récemment identifiées (DTX-2, DTX-3, DTX-4,
DTX-5 et les diolesters de l'acide okadaïque)
ne peuvent pas être dosées par cette technique. Devant le nombre croissant de rapports signalant la présence de ces phycotoxines et du fait du risque qu'elles représentent, le laboratoire communautaire de référence de Vigo recommande de les rechercher
systématiquement. Cette recherche passe par
des moyens plus performants, comme la spectrométrie de masse couplée à la CLHP ' \
Problèmes posés par le test de dépistage des DSP
sur souris
La méthode de dépistage des DSP (toxines
diarrhéiques, yessotoxines et pecténotoxines) sur souris, à partir des extraits acétoniques de coquillages, est pratiquée dans
différents pays et elle est de plus en plus critiquée, à la fois pour des raisons d'éthique
(essais sur animaux vivants) et pour sa faible
spécificité (Draisci et al., 1994), car il a été
montré qu'elle peut prendre en compte les
PSP et les acides gras libres (Takagi et al.,
1984 ; Kogawa et al., 1989). En effet, l'extraction acétonique met en évidence une
toxicité globale des extraits de coquillages
en permettant d'extraire une gamme très
large de substances, dont certaines peuvent
interférer et conduire à des « faux positifs ».
Comme on l'a vu, d'autres interférences
peuvent être dues à des toxines connues ou
inconnues, ce qui peut être considéré
comme un avantage. Mais l'extraction acétonique peut également être un inconvénient lorsque des toxines PSP présentes en
(1) L'Ifremer et l'université de Nantes ont fait l'acquisi
présence de nouvelles phycotoxines ou de nouveaux
quantité inférieure au seuil de salubrité
interfèrent avec le test.
Ce type d'interférence se produit depuis
1994 à Toulon et à Arcachon lorsqu'on pratique des tests sur souris en hiver, selon la
méthode de dépistage des DSP. Dans les
deux cas, les toxines paralysantes (GTX)
identifiées dans les fractions purifiées à partir des glandes digestives sont toujours
inférieures au seuil de salubrité (80 pg
équivalent saxitoxine par 100 g chair).
C'est pourquoi l'Ifremer a mis en place
depuis 1994 (Belin et al, 1996), dans le
cadre du Réphy, un protocole d'extraction
(hexane/dichlorométhane/méthanol-eau) à
partir des glandes digestives qui permet de
séparer les différentes substances en fonction de leur polarité. Les tests de dépistage
des DSP sur souris sont ensuite pratiqués à
partir de la fraction dichlorométhane qui
contient les toxines de type DSP (AO et
dérivés, YTX, PTX et azaspiracides).
Un autre phénomène de forte toxicité des
coquillages impliquant l'interférence des
PSP dans le test de dépistage des DSP s'est
également produit lors de l'épisode 1998
de l'étang de Thau. En effet, dans le cadre
des contrôles de routine pratiqués par les
services vétérinaires à partir des coquillages
prélevés dans les établissements conchylicoles, les tests DSP « acétone » sur souris se
sont révélés positifs, avec des symptômes
neurologiques (voir plus loin chronologie
des décisions administratives).
Si la méthode de référence internationale
AOAC utilisée pour les PSP est calibrée
pour la détection des phycotoxines paralysantes, aucune technique de dépistage des
DSP ou toxines diarrhéiques n'est validée
par une étude interlaboratoire. La méthode
actuelle est fondée sur la détection d'une
toxicité globale des coquillages et peut donc
induire les problèmes d'interférences précités. C'est pourquoi les études s'orientent
vers la mise au point de méthodes alternatives qui soient à la fois spécifiques, sensibles et rapides.
1, en 1997, d'une CLHP-SM destinée à évaluer la
ivés de phycotoxines connues.
20
