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5. En guise de conclusion
La justification dominante, dans cet essai d'application à la mer du concept de
désertification, a été de projetter un autre éclairage sur les pressions accrues exercées,
délibérément ou involontairement, sur les ressources vivantes, particulièrement dans les
zones côtières. A un certain niveau d'abstraction, des similarités apparaissent entre les
processus marins et terrestres. L'application du concept à l'évaluation des changements
survenant dans les écosystèmes marins pourrait révéler des aspects, jusqu'ici passés
inaperçus, des interactions entre la société et l'environnement.
Une telle démarche pourrait aider à trouver des lois de portée plus générale qui,
autrement, n'apparaîtraient que comme des problèmes locaux ou régionaux. Les
principales causes de désertification marine sont locales, mais ses effets sont régionaux
en même temps que locaux. A cet égard, elle diffère des problèmes globaux, soit dans
leurs causes (comme l'évolution naturelle du climat), soit dans leurs effets (comme la
consommation croissante de combustibles fossiles, dont on craint qu'elle n'induise un
changement global du climat). Mais, si les processus de désertification sur terre et dans
la mer constituent des problèmes d'environnement localement induits, avec des
répercussions locales et régionales, le phénomène est universel ; il est donc de portée
mondiale. Ceux qui sont affectés par un déclin de la productivité marine constatent que
d'autres sont confrontés au même phénomène. Le concept peut être utilisé comme un
schéma conceptuel qui permette aux chercheurs et aux décideurs d'intégrer leurs efforts
dans la recherche de solutions.
Par ailleurs, devant l'inquiétude grandissante que suscite l'éventualité d'un
changement du climat, il est opportun de se préoccuper des conséquences possibles du
phénomène d'effet de serre sur les procesus écologiques, tant en mer que sur terre
(chapitre 4). Jusqu'ici, les études ont porté exclusivement sur les répercussions
éventuelles sur les écosystèmes terrestres et estuariens. Les effets possibles sur les
ressources halieutiques et les autres ressources vivantes de la mer n'ont pas encore
motivé l'intérêt de la recherche. Il faut espérer que cette lacune soit comblée
prochainement.
Chaque cause susceptible de contribuer au processus de désertification en mer
peut être envisagée comme une "prédation". Pour une ressource vivante particulière, les
pollutions, la variabilité climatique ou océanique, la destruction d'habitats estuariens ou
littoraux, l'augmentation de la puissance de capture des bateaux de pêche peuvent tous
contribuer à la réduction de sa biomasse, la rendant ainsi ultérieurement plus
vulnérable à ces pressions.
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5. En guise de conclusion
La justification dominante, dans cet essai d'application à la mer du concept de
désertification, a été de projetter un autre éclairage sur les pressions accrues exercées,
délibérément ou involontairement, sur les ressources vivantes, particulièrement dans les
zones côtières. A un certain niveau d'abstraction, des similarités apparaissent entre les
processus marins et terrestres. L'application du concept à l'évaluation des changements
survenant dans les écosystèmes marins pourrait révéler des aspects, jusqu'ici passés
inaperçus, des interactions entre la société et l'environnement.
Une telle démarche pourrait aider à trouver des lois de portée plus générale qui,
autrement, n'apparaîtraient que comme des problèmes locaux ou régionaux. Les
principales causes de désertification marine sont locales, mais ses effets sont régionaux
en même temps que locaux. A cet égard, elle diffère des problèmes globaux, soit dans
leurs causes (comme l'évolution naturelle du climat), soit dans leurs effets (comme la
consommation croissante de combustibles fossiles, dont on craint qu'elle n'induise un
changement global du climat). Mais, si les processus de désertification sur terre et dans
la mer constituent des problèmes d'environnement localement induits, avec des
répercussions locales et régionales, le phénomène est universel ; il est donc de portée
mondiale. Ceux qui sont affectés par un déclin de la productivité marine constatent que
d'autres sont confrontés au même phénomène. Le concept peut être utilisé comme un
schéma conceptuel qui permette aux chercheurs et aux décideurs d'intégrer leurs efforts
dans la recherche de solutions.
Par ailleurs, devant l'inquiétude grandissante que suscite l'éventualité d'un
changement du climat, il est opportun de se préoccuper des conséquences possibles du
phénomène d'effet de serre sur les procesus écologiques, tant en mer que sur terre
(chapitre 4). Jusqu'ici, les études ont porté exclusivement sur les répercussions
éventuelles sur les écosystèmes terrestres et estuariens. Les effets possibles sur les
ressources halieutiques et les autres ressources vivantes de la mer n'ont pas encore
motivé l'intérêt de la recherche. Il faut espérer que cette lacune soit comblée
prochainement.
Chaque cause susceptible de contribuer au processus de désertification en mer
peut être envisagée comme une "prédation". Pour une ressource vivante particulière, les
pollutions, la variabilité climatique ou océanique, la destruction d'habitats estuariens ou
littoraux, l'augmentation de la puissance de capture des bateaux de pêche peuvent tous
contribuer à la réduction de sa biomasse, la rendant ainsi ultérieurement plus
vulnérable à ces pressions.
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