21 - La recherche halieutique et l'aménagement
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tribunaux, lorsque la validité des mesures préconisées par l'administration est contestée
par la profession.
L'évaluation des nouveaux besoins en matière de recherche doit se faire en se
référant à l'évolution en cours dans la pêche. La section qui suit rappelle brièvement
l'histoire récente de la pêche. Cet examen permet d'identifier les questions qui
émergent avec l'intensification de la pêche. La troisième partie essaie de cerner le rôle
de l'halieutique face à ces nouveaux défis. La conclusion s'efforce de dégager les
perspectives futures.
2. Problématique de l'aménagement et son évolution
2.1. L'évolution des pêches
La pêche est l'art de l'exploitation et de l'utilisation des ressources aquatiques
sauvages. Ces ressources sont renouvelables, mais limitées : leur productivité peut être
réduite, parfois gravement, par une exploitation excessive ou déséquilibrée (chapitres 2,
3 et 7). Leur utilisation doit être ajustée à la productivité des ressources. Une telle
régulation était de règle dans les communautés traditionnelles (Johannes 1981). Elle est
un impératif dans nos sociétés modernes auxquelles le progrès technique offre des
capacités de prélèvement inégalées jusqu'ici. Il existe de nombreux ouvrages sur
l'aménagement des pêches, ses justifications, ses méthodes et ses contraintes, mais ceux
de langue française sont rares. Pour une excellente présentation d'ensemble de ses
dimensions biologiques, économiques et politiques, on se référera au travail de Troadec
(1982).
L'histoire récente des pêches mondiales (chapitre 1) a été marquée par une
augmentation rapide de la production entre les deux guerres, puis de 1947 à 1972
(7-9 % par an). A partir de 1972, on observait un tassement (1 %) de la croissance el
une stagnation de la production entre 60 et 70 millions de tonnes, tandis qu'un certain
nombre de stocks, en majorité pélagiques côtiers, s'effondraient, et que ceux de baleines
étaient décimés. Actuellement la demande continue de progresser au taux de 2 % par
an, ce qui laisse prévoir pour la fin du siècle un déficit égal ou supérieur à 20 millions de
tonnes.
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tribunaux, lorsque la validité des mesures préconisées par l'administration est contestée
par la profession.
L'évaluation des nouveaux besoins en matière de recherche doit se faire en se
référant à l'évolution en cours dans la pêche. La section qui suit rappelle brièvement
l'histoire récente de la pêche. Cet examen permet d'identifier les questions qui
émergent avec l'intensification de la pêche. La troisième partie essaie de cerner le rôle
de l'halieutique face à ces nouveaux défis. La conclusion s'efforce de dégager les
perspectives futures.
2. Problématique de l'aménagement et son évolution
2.1. L'évolution des pêches
La pêche est l'art de l'exploitation et de l'utilisation des ressources aquatiques
sauvages. Ces ressources sont renouvelables, mais limitées : leur productivité peut être
réduite, parfois gravement, par une exploitation excessive ou déséquilibrée (chapitres 2,
3 et 7). Leur utilisation doit être ajustée à la productivité des ressources. Une telle
régulation était de règle dans les communautés traditionnelles (Johannes 1981). Elle est
un impératif dans nos sociétés modernes auxquelles le progrès technique offre des
capacités de prélèvement inégalées jusqu'ici. Il existe de nombreux ouvrages sur
l'aménagement des pêches, ses justifications, ses méthodes et ses contraintes, mais ceux
de langue française sont rares. Pour une excellente présentation d'ensemble de ses
dimensions biologiques, économiques et politiques, on se référera au travail de Troadec
(1982).
L'histoire récente des pêches mondiales (chapitre 1) a été marquée par une
augmentation rapide de la production entre les deux guerres, puis de 1947 à 1972
(7-9 % par an). A partir de 1972, on observait un tassement (1 %) de la croissance el
une stagnation de la production entre 60 et 70 millions de tonnes, tandis qu'un certain
nombre de stocks, en majorité pélagiques côtiers, s'effondraient, et que ceux de baleines
étaient décimés. Actuellement la demande continue de progresser au taux de 2 % par
an, ce qui laisse prévoir pour la fin du siècle un déficit égal ou supérieur à 20 millions de
tonnes.
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