Avec une production qui dépasse aujourd'hui la moitié des captures mondiales,
les pays en développement ont globalement amélioré leur position. Cependant, les
politiques et les projets de développement atteignent dans la pêche plus difficilement
leurs objectifs que dans les autres secteurs primaires de l'économie. Un peu partout, les
stratégies de développement, et notamment le choix des variables d'action, tiennent
imparfaitement compte des particularités de l'exploitation des ressources renouvelables.
Aujourd'hui, l'efficacité des actions pour le développement dépend d'abord de la qualité
de l'aménagement.
Ces difficultés ne sont que des manifestations du problème plus général de
l'usage efficace des ressources renouvelables. Les progrès considérables réalisés depuis
plus d'un siècle dans la mise en valeur des ressources terrestres ont pu faire naître le
sentiment qu'elles constituaient un don gratuit de la nature, ou que l'homme trouverait
toujours de nouvelles ressources qui, grâce à de nouvelles techniques, prendraient le
relais de celles qui viendraient à s'épuiser. Les faits montrent qu'un tel optimisme ne
peut être général. Appliquée sans discernement, cette vision des choses peut conduire a
des dégradations de l'environnement susceptible de remettre en cause le progrès
technique lui-même. Pour ne citer que deux exemples, les craintes que suscite
l'altération possible de l'atmosphère, ou la détresse de populations humaines associée
aux processus de désertification, montrent que les sociétés ne peuvent ignorer la
nécessité d'un usage et d'une conservation plus efficaces des ressources renouvelables.
Outre les bénéfices économiques et sociaux importants, escomptables de régimes
adaptés d'exploitation des ressources vivantes de la mer, des possibilités d'augmentation
de la production existent. L'épuisement des stocks sauvages a suscité un regain d'intérêt
pour l'aquaculture. On a pu à cet égard penser que les modes contrôlés étaient
susceptibles d'offrir de meilleures opportunités pour contourner les limites de
production des stocks sauvages. Les résultats obtenus sur certaines espèces justifient en
partie ces espérances. Cependant, l'aquaculture contrôlée, au sens écologique du terme,
n'utilise la mer que comme support physique. Contrairement aux terres arables ou aux
forêts, la majorité des écosystèmes marins ne pourra, du fait de leur fluidité et de leur
extension géographique, être valorisée dans un avenir prévisible autrement que par
cueillette et, en partie, par des modes extensifs de culture. D'ailleurs, même les modes
intensifs requièrent, pour la bonne santé de cheptels et la qualité des produits, des
milieux également sains. Ainsi, dans la mise en valeur des zones économiques
exclusives, l'aquaculture intensive représente plus une opportunité nouvelle, qu'une
solution de rechange à l'aménagement des pêches et des cultures marines.
La prédominance des formes extensives dans la production aquacole marine
aussi bien que continentale, ou le poids de la conchyliculture dans certains pays alors
que son développement reste marginal dans d'autres, suggèrent que ces systèmes
10
les pays en développement ont globalement amélioré leur position. Cependant, les
politiques et les projets de développement atteignent dans la pêche plus difficilement
leurs objectifs que dans les autres secteurs primaires de l'économie. Un peu partout, les
stratégies de développement, et notamment le choix des variables d'action, tiennent
imparfaitement compte des particularités de l'exploitation des ressources renouvelables.
Aujourd'hui, l'efficacité des actions pour le développement dépend d'abord de la qualité
de l'aménagement.
Ces difficultés ne sont que des manifestations du problème plus général de
l'usage efficace des ressources renouvelables. Les progrès considérables réalisés depuis
plus d'un siècle dans la mise en valeur des ressources terrestres ont pu faire naître le
sentiment qu'elles constituaient un don gratuit de la nature, ou que l'homme trouverait
toujours de nouvelles ressources qui, grâce à de nouvelles techniques, prendraient le
relais de celles qui viendraient à s'épuiser. Les faits montrent qu'un tel optimisme ne
peut être général. Appliquée sans discernement, cette vision des choses peut conduire a
des dégradations de l'environnement susceptible de remettre en cause le progrès
technique lui-même. Pour ne citer que deux exemples, les craintes que suscite
l'altération possible de l'atmosphère, ou la détresse de populations humaines associée
aux processus de désertification, montrent que les sociétés ne peuvent ignorer la
nécessité d'un usage et d'une conservation plus efficaces des ressources renouvelables.
Outre les bénéfices économiques et sociaux importants, escomptables de régimes
adaptés d'exploitation des ressources vivantes de la mer, des possibilités d'augmentation
de la production existent. L'épuisement des stocks sauvages a suscité un regain d'intérêt
pour l'aquaculture. On a pu à cet égard penser que les modes contrôlés étaient
susceptibles d'offrir de meilleures opportunités pour contourner les limites de
production des stocks sauvages. Les résultats obtenus sur certaines espèces justifient en
partie ces espérances. Cependant, l'aquaculture contrôlée, au sens écologique du terme,
n'utilise la mer que comme support physique. Contrairement aux terres arables ou aux
forêts, la majorité des écosystèmes marins ne pourra, du fait de leur fluidité et de leur
extension géographique, être valorisée dans un avenir prévisible autrement que par
cueillette et, en partie, par des modes extensifs de culture. D'ailleurs, même les modes
intensifs requièrent, pour la bonne santé de cheptels et la qualité des produits, des
milieux également sains. Ainsi, dans la mise en valeur des zones économiques
exclusives, l'aquaculture intensive représente plus une opportunité nouvelle, qu'une
solution de rechange à l'aménagement des pêches et des cultures marines.
La prédominance des formes extensives dans la production aquacole marine
aussi bien que continentale, ou le poids de la conchyliculture dans certains pays alors
que son développement reste marginal dans d'autres, suggèrent que ces systèmes
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