2- De la production d'une cohorte vers celle d'une pêcherie
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Le coefficient instantané Z de mortalité totale de la cohorte à l'âge t se
décompose en un coefficient de mortalité due à toutes causes dites naturelles
(prédation, maladie, sénescence, ...) cumulées, noté M, et un coefficient de mortalité
par pêche, noté F. Ce coefficient est évalué par l'intermédiaire de la mesure de l'effort
de pêche, produit de la puissance de pêche des navires et de leur temps de travail. Dans
les cas les plus simples, l'effort est proportionnel à la mortalité par pêche : si l'on note
E , l'effort de pêche déployé l'année y, quand les individus de la cohorte appartiennent
au groupe d'âge t, cela se traduit par la relation :
F t = q t *E y
[3]
Le coefficient q est la capturabilité des individus du groupe d'âge t. Il caractérise
leur interaction (accessibilité, vulnérabilité) avec les engins de pêche utilisés (efficacité,
sélectivité). Cette interaction varie selon l'âge ; elle est nulle, par exemple, entre les
âges t et t . On appelle profil ou diagramme d'exploitation, la distribution des valeurs
de mortalité par pêche F en fonction de l'âge t. Un régime d'exploitation résulte de la
combinaison d'un profil d'exploitation et d'un niveau d'effort de pêche.
Dès lors qu'il y a mortalité par pêche, il y a capture. Le nombre d'individus de la
cohorte capturés à l'âge t sur un intervalle de temps de durée t est donné par l'équation
des captures :
C ( = F ( * N t * [1 - e"(
F t
+ M i)'
ôt ] / (F ( + M ( )
[4]
Le second mécanisme est la croissance pondérale qui contribue à l'accroissement
de la biomasse de la cohorte. Elle peut être décrite par différentes équations
mathématiques. Quel qu'en soit le choix, on aboutit à une série de valeurs W des poids
moyens des individus aux âges t successifs, qui permet tant de passer des effectifs N aux
biomasses B , et des captures en nombre C aux captures pondérales Y :
B, = N, * W (
[5]
Y, = C, * W t
[6]
Il est une évolution particulièrement intéressante à suivre: celle de la biomasse
d'une cohorte non exploitée au fil des âges. Seule la mortalité naturelle M concourt
alors à la décroissance des effectifs N ( . La croissance pondérale individuelle est d'abord
rapide chez les jeunes, puis ralentit jusqu'à atteindre un plateau. La biomasse B
produit à chaque âge de l'effectif par le poids individuel moyen, présentera donc une
phase initiale d'augmentation -tant que les gains de poids dépassent les pertes par
mortalité-, un maximum, puis une phase de diminution -dès que la mortalité l'emporte
sur la croissance-, pour s'annuler à la mort du dernier représentant de la cohorte (fig.
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