19 - Désenification sur tare et dans l'océan
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(isohyètes) sont resserrées, indiquant que les conditions moyennes de précipitation
changent rapidement sur quelques centaines de kilomètres.
W
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10
5
0
5
10
15
20
25 E
Figure 19.1 - Répartition de la pluviométrie dans la zone sahélienne ouest-africaine.
Comme dans toutes les régions arides ou semi-arides, la pluviométrie varie
beaucoup au Sahel, d'une année sur l'autre, ainsi qu'à l'intérieur d'une même saison de
culture. La pluie tombe surtout pendant les quatre ou cinq mois d'été. On considère
généralement que l'isohyète de 500 mm constitue la limite nord de l'agriculture pérenne
non irriguée. Au-delà, mais avec de nombreuses exceptions locales, le pastoralisme
prédomine.
Du début des années 50 à la fin des années 60, le Sahel ouest-africain a connu
une pluviométrie dont la quantité et la distribution furent considérées par les paysans et
les autorités publiques comme favorables à l'agriculture. En conséquence, les paysans se
déplacèrent vers cette zone, souvent à l'instigation des administrations nationales. Ils y
défrichèrent la terre de sa végétation "indésirable" et préparèrent le sol pour la culture.
Mais la terre y était moins fertile, et souvent plus fragile, que dans leurs régions
d'origine. Ces terres nouvellement mises en culture étaient vulnérables à l'érosion
éolienne, au ruissellement et au lessivage de ses éléments nutritifs. Les pasteurs qui,
depuis des siècles avaient l'habitude d'y faire paître leur bétail, durent reculer aux
confins méridionaux du Sahara. Mais, la pluviométrie y avait aussi augmenté, du moins
à court terme.
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