Thèmes de recherche développés à l'IFREMER
Algues à 6.10
6 cell/ml
Consommation journalière
Mélange plurispécifique
Qualité microbiologique
Durée de l'étape
1 géniteur
0,5 à 2 litres/jour
+++
+
1 à 3 mois
10
6 larves
15 à 20 litres/jour
+++
+++
0,5 à 1 mois
10
6 post-larves
0,2-3,0 mm
1 000 à 1 500 l/jour
+
++
2 à 3 mois
Tableau 2 - Besoins nutritionnels des huîtres aux différents stades.
Les besoins quantitatifs des éc lose ri es
industrielles
À titre d'exemple, les besoins en culture intensive
de l'écloserie de la Coast Seafoods Company, principale écloserie américaine de la côte ouest des
États-Unis (20 milliards de larves ceillées par an,
correspondant à 40 000 t d'huîtres commercialisables) sont de 100 m
3 /j à 4.10
6 cell/ml (soit environ 4 kg/j, poids sec). La France produit 130 000 t
de Crassostrea gigas et a produit, avant Tépizootie
des années soixante-dix, 30 000 t d'huître plate
Ostrea edulis. La production théorique de postlarves
équivaudrait à quatre fois celle de la Coast Seafoods
Company, si l'on considère que le système de production passe intégralement par l'écloserie.
Évaluation des besoins qualitatifs
La seconde contrainte est qualitative, tant aux
niveaux biochimique que bactérien.
• Au niveau biochimique, il a été montré que la
qualité de la reproduction et du développement
larvaire et postlarvaire est fortement corrélée à
l'utilisation de régimes plurispécifiques, comparés à des régimes monospécifiques.
Ceci résulte des carences induites lors de l'utilisation de régimes monospécifiques, par la composition très caractéristique de chaque espèce de
phytoplancton, en particulier en acides gras polyinsaturés (acide gras à 20 et 22 atomes de carbone et à plus de 3 doubles liaisons), ou de leur
composition en sterols et à un moindre degré, en
vitamines. Par ailleurs, on sait que la composition biochimique des microalgues varie en fonction du milieu de culture choisi, de l'âge et des
paramètres physiques de la culture (température,
énergie lumineuse, taux de CO
2 ...). Or dans la
culture en « batch », la qualité des algues évolue
et la stabilité biochimique de la nourriture apportée n'est pas garantie.
• Au niveau bactérien, la charge augmente avec
l'âge des cultures qui ne sont que très rarement
axéniques à l'origine. Les conditions d'asepsie
permettant d'éviter les contaminations secondaires sont rarement respectées pour des voluTnes
supérieurs à quelques centaines de litres, car ils
sont généralement ouverts.
Les techniques de production
aujourd'hui
La culture en « batch » dans des récipients à
parois verticales transparentes permet de produire les quantités nécessaires, mais pour un coût
élevé (30 à 40 % des charges d'une écloserie,
dont plus de 50 % correspond à la seule main
d'oeuvre), et avec une qualité variable.
Et demain ?
• Pour la conchyliculture et plus spécifiquement
pour l'écloserie, l'abandon de la production de
microalgues en « batch » au profit d'une production dans des conditions technologiquement, physiologiquement et génétiquement stabilisées, est
une des améliorations potentielles. Celle-ci devrait
se traduire par des gains substantiels en terme de
coût, par la réduction du temps consacré à la culture du phytoplancton, et en terme de qualité de
la biomasse (composition plus constante et contamination bactérienne limitée), seule garante d'une
bonne production de larves et juvéniles.
• Un autre développement espéré, serait la possibilité de produire les algues dans une unité spécialisée, pour toutes les écloseries-nurseries. C'est
d'ores et déjà possible pour les juvéniles et les géniteurs, et cela pourrait le devenir à terme pour les
larves à condition que l'on maîtrise la technologie
de production, de conservation et d'utilisation des
algues préservées. Cette question a fait l'objet du
programme européen MANTA
14 , à l'occasion
14. MicroAlgue, Nourriture Transitoire de l'Aquaculture, programme européen AIR1-CT92-286, 1992-1996.
Algues à 6.10
6 cell/ml
Consommation journalière
Mélange plurispécifique
Qualité microbiologique
Durée de l'étape
1 géniteur
0,5 à 2 litres/jour
+++
+
1 à 3 mois
10
6 larves
15 à 20 litres/jour
+++
+++
0,5 à 1 mois
10
6 post-larves
0,2-3,0 mm
1 000 à 1 500 l/jour
+
++
2 à 3 mois
Tableau 2 - Besoins nutritionnels des huîtres aux différents stades.
Les besoins quantitatifs des éc lose ri es
industrielles
À titre d'exemple, les besoins en culture intensive
de l'écloserie de la Coast Seafoods Company, principale écloserie américaine de la côte ouest des
États-Unis (20 milliards de larves ceillées par an,
correspondant à 40 000 t d'huîtres commercialisables) sont de 100 m
3 /j à 4.10
6 cell/ml (soit environ 4 kg/j, poids sec). La France produit 130 000 t
de Crassostrea gigas et a produit, avant Tépizootie
des années soixante-dix, 30 000 t d'huître plate
Ostrea edulis. La production théorique de postlarves
équivaudrait à quatre fois celle de la Coast Seafoods
Company, si l'on considère que le système de production passe intégralement par l'écloserie.
Évaluation des besoins qualitatifs
La seconde contrainte est qualitative, tant aux
niveaux biochimique que bactérien.
• Au niveau biochimique, il a été montré que la
qualité de la reproduction et du développement
larvaire et postlarvaire est fortement corrélée à
l'utilisation de régimes plurispécifiques, comparés à des régimes monospécifiques.
Ceci résulte des carences induites lors de l'utilisation de régimes monospécifiques, par la composition très caractéristique de chaque espèce de
phytoplancton, en particulier en acides gras polyinsaturés (acide gras à 20 et 22 atomes de carbone et à plus de 3 doubles liaisons), ou de leur
composition en sterols et à un moindre degré, en
vitamines. Par ailleurs, on sait que la composition biochimique des microalgues varie en fonction du milieu de culture choisi, de l'âge et des
paramètres physiques de la culture (température,
énergie lumineuse, taux de CO
2 ...). Or dans la
culture en « batch », la qualité des algues évolue
et la stabilité biochimique de la nourriture apportée n'est pas garantie.
• Au niveau bactérien, la charge augmente avec
l'âge des cultures qui ne sont que très rarement
axéniques à l'origine. Les conditions d'asepsie
permettant d'éviter les contaminations secondaires sont rarement respectées pour des voluTnes
supérieurs à quelques centaines de litres, car ils
sont généralement ouverts.
Les techniques de production
aujourd'hui
La culture en « batch » dans des récipients à
parois verticales transparentes permet de produire les quantités nécessaires, mais pour un coût
élevé (30 à 40 % des charges d'une écloserie,
dont plus de 50 % correspond à la seule main
d'oeuvre), et avec une qualité variable.
Et demain ?
• Pour la conchyliculture et plus spécifiquement
pour l'écloserie, l'abandon de la production de
microalgues en « batch » au profit d'une production dans des conditions technologiquement, physiologiquement et génétiquement stabilisées, est
une des améliorations potentielles. Celle-ci devrait
se traduire par des gains substantiels en terme de
coût, par la réduction du temps consacré à la culture du phytoplancton, et en terme de qualité de
la biomasse (composition plus constante et contamination bactérienne limitée), seule garante d'une
bonne production de larves et juvéniles.
• Un autre développement espéré, serait la possibilité de produire les algues dans une unité spécialisée, pour toutes les écloseries-nurseries. C'est
d'ores et déjà possible pour les juvéniles et les géniteurs, et cela pourrait le devenir à terme pour les
larves à condition que l'on maîtrise la technologie
de production, de conservation et d'utilisation des
algues préservées. Cette question a fait l'objet du
programme européen MANTA
14 , à l'occasion
14. MicroAlgue, Nourriture Transitoire de l'Aquaculture, programme européen AIR1-CT92-286, 1992-1996.
