19 - Désertification sur terre et dans l'océan
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dépend principalement de deux facteurs : l'augmentation des budgets nationaux et
internationaux pour la réalisation de projets destinés à maîtriser le processus de
désertification, et la méconnaissance du processus de désertification et de son impact
sur le progrès économique.
Les images par satellite semblent confirmer l'idée selon laquelle la désertification
aurait une dimension nationale. Son origine est d'abord locale, et ses effets, locaux ou
nationaux. La télédétection révèle que les zones arides gagnent les frontières
internationales sans les franchir. Par conséquent, les solutions dépendent finalement
d'initiatives nationales.
4. La désertification dans l'océan
4.1. L'application du concept aux écosystèmes marins
Près de la côte comme au large, la dégradation des ressources vivantes se
déroule selon des processus similaires à ceux décrits pour la désertification terrestre.
On y observe aussi des zones de désertification (événement). Plusieurs stocks de
poissons ont été surpêchés au point que leur exploitation commerciale a cessé d'être
rentable pour de longues années. C'est le cas, par exemple, de l'anchois du Pérou dans
les années 70, de la sardine de Californie dans les années 50, ou du pilchard de Namibie
au début des années 80 (fig. 19.2, chapitres 4, 5 et 6).
Les deux concepts d'événement et de processus s'appliquent aussi aux
écosystèmes marins et à leur exploitation. Cependant, le concept de processus est
souvent plus utile pour comprendre l'évolution des écosystèmes côtiers. Il est, en effet,
tout à fait improbable que le potentiel biologique d'un secteur puisse être réduit à
néant: sauf dans l'éventualité d'un accident catastrophique de pollution marine,
l'exploitation aura cessé auparavant.
La productivité biologique varie avec le temps. Les prises d'une espèce noble
peuvent baisser de façon considérable ; d'autres espèces, éventuellement moins
appréciées, pourront proliférer dans le même secteur. Même lorsqu'une corrélation
négative est observée entre l'évolution de deux stocks, elle n'implique pas
nécessairement l'existence d'une relation de cause à effet : les deux populations peuvent
réagir différemment à une même modification de l'écosystème. (Les biologistes tendent
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dépend principalement de deux facteurs : l'augmentation des budgets nationaux et
internationaux pour la réalisation de projets destinés à maîtriser le processus de
désertification, et la méconnaissance du processus de désertification et de son impact
sur le progrès économique.
Les images par satellite semblent confirmer l'idée selon laquelle la désertification
aurait une dimension nationale. Son origine est d'abord locale, et ses effets, locaux ou
nationaux. La télédétection révèle que les zones arides gagnent les frontières
internationales sans les franchir. Par conséquent, les solutions dépendent finalement
d'initiatives nationales.
4. La désertification dans l'océan
4.1. L'application du concept aux écosystèmes marins
Près de la côte comme au large, la dégradation des ressources vivantes se
déroule selon des processus similaires à ceux décrits pour la désertification terrestre.
On y observe aussi des zones de désertification (événement). Plusieurs stocks de
poissons ont été surpêchés au point que leur exploitation commerciale a cessé d'être
rentable pour de longues années. C'est le cas, par exemple, de l'anchois du Pérou dans
les années 70, de la sardine de Californie dans les années 50, ou du pilchard de Namibie
au début des années 80 (fig. 19.2, chapitres 4, 5 et 6).
Les deux concepts d'événement et de processus s'appliquent aussi aux
écosystèmes marins et à leur exploitation. Cependant, le concept de processus est
souvent plus utile pour comprendre l'évolution des écosystèmes côtiers. Il est, en effet,
tout à fait improbable que le potentiel biologique d'un secteur puisse être réduit à
néant: sauf dans l'éventualité d'un accident catastrophique de pollution marine,
l'exploitation aura cessé auparavant.
La productivité biologique varie avec le temps. Les prises d'une espèce noble
peuvent baisser de façon considérable ; d'autres espèces, éventuellement moins
appréciées, pourront proliférer dans le même secteur. Même lorsqu'une corrélation
négative est observée entre l'évolution de deux stocks, elle n'implique pas
nécessairement l'existence d'une relation de cause à effet : les deux populations peuvent
réagir différemment à une même modification de l'écosystème. (Les biologistes tendent
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