Les méthodes utilisées par le Réphy
consiste en une extraction acide de la chair
totale du coquillage suivie d'une injection
par voie intrapéritonéale à des souris de
l'équivalent de 0,5 g de chair (1 ml de solution). Les temps de survie médians des souris
et les symptômes neurologiques sont corrélés
avec la quantité de toxines présente dans
l'extrait de coquillage. La limite de détection
est de 38,5 ug équivalent saxitoxine par 100
g de chair alors que le seuil de salubrité pour
les consommateurs est fixé à 80 ug équivalent STX par 100 g de chair.
Cette procédure est relativement simple à
réaliser et à interpréter. Cependant, pour
être en conformité avec les exigences propres
à l'expérimentation animale, elle nécessite
des locaux adaptés et conformes à la réglementation. De plus, le test ne fournit aucune information sur la variété des toxines
paralysantes présentes dans l'extrait.
Concernant les toxines DSP (acide okadaïque et dérivés, pecténotoxines, yessotoxines), un test de toxicité aiguë sur souris
a été également développé pour leur dépistage à partir des glandes digestives (GD) des
coquillages (Yasumoto et al., 1978 ; 1984).
L'extraction de ces toxines est réalisée avec
des solvants organiques (acétone, dichlorométhane). On injecte ensuite à des souris
l'équivalent de 5 g de GD repris dans un
solvant approprié (1 ml). Dans l'adaptation
du test réalisé par l'Ifremer en 1985, les
coquillages sont considérés comme impropres à la consommation si le temps de
survie moyen des souris est inférieur ou égal
à cinq heures, ce qui correspond à une teneur
en DSP de 2 à 4 ug d'acide okadaïque par
gramme de GD, dans le cas d'une contamination exclusive à l'acide okadaïque.
Contrairement au test PSP sur souris, la
technique de dépistage des DSP (toxines
diarrhéiques, yessotoxines et pecténotoxines) sur souris n'est pas normalisée
AOAC et n'est pas spécifique. En fait, l'effet des DSP chez la souris ne se traduit pas
par des symptômes caractéristiques et il est
donc difficile à interpréter. Ce manque de
spécificité peut conduire à des problèmes
d'interférences avec des substances non
toxiques pour l'homme ou avec d'autres
toxines connues.
Que ce soit pour les DSP ou pour les PSP,
en cas de doute sur la nature des toxines en
cause, une expertise utilisant les méthodes
physicochimiques est menée afin d'identifier certaines des toxines impliquées.
Les méthodes physicochimiques DSPIPSP
Les méthodes physicochimiques (CLHP-FL
et CLHP-SM) sont complexes et délicates ;
elles exigent un matériel coûteux, ne peuvent être réalisées que par des personnels
spécialisés et ne sont pas utilisables partout
en contrôle de routine. Elles sont utilisées
essentiellement dans le cadre de la
recherche.
CLHP couplée à un spectrofluorimètre
(CLHP-FL)
La séparation des toxines de la famille des
PSP utilise une chromatographic liquide
d'appariement d'ions dont le principe est
fonction à la fois de la charge et de la polarité des différentes toxines. Comme ces dernières ne présentent pas de propriété spectrométrique, elles subissent une oxydation
en sortie de colonne chromatographique,
donnant ainsi des produits dérivés fluorescents et donc détectables par un spectrofluorimètre. Ce couplage CLHP-dérivation
permet de quantifier séparément la plupart
des phycotoxines paralysantes, avec une
limite de détection de la toxicité globale de
5 ug équivalent STX par 100 g de chair.
Néanmoins, cette technique est lourde à
mettre en œuvre et l'inconvénient majeur
est l'indisponibilité de toutes les toxines
standard certifiées permettant de doser avec
précision chaque dérivé de la saxitoxine.
Une méthode d'analyse chimique a été également développée pour le dosage des
toxines diarrhéiques par CLHP Elle consiste en une séparation par chromatographic liquide avec une détection par fluorimétrie après dérivation de l'acide okadaïque (AO) avec un agent fluorescent. Le
seuil de détection est 0,4 ug d'AO par
gramme de glande digestive, ce qui est
compatible avec la limite de contamination
acceptable (0,8 à 2 ug AO/g selon les pays).
Cette méthode permet de quantifier précisément les teneurs en acide okadaïque et un
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consiste en une extraction acide de la chair
totale du coquillage suivie d'une injection
par voie intrapéritonéale à des souris de
l'équivalent de 0,5 g de chair (1 ml de solution). Les temps de survie médians des souris
et les symptômes neurologiques sont corrélés
avec la quantité de toxines présente dans
l'extrait de coquillage. La limite de détection
est de 38,5 ug équivalent saxitoxine par 100
g de chair alors que le seuil de salubrité pour
les consommateurs est fixé à 80 ug équivalent STX par 100 g de chair.
Cette procédure est relativement simple à
réaliser et à interpréter. Cependant, pour
être en conformité avec les exigences propres
à l'expérimentation animale, elle nécessite
des locaux adaptés et conformes à la réglementation. De plus, le test ne fournit aucune information sur la variété des toxines
paralysantes présentes dans l'extrait.
Concernant les toxines DSP (acide okadaïque et dérivés, pecténotoxines, yessotoxines), un test de toxicité aiguë sur souris
a été également développé pour leur dépistage à partir des glandes digestives (GD) des
coquillages (Yasumoto et al., 1978 ; 1984).
L'extraction de ces toxines est réalisée avec
des solvants organiques (acétone, dichlorométhane). On injecte ensuite à des souris
l'équivalent de 5 g de GD repris dans un
solvant approprié (1 ml). Dans l'adaptation
du test réalisé par l'Ifremer en 1985, les
coquillages sont considérés comme impropres à la consommation si le temps de
survie moyen des souris est inférieur ou égal
à cinq heures, ce qui correspond à une teneur
en DSP de 2 à 4 ug d'acide okadaïque par
gramme de GD, dans le cas d'une contamination exclusive à l'acide okadaïque.
Contrairement au test PSP sur souris, la
technique de dépistage des DSP (toxines
diarrhéiques, yessotoxines et pecténotoxines) sur souris n'est pas normalisée
AOAC et n'est pas spécifique. En fait, l'effet des DSP chez la souris ne se traduit pas
par des symptômes caractéristiques et il est
donc difficile à interpréter. Ce manque de
spécificité peut conduire à des problèmes
d'interférences avec des substances non
toxiques pour l'homme ou avec d'autres
toxines connues.
Que ce soit pour les DSP ou pour les PSP,
en cas de doute sur la nature des toxines en
cause, une expertise utilisant les méthodes
physicochimiques est menée afin d'identifier certaines des toxines impliquées.
Les méthodes physicochimiques DSPIPSP
Les méthodes physicochimiques (CLHP-FL
et CLHP-SM) sont complexes et délicates ;
elles exigent un matériel coûteux, ne peuvent être réalisées que par des personnels
spécialisés et ne sont pas utilisables partout
en contrôle de routine. Elles sont utilisées
essentiellement dans le cadre de la
recherche.
CLHP couplée à un spectrofluorimètre
(CLHP-FL)
La séparation des toxines de la famille des
PSP utilise une chromatographic liquide
d'appariement d'ions dont le principe est
fonction à la fois de la charge et de la polarité des différentes toxines. Comme ces dernières ne présentent pas de propriété spectrométrique, elles subissent une oxydation
en sortie de colonne chromatographique,
donnant ainsi des produits dérivés fluorescents et donc détectables par un spectrofluorimètre. Ce couplage CLHP-dérivation
permet de quantifier séparément la plupart
des phycotoxines paralysantes, avec une
limite de détection de la toxicité globale de
5 ug équivalent STX par 100 g de chair.
Néanmoins, cette technique est lourde à
mettre en œuvre et l'inconvénient majeur
est l'indisponibilité de toutes les toxines
standard certifiées permettant de doser avec
précision chaque dérivé de la saxitoxine.
Une méthode d'analyse chimique a été également développée pour le dosage des
toxines diarrhéiques par CLHP Elle consiste en une séparation par chromatographic liquide avec une détection par fluorimétrie après dérivation de l'acide okadaïque (AO) avec un agent fluorescent. Le
seuil de détection est 0,4 ug d'AO par
gramme de glande digestive, ce qui est
compatible avec la limite de contamination
acceptable (0,8 à 2 ug AO/g selon les pays).
Cette méthode permet de quantifier précisément les teneurs en acide okadaïque et un
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