20 - Les dimensions internationales de la pêche et de son aménagement
23
les Etats côtiers de l'Afrique occidentale. Les stocks à gérer sont peu nombreux ; il n'y a
pas lieu d'essayer d'imposer une panoplie de mesures complexes d'aménagement
portant, par exemple, sur des contingents régionaux et nationaux de capture. Il importe
d'abord de s'accorder sur les positions communes à soutenir dans les négociations avec
les flottilles lointaines ; ce qui a été fait. Reste à savoir si les Etats côtiers pourront aller
au-delà de ce stade de collaboration. Là où les ressources et les pêcheries sont
complexes, comme au large de l'Afrique occidentale, l'analyse précédente montre que
la condition essentielle du progrès de leur aménagement consiste à dégager des
mesures simples, graduelles, centrées sur l'essentiel, telles qu'elles découlent
notamment des politiques de pêches des pays riverains.
4 . Les circuits du négoce international des produits de la pêche
Au niveau mondial, le poids respectif de l'offre et de la demande par grands
ensembles de produits est déterminant dans le négoce international des produits de la
pêche. L'offre dépend des fluctuations de la production mondiale, tandis que la
demande est déterminée par la croissance de la population et l'augmentation du revenu
per capita. Les équilibres entre ces variables déterminent les prix par grands types de
produits. Robinson (1982) montre, qu'entre 1960 et 1980, les variations de la production
mondiale de poisson s'expliquent avant tout par les fluctuations dans la production de
farine en provenance, notamment, de l'anchois du Pérou et du hareng atlantoscandinave. Pendant la même période, la quantité absolue et la proportion de poisson
utilisée directement pour la consommation humaine ont augmenté. Mais son taux de
croissance a baissé, tout comme celui de la production dans son ensemble.
Les circuits du négoce international des produits de la pêche se sont modifiés
parallèlement aux tendances de la production mondiale. Les exportations de farine ont
fortement baissé, tandis que les exportations d'huile de poisson chutaient de moitié.
Mais, si les quantités totales exportées de ces derniers produits ont baissé, les
exportations de produits destinés à la consommation humaine ont augmenté. Les
exportations de crustacés et de mollusques en provenance des pays en développement
(Asie et Amérique latine) ont rapidement progressé, ainsi que celles des produits frais
et congelés. A cet égard, Robinson (1984) a montré que le négoce international des
produits de la pêche avait cru, entre 1970 et 1980, de 410 % en valeur et de 400 % en
volume (fig. 1.4) ; la part du poisson frais ou congelé dans ces échanges est passée de
29 % en 1970 à 43 % en 1980, pour se stabiliser ensuite jusqu'à 1984 (Annuaire
statistique FAO 1986).
703
23
les Etats côtiers de l'Afrique occidentale. Les stocks à gérer sont peu nombreux ; il n'y a
pas lieu d'essayer d'imposer une panoplie de mesures complexes d'aménagement
portant, par exemple, sur des contingents régionaux et nationaux de capture. Il importe
d'abord de s'accorder sur les positions communes à soutenir dans les négociations avec
les flottilles lointaines ; ce qui a été fait. Reste à savoir si les Etats côtiers pourront aller
au-delà de ce stade de collaboration. Là où les ressources et les pêcheries sont
complexes, comme au large de l'Afrique occidentale, l'analyse précédente montre que
la condition essentielle du progrès de leur aménagement consiste à dégager des
mesures simples, graduelles, centrées sur l'essentiel, telles qu'elles découlent
notamment des politiques de pêches des pays riverains.
4 . Les circuits du négoce international des produits de la pêche
Au niveau mondial, le poids respectif de l'offre et de la demande par grands
ensembles de produits est déterminant dans le négoce international des produits de la
pêche. L'offre dépend des fluctuations de la production mondiale, tandis que la
demande est déterminée par la croissance de la population et l'augmentation du revenu
per capita. Les équilibres entre ces variables déterminent les prix par grands types de
produits. Robinson (1982) montre, qu'entre 1960 et 1980, les variations de la production
mondiale de poisson s'expliquent avant tout par les fluctuations dans la production de
farine en provenance, notamment, de l'anchois du Pérou et du hareng atlantoscandinave. Pendant la même période, la quantité absolue et la proportion de poisson
utilisée directement pour la consommation humaine ont augmenté. Mais son taux de
croissance a baissé, tout comme celui de la production dans son ensemble.
Les circuits du négoce international des produits de la pêche se sont modifiés
parallèlement aux tendances de la production mondiale. Les exportations de farine ont
fortement baissé, tandis que les exportations d'huile de poisson chutaient de moitié.
Mais, si les quantités totales exportées de ces derniers produits ont baissé, les
exportations de produits destinés à la consommation humaine ont augmenté. Les
exportations de crustacés et de mollusques en provenance des pays en développement
(Asie et Amérique latine) ont rapidement progressé, ainsi que celles des produits frais
et congelés. A cet égard, Robinson (1984) a montré que le négoce international des
produits de la pêche avait cru, entre 1970 et 1980, de 410 % en valeur et de 400 % en
volume (fig. 1.4) ; la part du poisson frais ou congelé dans ces échanges est passée de
29 % en 1970 à 43 % en 1980, pour se stabiliser ensuite jusqu'à 1984 (Annuaire
statistique FAO 1986).
703
